‹ Œuvres complètes de Niels Henrik AbelChapitre 74 sur 77 · v,« yi · texte numérisé non relu

v,« yi

c*fl

on en tire en carrant,

\-el=\-c*el,

et cela donne

car r* est différent de l'unité. Or ayant f^„ = 0 et f„ = 1 , on aura évidemment Je^=\'^ donc etc.

On pourra donc satisfaire à la fois aux deux équations

et l'on aura toujours n^ valeurs différentes et convenables de 6, car en vertu des formules (51, 55) les équations <?^ = 0, ^«=1 seront du degré n} en e. Il s'agit maintenant de choisir les valeurs de e qui rendent toutes les n quantités ir, Ox^ . . . 0''~^x différentes entre elles, car cela est une seconde condition à laquelle doit satisfaire e.

Or pour cela il suffit de rejeter toutes les valeurs de e qui pourraient donner d^x = x, oîi fi est moindre que n. On pourra toujours supposer ,a facteur de n. En effet soit h le plus grand commun diviseur de ft et n, on pourra trouver deux nombres entiers /t' et n' tels que

Or réquation^'*x = a3 donne donc

mais en vertu de 0''x=2x^ on a encore

donc enfin

donc, si Of^x = x^ on aura encoi'e 0^x=:^x^ où h est diviseur de n. Donc il suffit de rejeter toutes les valeurs de e qui pourraient satisfaire en même temps à ces deux équations

OÙ ,a est un facteur de w; et il faut nécessairement les rejeter toutes, car si Ton a 0^x=-x^ on a nécessairement 0*'x = x.

Ainsi on déterminera aisément une équation en ^, dont toutes les racines donneront des valeurs convenables de cette constante. Si n est un nombre premier impair, on a /t = 1 ; donc la seule racine qu'il faut rejeter de celles de l'équation e„=:0, est celle-ci

On aura donc n* — 1 valeurs convenables de e. Car l'équation e„ = 0 est du degré 7^*.

Il y a mie remarque essentielle à faire sur les quantités

c'est qu'on aura toujours en même temps Eu eHet, ou a (43)

mais e„ = 0, ^e„=l, donc

Ou aura également (42)

donc à cause de e^^ = — c„,, on aura

En substituant ces valeurs de e^„^ ^^n~m dans Téquation

on aura précisément la seconde des équations (142).

Si Ton nmltiplie entre elles les valeurs de O'^x et ô"" '"a:, le produit sera rationnel, et Ton trouvera

On aura de même

Ces formules nous seront utiles dans la suite. D'après ce qui précède, les ^^ quantités

x^ Ox^ d^x^ . . . O'^-^x

sont différentes entre elles, et racines de Téquation y = ipx. Le degré u de cette éciuation est donc égal à w, s'il ne sui^passe pas ce nombre. Nous verrons plus bas qu'il suffira de considérer le cas oîi ^ii = n. On pouira même supposer n premier.

J détermination de tontes letf adears de y qui fyourront répondre atuc mêmes cideurs des raciîieit^

Iwsqnon en œnmitt atie seide.

Pour simplifier la solution du problème général, voyons d'abord si plusieurs valeurs différentes de la fonction y et du module c* pourront répf>ndre aux mêmes racines de l'équation y = ipx. . Kien n'est plus fecile que de dé-

terminer toutes les valeurs de y et c\ En effet, soit ipz= -^ oh p et </

sont des fonctions entières de z sans diviseur commun. En désigiiant par

PRÉCIS D'UNE TUÈOHIE DES PONCTIONS ELLIPTIQUES. 57?

