‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 40 sur 77 · Vie de Ronsard, texte de · texte numérisé non relu

Vie de Ronsard, texte de

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qu'eux ; il ne s'explique que par l'infatuation des poètes du xvie siècle, qui regardaient la mention d'un contemporain, dans leurs vers, comme un brevet d'immortalité qu'ils pouvaient accorder ou retirer à leur gré '.

Il était enfin naturel que Ronsard ne plaçât point dans son recueil définitif les pièces libres qu'il avait composées dans sa jeunesse-.

L'effort que Ronsard avait fait pour mener à bonne fin l'édition in-folio de ses œuvres épuisa ses forces et augmenta ses douleurs de goutte. « Ce dernier labeur le reduifit à vne telle extrémité que... il demeura dix mois continuels en cefte ville (Paris) perclus & arrefté dedans vn lid 5. )>

Le dernier séjour de Ronsard chez Galland dura du mois de février 1585 au 13 juin de la même années. Presque

1. La plupart de ces changements d'adresse s'expliquent, se justifient même par des raisons d'ordre historique ou biographique ; les autres, quoi qu'en dise Binet, me semblent témoigner plutôt d'une certaine « inconstance d'amitié », surtout ceux qui ont eu lieu après la mort des intéressés. Voir mon édition de la Vie de Ronsard, pp. 216-218. — P. L.

2. Il en a supprimé quelques-unes en effet. Mais c'est bien plus pour des raisons d'ordre esthétique que pour des raisons d'ordre moral. D'ailleurs ces pièces grivoises ou lascives figurent au nombre des œuvres sacrifiées pour une part relativement minime. Plusieurs d'entre elles disparurent avant l'édition de 1584, et dès celle de 1560; enfin, si Ronsard avait cédé à des scrupules autres que ceux de sou art, il n'aurait pas conservé un nombre double ou triple de pièces du même genre. — P. L.

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