SCENE IV. - PflCCAS, HÉRACLIUS, MARTIAN, CRISPE, EXUP£RE, LÉONTINE
CRISPE, à Phocas.
Seigneur , ma diligence enfin a réussi : J'ai trouvé Léontine , et je l'amène ici.
PHOCAS , à Léontine.
Approche, malheureuse.
HÉRACLIUS, à Léontine.
Avouez tout, madame.
J'ai tout ait.
LÉONTINE , à Héraclius.
Quoi , seigneur?
PHOCAS
Tu l'ignores, infâme!
Qui des deux est mon fils?
LÉONTINE
Qui vous en faii douter?
HÉRACLIUS, à Léontine.
Le nom d'Héraclius que son fils veut porter : Il en croit ce billet et votre témoignage ; Mais ne le laissez pas dans l'erreur davantage.
PHOCAS
N'attends pas les tourmens, ne me déguise rien.
4 . Ces deux beaux vers de celle admirable tirade ont été imités par Pascal , el c'est la meilleure de ses pensées. Cela fait bien voir que le génie do Cûrneille , malgré ses négligences fréquentes, a tout créé en France. Avant lui, presque personne ne pensait avec force el ne s'exprimait avec noblesse. {T^oltaire.)