toutes les racines de l'équation

on aura

p — qyz=z{a — hy)(z — x){z — x'){z — x'') . . . (z — x^""^^),

oîi a et 6 sont des constantes. Soit maintenant y' une autre valeur de y qui répond aux mêmes valeurs de aj, a?', x" . . . , on aura, en désignant par p et q' les valeurs correspondantes des fonctions p &t q^

p' — q'y' = (a' — Vy') (z — x){z — x') {z — x'') . . . {z — x^-'^), donc

p — qy <t — %

p — qy « — f> y

En attribuant à z une valeur constante, il est clair que cette équation donnera pour y' une expression de la forme

où a, /9, a', /?' sont des constantes. En désignant maintenant par c" le module qui répond à y\ on aura en même temps

dy' / dx dy dx

■/(l y'«)(l c"Y«) Ja: J'y ^ Jœ

donc

En substituant l'expression de y' en y, on aura les équations nécessaires pour déterminer y\ c", e\ Ce problème est précisément le même que celui du paragraphe 2. On voit donc qu'une seule solution de l'équation

dy dx

Jy Jx

en donnera sur le champ cinq autres, qui seront en général différentes entre elles. La fonction y aura toujours deux valeurs correspondantes au même

module c', savoir y et —

cy

§ fi.

Solidûm complète du prMènie (luîut le cas où p, zz n.

Supposons maintenant que l'équation y = if;x n'ait d'autres racines que celles-ci :

Xy Oxj B*x^ . . . d*"~^îc,

ce qui arrive toujours lorsque yi est un nombre premier, comme nous le verrons plus bas. On aura aloi's, si p et ^ signifient la même chose qu'au paragraphe précédent,

(147) p — qy = {a — by) {z — x){z — 0x) {z — O^x) . . . (z — O^'-'x).

En attribuant à z une valeur particulière, on aura une expression de y dans laquelle tout est détenniné, excepté trois quantités constantes. Nous allons voir qu'on pourra toujours les déterminer de sorte que l'équation différentielle proposée soit satisfaite. Pour cela considérons deux cas selon que n est un nombre impair ou non.

Cas 1. Si n est un nombre impair. Faisons dans ce cas w=2a-}-l. Alors l'équation (147) donne, eu attribuant à z la valeur particulière zéro,

a' — b'yz=^ — (a — by) x.Ox.O^x . . . O^^^x^ d'où

^ ^ ^ ~ b' + bTx . Bx.B^xTTTB^x '

En remarquant maintenant qu'en vertu de l'équation (143)

1 — cUix^

il est clair que l'expression précédente de y sera une fonction ratioimelle de X du degré 2^-["l; donc, puisque cette fonction reste invariable, en mettant pour X les 2 /i -j- 1 valeurs

X, Bx, O^x . . , e^^Xj

ce qui est évident à cause de $^^'*'^x = x^ on conclura que l'équation (147) a lieu en mettant pour y cette fonction et pour p et q les valeurs correspondantes en z. Cette équation pourra s'écrire comme il suit:

(149) p — qy = {a — by) {z — x) {z — 0x) {z — O^^x) {z — O^x) (z — O^f'-'x) , . .

PBKCIS D'UNE THÉORIE DES PONCTIONS ELLIPTIQUES. 579

Cela posé, faisons

et désignons les valeurs correspondantes de y par

Comme on a pour ces valeurs de x^ ,dx=-0^ il s'ensuit en vertu des deux équations (142) du paragraphe 4, que

d'où Ton voit que les facteurs, du second membre de l'équation (149) seront égaux deux à deux, en faisant abstraction du premier facteur z — x. On a

p — g« = (a — ha) (1 — z) . p*,

p.^q(i = {a-hp){\-\^z).if'\

i^ — ?/="-(« — */) (1 — C2;). (>"% p-qS = {a-hS){l-^cz).ç"^\

où p, ç\ {f'\ (}'^' seront des fonctions entières de z du degré /ti. Mais puisqu'on doit avoir

les équations précédentes font voir que les quatre constantes a, /9, y, â doivent être les mêmes que celles-ci:

et si cette condition a lieu, les quatre équations (150) en donneront évidemment une de la forme (151), et par suite on aura

(152) -f- = €— , ^ ^ J y Jx

en vertu de ce qu'on a vu dans le paragraphe 1 de ce chapitre.

