LES ADIEUX A LA GLOIRE
Quoi ! d'indignes enfants de Mars ' Briguaient une livrée , Quand ma muse éplorée Recrutait pour leurs étendards !
Ah ! s'il m'arrive Beauté naïve , Sous ses baisers ma voix sera captive ; Ou flattons si bien , que pour moi On exhume aussi quelque emploi.
Oui , noir ou blanc j soyons le fou du roi. Adieu donc , pauvre Gloire !
Déshéritons l'histoire.
Venez , Amours , et versez-nous à boire.
Des excès de nos ennemis Chaque juge est complice j Et la main de Justice De soufflets accable Thémis.
Plus de satire !
N'osant médire, J'orne de fleurs et ma coupe et ma lyre. J'ai trop bravé nos tribunaux ; Dans leurs dédales infernaux J'entends Cerbère et ne vois point Minos.
i. Plusieurs généraux de Tandenne armée sollicitaient et obtenaient des emplois dans la maison du roi.