LE CARNAVAL DE 181S
AlK : A m« Mirgol, du b» ïd haut.
On crie à la ville, à la cour:
Ah '. qu'il est court ! ah ! qu'il est court! [bù.)
Des veuves, des filles, des femmes, Tu dois craindre les épigrammes ; Carnaval dont chacun pâtit, Dis-nous qni t'a fait si petit.
Carnaval [Mi], ab ! comment nos bcllus T'accueilleront-elles ?
On cne h la ville, h, la cour :
Ah! qu'il est court I ah! qu'il usl uourl!
Chez nous quand si pou tu domoui'uM , Des prières do quuraiito hourun ' Les heures qu'on rotriincliui'u Sont tout ce qu'un y ki'H'"'''"-
Carnaval (bis) , ah ! comment nos belles T'accueilleront-elles ?
On crie à la ville, à la cour :
Âh ! qu'il est court ! ah ! qu'il est court !
Vendu, sans doute, au ministère, Tu ne viens qu*aiin qu'on t'enterre, Quand sur toi nous avions compté Pour quelques jours de liberté.
Carnaval {bis), ah! comment nos belles T'accueilleront-elles ?
On crie à la ville, à la cour :
Ah! qu'il est court! ah ! qu'il est court!
Des ministres, oui, je le gage, A la Chambre on te croit l'ouvrage ; Et contre eux enfin déclaré, Le ventre même a murmuré.
Carnaval {bis), ah! comment nos belles T'accueilleront-elles ?
On crie à la ville, à la cour :
Ah! qu'il est court! ah! qu'il est court !
Dis-moi, ta maigreur sans égale Est-elle une leçon morale Que chez nous, en venant dîner, Wellington veut encor donner * ?
* Lord Wellington , lors de Tenlèvement des chefs-^l'œiivre du Musée, prétendait que nous avions besoin d'une leçon morale.
DE BÉRANGBIk 269
Carnaval {his), ah ! comment nos belles T'accueilleronl-elles ?
On crie à la ville, à la cour :
Âh I qu'il est court I ah I qu'il est court !
En France on vit de sacrifice :
Aurait-^n craint que la police, Toujours prête à nous égayer, N'eût trop de masques à payer ?
Carnaval (6t«), ah! comment nos belles T'accueilleront-elles ?
On crie à la ville, à la cour :
Ah ! qu'il est court ! ah i qu'il est court ! (bis.)