Comme il suffit de connaître une seule valeur de y^ nous pourrons faire par exemple

Cela posé, il nous reste à satisfaire à ces équations. Or si l'on fait

pour un moment

(154) WX=zX.Ox.e^X . . . e^^X= ,,~. \ Y i^n- sf i\ ?ï 2 n «\ '

l'expression de y deviendra

d'oîi l'on déduira, en remarquant que y( — a;) = — (px, et faisant a:=l, 1 1, 1,

a' + ay(l) a'-ay(l) ^."'-+''y (t) >^'-°y(v)

donc en vertu des équations (153), on aura

Il est impossible de satisfaire à ces équations à moins que Tune des quantités a\ h' ne soit zéro. Faisons donc a' = 0, on aura en même temps 6 = 0. Donc deux des équations précédentes donneront

d'où Ton tire la valeur de c/^ savoir

La valeur de y deviendra

Quant aux valeurs de y (1) et de y > on aura en vertu de l'expression de yj-,

donc

et

^\c j~ c»''+iy(l)

Pour avoir enfin la valeur du coefficient e, il suffit de faire x = 0^ après avoir dîfférentîé Texpression de y. On aura

mais comme on a

il en résulte, en faisant x=0^ donc on pourra faire

D'après ce qui précède on pourra maintenant énoncer le théorème suiyant:

Théorhae X. „Soit e une racine quelconque de l'équation e^^^^-=0^ mais qui ne puisse être racine d'une autre équation de la même forme ^8w+i = 0, oîi 2w-|-l est diviseur de 2fi-^l. Cela posé, si Ton détermine la fonction y^ le module c', et le coefficient f, d'après les formules

ct^-^k x{e^ — x^) {e\ — œ^) {e\ — x^).., (e^ — x^)

Y', {l—c^e^x^){l—c^e\x^){\—c^e\x^)..,(l — c^elx^)

/ ,2^+1 / (1 - e') (1 - ^1) (1 -ji) ^ (1 -^;i)

(1 fl»e») (1 r*e\) (1 — c.*e\) ... (1 — /^*e«) ] '

6 Oq Oq • • • C^.

on aura toujours

en déterminant convenablement le signe du second membre."

Connaissant ainsi un système de valeurs de y, c', «, on en aura cinq autres, d'après ce qu'on a vu dans le paragraphe précédent, à l'aide des formules du paragraphe 2. A chaque valeur de e répondent donc six systèmes de valeurs de y, c\ s. On aura même douze valeurs de y, car à chaque valeur de c' répondent deux valeurs différentes de cette fonction. Nous reviendrons plus bas à la question du nombre total des solutions qui répondent à la même valeur de ^.

Pour donner un exemple des formules ci-dessus, soit ij.= l. Puisque

dans ce cas 2^t-|-l =3 est un nombre premier, ou pourra, en vertu de xje qu'on a vu plus haut, prendre pour e une racine quelconque de Téquation 63 = 0, excepté la racine zéro. Cette équation est, en vertu de la formule (53), qui donne l'expression de a^, du huitième degré, savoir:

La quantité e étant une racine quelconque de cette équation, on aura

du dœ

Puisque c* est déterminé en c par une équation du quatrième degré, le module, c' pourra l'être également. Cette équation est

{e' — c)* = 4 y^' (1 —fcc' y.

L'expression générale de y, donnée plus haut (156), est sous fonne de produit. Ilien n'est plus facile que de décomposer cette fraction en fractions

partielles. lîn effet, puisque les racines de l'équation

0 = ''^^*z(3«-«»)(2»-e*) . , . (z»-e^*)+.y(l -cVz») ... . (1 - c»«*z«) sont les 2/i-|-l quantités suivantes

X, ex, e^x ... . e^f'x,

la somme de ces quantités sera égale au coefficient de 2*^, divisé par celui de 2*^+* et pris avec le signe — , donc

donc, en vertu de l'équation

on aura l'expression suivante de y:

.---v' / , 2Je,œ j^ 2Je^,,T . . 2Je^,x \ V'c (—1)^+*

('Ao>) y— ^ir-|-. J-— ^-j^^-j- i^.8^|^2 -h ••• • "rîZ~^«^i) ;^y^^ e^êï^^Vf.' Cas II. St n efft un nombre pair. Faisons n=:2fi. Puisqu'on a

