ACTE m, SCENE IV
S'il n'est digne, de lui, n'est pas digne de moi.
Ce sang que vous portez, ce trône qu'il vous laisse,
Valent bien que pour lui votre cœur s'intéresse.
Votre gloire le veut, l'amour vous le prescrit.
Oui peut contre elle et lui soulever votre esprit"?
Si vous leur préférez une mère cruelle,
Soyez cruels, ingrats, parricides comme elle:
Vous devez la punir, si vous la condamnez;
Vous (levez Timiter, si vous la soutenez.
Quoi! cette ardeur s'éteint! l'un et l'autre soupire I
J'avois su le prévoir, j'avois su le prédire....
ANTIOCHUS
Princesse....
RODOGUNE
Il n'est plus temps, le mot en est lâché. Quand j'ai voulu me taire , en vain je l'ai tâché. Appelez ce devoir haine, rigueur, colère; Pour gagner Rodogune il faut venger un père; Je me donne à ce prix : osez me mériter; Et voyez qui de vous daignera m'accepter. Adieu, princes.