ACTE lil, SCÈNE V
SÉLEL'CUS.
Pleurez donc à leurs yeux, gémissez, soupirez, Et je craindrai pour vous ce que vous espérez. Uuoi qu'en votre faveur vos pleurs obtiennent d'elles, Il vous faudra oarer leurs haines mutuelles; Sauver l'une de l'autre; et peut-être leurs coups, Vous trouvant au milieu , ne perceront que vous : C'est ce qu'il faut pleurer. Ni maîtresse ni mère N'ont plus de choix ici ni de lois à nous faire'; Quoi que leur rage exige ou de vous ou de moi, Rodogune est à vous, puisque je vous fais-roi. Epargnez vos soupirs près de l'une et de l'autre. J'ai trouvé mon bonheur, saisissez-vous du vôtre ; Je n'en suis point jaloux ; et ma triste amitié Ne le verra jamais que d'un œil de pitié.