1 — c eXx^ 1

1»"' ^ ^ *^ fW

PRÉCIS D'UNK TUÉOKIË DES FONCTIONS ELLIPTIQUES. ' 583

on aura, en faisant m = fij

1 — c^e^x^ 1 — c^e^tX^

Cîette égalité ne peut subsister, à moins que e^ n'ait une des deux valeurs zéro oîi riniini. Cela donne lieu à considérer séparément ces deux cas:

A. Si e^ = ^, on aura

ex

En substituant <?*« au lieu de a:, ou aura

Las racines de l'équation y = ipx deviendront donc

Xj ±^, ex, e^x, . . . e^^-'x, ô^+^x, «^+*x, . . . e^^-'x,

par conséquent on aura

(158) p-qy = {a-by){z-x){z:ç-}-]{z-dx){z-e"'-'x) . . .

ex

En désignant par a et b' les coefficiens de z*^~^ dans les deux fonctious entières ^ et j, on aura

a' — b'y=~{a — bij)ix± -, + ^a; + e^^-'x -\ 1- d/^'x + df^^'x

f, \ / , 1 I 2Je.x . 2Je^x , , 2Je^^ix \

= {by-a) [u;±-^ + -.-,^-,^, + -___,,-| ^.^___^^^ |.

L'expression qu'on en tire poiu* y sera évidemment une fonction rationnelle de x du degré 2i/, et puisqu'elle reste invariable en mettant pour x les 2fi quantités*)

Xm tf X m C7 X» • • t C/ a^!/*

l'équation (158) aura lieu en mettant pour y cette valeur et pour jj et </ les valeurs con'espondantes en z.

Nous allons voir qu'on aura une valeur convenable de y en faisant

*) On a

y— - - — ^ ' - - 'i - --' ' -— et B^f^x-zix.

h* -\-h{x-\-ex+o^X'{ \-e^^'~^x)

Cela doune

expression qui est évidemment de la forme

(159) y = A -^ :r—. ^ V"^ -!- -r^ ^ tuT ^ = A . ifX.

Pour déterminer la valeur de A^ remarquons que si Ton fait x=l, y

doit avoir une des valeurs: ±1, ± -r* Soit par exemple y=l, pour x=\^ on aura

Cela posé, faisons dans l'équation (158) x=l. En remarquant que a = 0, on aura

q — p = {l — z){l:^cz)if\

ç étant une fonction entière de z, car pour x=l on aura

l — c^el

En changeant le signe de z dans l'équation précédente, on aura, en remarquant que q est une fonction paire et p une fonction impaire,

Cela donne

2» -/>» = (]- 3=-) (l-cV)(p(.')*- Maintenant, puisqu'on doit avoir

cela fait voir que la fonction q^ — g'^P* doit être un carré parfait. Or ou pourra toujours détemiiner c' de manière que cette condition soit remplie. Faisons dans l'équation (158)

on aura donc

Si donc on désigne par a la valeur de y qui répond k x=^ ~i=-^~ ' ^^^ racines de 1 équation a = ^x, c'est-à-dire de

seront égales entre elles deux à deux ; donc p — aq sera un carré parfait. En changeant le signe de z, on aura p-\-ctq^ qui par conséquent sera également un carré; donc en multipliant, on aura

où t est une fonction entière de z. En faisant donc

réquation (161) aura lieu, et par suite on aura

dv dz s p

-77— = €-7-? ou -=zv.

J V Jz q '

c'est-à-dire, en changeant 2 en ce

du dx

Pour déterminer le coefficient e on aura d'abord, en vertti de la dernière équation,

du ^

e = -j— î pour ic = 0.

Mais l'expression de y donnera

donc

Le numérateur de la fraction qui exprime la valeur de rj est décomposé

p' en facteurs; savoir si Ton fait ?^ = ^, on a

p^ = 1 x{l — c'e^x^) (1 — c^eW) ... (1 — c^el^^x').

On pourra facilenient décomposer de la même manière le dénominateur ç*^, comme on va le voir.

En divisant les membres de la fonnule (147) par ?/, il viendra à cause

de a = 0:

^ —q= — b{z — x){z — dx){z — e'x) . . . (z — e'^-'x).

