SCENE VIII. — PRUSIAS, FLAMIMUS, ARSINOÉ, LAODICE, ATTALE, CLÉONE
PRUSIAS
Non, non, nous revenons l'un et l'autre en ces lieux Défendre votre gloire , ou mourir à vos yeux.
ARSINOÉ
Mourons, mourons, seigneur, et dérobons nos vies A l'absolu pouvoir des fureurs ennemies; N'attendons pas leur ordre, et montrons-nous jaloux De l'honneur qu'ils auroient à disposer de nous.
LAODICE
Ce désespoir, madame, offense un si grand homme Plus que vous n'avez fait en l'envoyant à Rome : Vous devez le connoître ; et , puisqu'il a ma foi , Vous devez présumer qu'il est digne de moi. Je le désavouerois s'il n'étoit magnanime. S'il manquoit à remplir l'effort de mon estime, S'il ne faisGit paroîire un cœur toujours égal. Mais le voici; voyez si je le connois mal.
SCENE IX, — PRUSIAS, NICOMEDE, ARSINOÉ, LAODICE^ FLAMINIUS, ATTALE, CLÉONE.
NICOMÈDE
Tout est calme, seigneur; un moment de ma vue A soudain apaisé la populace émue.