Œuvres, édition Marty-Laveaux, t. I, p
2. Œuvres, édition d'Amsterdam, 1723, t. II, xvr, col. 23. — L'éloge satirique de Paschal par Ronsard a été retrouvé tout récemment par M. Pierre de Nolhac. Cf. Revue d'Histoire littéraire de la France, 1918, p. 34, note 6. — V. L.
La Monnoye nous a révélé le motif principal de l'animosité qui éclata contre Paschal. Il avait promis de faire, à la manière de Pauljove, les Eloges des hommes doctes de son temps. Tous ses contemporains s'empressèrent à l'envi d'entrer en communication avec le futur panégyriste. Jules Scaliger, averti qu'il ne tiendrait qu'à lui d'avoir sa place marquée dans le recueil en préparation, avait immédiatement envoyé un discours très élogieux sur sa personne. Ronsard et d'autres s'étaient aussi laissé prendre à ce piège, et l'ouvrage n'avait pas paru. Ces fausses promesses sont indiquées dans les vers de Du Bellay :
... par fa rufe Des plus ainhiiicux l'ejperance il ahufe. Car cetiîx là qui font plus de la gloire enuieiix, Le flattent à l'enuy, & tachent curieux De gaigner quelque place en ce tant doâe Hure, Oui peut à tout ia irais leur beau nom faire viure\
Après cette déconvenue, Ronsard supprima sa dédicace à Paschal ; quant à l'épître qu'il avait si à propos préparée pour nous renseigner sur sa vie, il l'adressa sous le nom d'Elégie à Remy Belleau. Elle va servir tout à la fois de point de départ et de cadre à ce que nous avons à dire de la famille du poète et de l'histoire de ses jeunes années.
Il prétend descendre d'un chef de partisans, un « Marquis de Ronfart », qui partit vers 1340 de la région du bas Danube (IV, 96),
Et hardy vint feruir Pbiiippes de Valois,
Oui pour lors auoit guerre encontre les Anglois.
Il s'employa fl bien au feruice de France, Que le Roy luy donna des biens à fuffifancc Sur les riucs du Loir..,