Cela posé, soit â une valeur de x, qui rende y infini, c'est-à-dire une des racines de Téquation ^^' = 0. On aura

q=b{z — â){z — eâ){z—e'â) . . . (z — d'^'â).

Il suffit donc de connaître une valeur de â. Or une telle valeur est - •

En eifet, puisqu'on doit avoir 2/ = ^, et remarquant que

Soit pour une valeur quelconque de x

on aura évidemment, en remarquant que d^^x = Xy

Or je dis que si l'on fait

on aura

Pm = 0,

pour une valeur quelconque de m. En effet on a d'abord

' 1 — c^ela^

donc en mettant d^x au lieu de x, et remarquant que 0f*x = ± — ?

En faisant maintenant

on aura et par suite

On pourra donc faire

En remarquant que g' == 1 pour ic = 0, on aura, en mettant dans l'expression de gr, X au lieu de ^,

D'après ce qui précède on pourra énoncer ce théorème:

TTiéorème XL „Soit e une racine quelconque de Téquation e^ = ^ , mais qui ne satisfait pas en même- temps à deux équations de la forme»e^ = 0, Je„=:lj oïl m est facteur de 2, a. Cela posé, si l'on détermine les trois quantités y^ c\ e par les formules

on aura toujours

V(i— y«)(l— c'VJ ~ V(,i—^^i—c^' Le cas le pFis simple de cette foiiniile est celui oh /i = 1 . On aura

alors

Après avoir déterminé par le théorème précédent un système de valeurs pom; y, c\ 6, on aura cinq autres solutions à l'aide des formules du deuxième paragraphe de ce chapitre.

B. Si e^ = 0, le radical /1e^ ne pourra avoir que Tune des deux valeurs -|- 1 ou — 1; mais il faut ici prendre ^e^ = — 1, car si Ton avait en même temps e^=0, ^6^=1, il en résulterait 0^x=:x^ ce qui n'est pas.

Mais comme on a

588 PRÉCIS D'UNK TIIËOKIE DES FONCTIONS ELLIPTIQUES.

cela donne

'rr —

et en mettant

au

lieu

de X,

Les racines de réqiiation y = tpx seront dans ce cas égales deux à deux, mais de signe contraire, et par conséquent xpx sera une fonction paire de x. En faisant

on aura

(164) p — qy.= {a — hy) (^« — x^) [^* - {Oxy] [z^ — {O^xY] . . . [z* — {e^-'xY].

Si l'on fait 2 = 0, et qu'on désigne les valeurs correspondantes de p et 2 par a' et h\ on aura

a' — b'y = ±{a~by){x.ex.e^x . . . e^'x)%

ce qui donne pour y une expression rationnelle du degré 2, a. Comme dans les deux premiers cas, on démontrera aisément qu'il sera toujours possible de déterminer les constantes a, i, a\ V de telle sorte que l'équation

dy dx

J'y Jx

soit satisfaite, en atti'ibuant au modula c' et au coefficient f des valeurs

convenables. Je vais considérer seulement le cas le plus simple, oh ii = l.

On aura alors

a' — h'y = {—a^hy)x^,

et par suite

En mettant cette valeur dans Téquation

dy dx

J y Jx

on trouvera facilement une solution, savoir

Connaissant ainsi une solution, on en déduira les cinq autres par les formules du deuxième paragraphe, de sorte que Véquation

dy dx

d'y Jx

pouVra être satisfaite des six manières suivantes:

^ ^ .1+^ 1 + Vl— c» cqpVc^ — 1

Iiéducif(yn du problème général au cas où le degré de In fonction raiminelle y est un

nombre 'premier.

Soit maintenant y=zipx une fonction rationnelle quelconque qui satisfait à l'équation différentielle

dy dx

J'y Jx

Comme on l'a vu dans le paragraphe 3, Téquation

y = yjx aura toujours n racines de la forme

(167) X, Ox^ e^x, . . . e^'-^x, où e''x=x.

Cela posé, désignons par ce' une nouvelle racine, différente de celles-ci, de sorte que

ifjx' = xpx = y.

