‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 67 sur 167 · U-SSiSmUiDS · texte numérisé non relu

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LA SYLPHIDE. ifx)

J'ai deviné son origine.

Lorsqu'au bal , ou dans un banquet , J'ai vu sa parure enfantine Plaire par ce qui lui manquait.

Ruban perdu , boucle défaite; Elle était bien , la voilà mieux. C'est de vos soeurs la plus parfaite.

Sylphes légers, soyez mes dieux.

Que de grâces en elle font naître Vos caprices toujours si doux !

C'est un enfant gâté peut-être , Mais un enfant gâté par vous.

J'ai vu , sous un air de paresse, L'amour rêveur peint dans ses yeux.

Vous qui protégez la tendresse , Sylphes légers, soyez mes dieux.

Mais son aimable enfantillage Cache un esprit aussi brillant Que tous les songes qu'au bel âge Vous nous apportez en riant.

Du sein de vives étincelles Son vol m'élevait jusqu'aux cieux ; Vous dont elle empruntait les ailes , Sylphes légers , soyez mes dieux.

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