‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 23 sur 77 · I. V, 147. Pièce publiée en 1560, mais antérieure. — P. L · texte numérisé non relu

I. V, 147. Pièce publiée en 1560, mais antérieure. — P. L

le fçay que le Soleil ne volt ça bas perfonne Oui ait le coeur fi bon, la nature fi bonne, Plus aiiiy de vertu, & tel ie l'ay trouué, L'ayant en mon befoin mille fois ejprouué : En larmes & foujpirs. Seigneur Dieu, ie te prie De confcruer fou bien, fon honneur & fa vie '.

Le D if cour s de Ronsard fut jugé, dit Binet, « de tant d'efficace pour combattre les ennemis de la Religion Catholique, que le Roy & la Royne (a mère l'en gratifièrent, comme auiïi fit le Pape Pie V, qui l'en remercia par lettres expreffes : ce qui fut caufe que ceux de la nouuelle opinion commencèrent à l'attaquer ». Antoine de Chandieu, ministre protestant, Florent Chrestien, et peut-être Jacques Grevin, ancien disciple et ami du poète, déguisés sous les pseudonymes de Zamariel, de Mont-Dieu et de La Baronie, dirigèrent contre lui des répliques virulentes remplies de ces injures, banales dans leur atrocité, qu'on se prodiguait au xvi^ siècle sans y attacher grande importance. Un seul de leurs reproches paraît sérieux, se reproduit à satiété, s'affiche même au titre du libelle. Ils y nomment leur adversaire : Meffire Pierre de Ronfard, iadis Poète, & maintenant Prehfîre, et ils placent en appendice : La Metamorphofe dudiâ Ronfard en Prehjîre-.

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