On a

yj{0'^x)=::yjXj

donc aussi

rp{d'^x')=y;x' = y.

Il suit de là que les n quantités

(168) x\ ex\ e^x\ . . . e^^x\

qui sont différentes entre elles, seront racines de l'équation dont il s'agit. Or toutes ces n racines sont différentes des racines (167). En effet, si l'on avait O'^x' =:Of^x^ il en résulterait '

c'est-à-dire

ce (jui est contre l'liyiK)thèse. Le degré n de l'équation y=:yfx est donc

égal à 2n, ou plus gi-and que ce nombre. Dans le dernier cas, si l'on désigne par x" une racine différente des 2w racines précédentes, on aura en même temps celles-ci:

qui seront différentes entre elles et des racines (167, 168). Donc // sera égal à 3w ou plus grand que ce nombre. En continuant jusqu'à ce qu'on ait épuisé toutes les racines, on voit que ^ doit être un nmltiple de r?, et si l'on fait en conséquence

les /i racines se distribueront en m groupes de n tenues chacun, savoir

a:, dx^ e^x . . . d"-*ir,

x\ dx' ew . . . e^'-w,

Cela posé, soit

x^™-^), ex^""-'', e'x^'^''^ . . . «"-*a;^"-*>.

wz = - î

p et q étant des fonctions entières de 2, sans diviseur commun. On aura

(170) p — qyz=z{a — hy) {z — x){z — Ox) {z — O^x) . . . {z — O^'-'x)

X{z — x'){z — ex'){z — e'x') . . . (2 — «-V)

X{z — a;^"-'>) {z — «ir^"-'>) {z — «^a:^"-^^>) -- -{z — «»-^a:<— ^>) ,

et d'après ce qui a été exposé dans le paragraphe précédent, on pourra trouver une fonction rationnelle, y^=z\fj^x^ telle que les racines de l'équation

soient les n quantités

ic, dx^ ê^x^ . . . d"-^a:,

et que i/i satisfasse à une équation différentielle de la fonue

(ni) ^yi ^e ^ ^ ^

^ ^ ^ Va-y\)(i-c*y\) V(i - :r») (1 «".r»)

Faisons

y et g[' étant des fonctions entières du degré n\ on aura (172) p' - cly, = {a' - h'y,) {z -x){z- Ox) ...{z- d^-'x),

a' &t V étant des constantes.

En mettant au lieu de x successivement les m valeurs

•«/• .C/ • WL/ a • • • »Aj

et puis multipliant entre elles les équations qui en résultent, on obtiendra, en ayant égard. à l'équation (170),

(173) p— gy p — gyi j' —gy^ . . . 'P—^y^^

^ ^ a — />y al — l/y^ a' — h'y^ a' — b'yj

OÙ

Vu llzi • • • y m

sont les valeurs de la fonction y^, qui répondent aux valeurs

de ic. *

Cela posé, attribuons à x deux valeurs particulières a, ^, telles que

en désignant par

«1 , «2 , . . . a„ , Pi , />2 , . . . p^

les valeurs de r/i, t/j,, . . . y», respectivement correspondantes aux valeurs a et /5 de a:, Téquation (173) donnera

où A' et 4'' sont deux constantes. En divisant p par ç, on voit que ^ = wz sera fonction rationnelle de -,= w.z. En mettant a; au lieu de 2, on aura

donc

n 7 f;\ ,1— a (^1 ~ ^i) (^1 ~ ^8) (yi— ^3) . iiCyiji: ««)

A' A = -j^ étant constant.

On voit donc que y pourra être exprimé par une fonction rationnelle de yi du degré m.

