‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 156 sur 167 · L'ANGE GARDIEN · texte numérisé non relu

L'ANGE GARDIEN

Air: Jadii un célèbre empereur.

A l'hospice un gueux tout perclus Voit apparaître son bon ange ; Gaiment il lui dit : Ne faut plus Que votre altesse se dérange.

Tout compté , je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu ; portez-vous bien.

Sur la paille y né dans un coin y Suis-je enfant du Dieu qu'on nous prêche ? Oui, dit l'ange ; aussi j'eus grand soin Que ta paille fut toujours fraîche.

Tout compté , je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu; portez- vous bien.

Jeune et vivant à l'abandon , L'aumône fut mon patrimoine.

Oui , dit Tange , et je te fis don Des trois besaces d'un vieux moine.

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