‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 66 sur 167 · LA. SYLPHIDE · texte numérisé non relu

LA. SYLPHIDE

Aie : Je ne sais pla« ce que Je veux.

La Raison a son ignorance ;

Son flambeau n'est pas toujours clair.

Elle niait votre existence ,

Sylphes charmants , peuples de l'air ;

Mais j écartant sa lourde égide

Qui gênait inon œil curieux j

J'ai vu naguère une sylphide.

Sylphes légers , soyez mes dieux.

Oui y vous naissez au sein des roses , Fils de l'Aurore et des Zéphyrs ; Vos brillantes métamorphoses Sont le secret de nos plaisirs.

D'un souffle vous séchez nos larmes ; Vous épurez l'azur des cieux :

J'en crois ma Sylphide et ses charmes.

Sylphes légers , soyez mes dieux.

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