592 PUÉCIH I)*UM£ TUÉOKIK DES FONCTIONS ELLIPTIQUES

Eu combinant maintenant Téquation (171) avec celle-ci:

(hf (Le

qui doit avoir lieu, on aura

Y{l-y*){\-c'*y*) h V(l-3/;)"(l-cîyî)'

donc la fonction y, rationnelle en y^ et du degré m^ doit satisfaire à cette équation. Kéciproquement, si cette équation a lieu, l'équation

dy diC

J'y =' Jx

subsistera également, car la fonction y^ est détenninée en x de manière à satisfaire à la formule (171). Ainsi le problème général est réduit à satisfaire de la manière la plus générale- à Téquation (176). Or ce problème est précisément le même que celui que nous traitons; seulement le degré de la fonction y en y^ sera m^ tandis que y, comme fonction de x^ est du degré w.w, qui est plus grand que m. On pourra donc appliquer à l'équa-

tion (176) le même procédé qu'à l'équation -p=:€--.~i et il est évident

qu'on parviendra ainsi à l'expression générale de y, car les degrés des fonctions successives vont toujours en décroissant

Supposons maintenant que le degré ^ de la fonction y en x soit un nombre premier. Puisque fi = m.nj on a nécessairement wi=l, fi = ?i. Par suite

yi — «

On connaît l'expression de y^ en x par les formulées du paragraphe précédent. En substituant l'expression de y en yi dans l'équation (176), on déterminera à l'aide des fommles du paragraphe 2 toutes les solutions possibles.

En vertu de ce qui précède on pourra donc énoncer le théorème suivant :

Théorème XII. Soit y une fonction rationnelle de x d'un degré quelconque ^i, qui satisfait à l'équation différentielle

du (Lu

on pourra toujours décomposer jll en deux facteurs n et m, dont l'un n est un nombre premier, tels qu'on ait

PRÉCIS D'UNE TH£0K1£ DES FONCTIONS ELLlPTlijUES. 593

dy^ dx

et

V(i-7^)(i-/v) «1 V(r-e/î)(i-6.îy"î)'

?/ étant une fonction rationnelle de y^ du degré vi^ et ^/i une fonction rationnelle de X du degré n.

Si donc on désigne par n^ n^^ n^^ . . . Uy des nombres premiers dont le produit est fi^ et qu'on fasse pour abréger

on pourra faire

ày dyy dy^^x ^ <^;yi^ ^.^•

^1 étant une fonction rationnelle de x du degré n^

En vertu de ce théorème la solution du problème général est ramenée au cas oh le degré de la fonction y est un nombre premier. On aura toutes les solutions qui répondent à ce cas par les formules du paragraphe précédent, et ainsi le problème que nous nous fournies proposé au conmiencement de ce chapitre pourra être regardé comme résolu.

Sur la forme de la fmdion y, ♦

Désignons par ic, x^ x" . . . x^^~^^ les racines de Téquation

.y = fx.

Si Ton fait tpz=^ — ^petq étant des fonctions entières de 2, on aura

(177) • p — qy = {a — by){z — x){z — x'){z — x'')...{z — x"^'%

594 PKËCX8 D*UN£ TUKOUIË D£S FONCTIONS £LL1PTIQUK8.

a et h étant des constantes. Cela posé, soit a une racine de lequatioii y = 0, on aura en faisant x=:a,

Soit de même (3 une racine de Téquation y = ^ . Cela donnera, en faisant x = (3 après avoir divisé les deux membres de l'équation (177) par y,

(179) q = b{z-i3){z-.i3')(z-/3'') . . . (2-/î(^^>). Ces valeiu^ de j^ 6* 2 donneront, en mettant x au lieu de z,

OÙ Jl est un coefficient constant, qu'on détermine en remarquant que si l'on

fait x=lj y doit avoir une des valeurs ± 1 , ± -7 •

Mais il y a deux cas à considérer séparément: savoir, il pourra arriver que l'une des deux quantités a et & soit égale à zéro, et dans ce cas l'une des racines des équations y=Oj y= ^ sera imlle ou infinie.

Cds premterj si b = 0. On aura

(181) p — qy = a{z — x) {z — x') . : . (2 — x^-'>),

et p sera du degré ^, et q seulement du degré jti — 1. En égalant le coefficient de z^"^ dans les deux membres, on aura

a' et b' étant des constantes. Maintenant si

, xJe'\-eJx

est une racine de y == i/zx, la quantité

xJe — e Jx

le sera également; donc si ces deux quantités sont différentes entre elles

pour toutes les valeurs de e, ^ sera un nombre impair, et en faisant ^ = 27i-j-l, on aura

/ioo\ / L/ / I 2^z/«. , 2^z/ej , , "ixJe^ \

(183) a -&y = -«[^+i,«,.',,+i^-,»7l^+ • • • +T^.lï^)- Maintenant si l'on fait a; = ± 1 , ± — , on doit avoir y=±l, y = ±-^,

d'où il est facile de conclure que a' sera égal à zéro. Donc y sera une fonction impaire de x, et de la forme

Cela fait voir que

(l = {\ — c^'e\z') . . . (X — c'elz').

Pour avoir p^ il suffit de faire dans l'équation (181) ir=:0, ce qui donne

^ = «2(2* — ej) . . . (2' — eH), donc on aura {\^T.\ «/ sc{e\ — ^^)(ga x),.,{e\ x^)

Telle est donc la forme de la fonction y dans le cas où le degré de son numérateur est impair et plus grand que celui du dénominateur. Si pour quelque valeur de e les deux quantités

xJe-^eJx Xjde — eJx 1 — c^e^x^ 1 — c^e^x^

étaient égales, on aurait

e = Oy ou e = ^.

Soit d'abord e = ^, on aura a;' = ±-~? et par suite le second membre de

ex

l'équation (182) serait une fonction impaire de x, dont le degré serait un nombre pair. On trouve que cela donne a' = 0; donc en faisant ^=27?,

et par suite y sera exprimé en produit de facteurs comme il suit:

n87^ »- aO—à\œ*){\-ô%x*)...{l-dU*)

y^iot) i>~'x{\—c*e\x''){i—c*e\x'>) . . . (1— c^e*.,*") '

Si au contraire e = 0, on aura en même temps

•C — — ~~ iC.

Donc dans ce cas y sera une fonction paire de x. Mais alors le degré du numérateur doit être le même que celui du dénominateur, comme il est facile de s'en convaincre; par conséquent l'expression (187) appartient à y toutes les fois que le degré du numérateur est un nombre pair et en même

temps plus grand que celui du dénominateur.

Cas second^ si a = 0. On aura alors

En raisonnant comme ci-dessus on trouvera aisément que dans le cas où fi est un nombre impair, y sera une fonction impaire de x de la foniie

Si fi est pair, ;/ sera xme fonction impaire de x de la forme

. , .r(l — ^Vf .r») . . . (l —r«« «,.,,•«)

^^^^} y - "" - ^T^âî .,•=') ... (1 - d«.r^) ■

De* la fonction x^^i^i.

Nous ayons vu (chapitre I paragraphe 4) que Tequation différentielle

peut être satisfaite, en mettant pour y une fonction impaire de x du degré {2fi-\-\y qui s'évanouit avec x. En la désignant comme nous l'avons fait à l'endroit cité par iCj^t+i, et faisant pour abréger (2//-|-l)* — 1 = 2/1, cette fonction, en vertu de ce que nous venons de voir dans le paragraphe précédent, doit avoir la forme suivante:

y ^i/; ^2^+1 — a ^j ^,^,^^2^ ^j —c'^elœ^) ... (1 - - c^el\r>) '

et on aura en même temps

c*«rt.r*

Pour détenniner les coefficiens a et A. faisons a:=:4. On trouvera alors Si l'on fait x infiniment petit, la première formule donne

mais l'équation différentielle donne dans ce cas par suite

De même si Von fait x infiniment grand, la seconde expression de x^^^i donne X2^^i=^Ax^ mais dans le même cas l'équation différentielle donne

'%tl3=^=(2,«+l)'^-^ donc

Connaissant A^ on aura ensuite

(193) e\e\...el= -^±- , a = o» = 6'"*+*".

Les quantités ^i,. ^2, . . . c„ ont entre elles des relations remarquables que nous allons développer. Considérons Téquation

Les racines de cette équation sont les (2^t-[- 1)* q^ai^tités

X Jei + ei Jx X Je^ + e^ Jx x Je^ + e^ ^x

Soit Ox=^~ — %-ï % Tune quelconque de ces racines, les 2fi-\-\ quantités

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