‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 109 sur 199 · LE CORDON, S’IL VOUS PLAIT · texte numérisé non relu

LE CORDON, S’IL VOUS PLAIT

CHA^SO!V' FAITE A LA FORCE, rut n

LA KÈTK DK MARIK,

Am (lu vaufleeilte des Scythes et des Amazones.

Allons aux champs fêter Marie ; Hâtons-nous, le plaisir m’attend.

Le pied poudreux, la main fleurie.

Là-bas arrivons en chantant, [bis.)

Gai voyageur, j’ai mes pipeaux à prendre.

Pipeaux qu’un sourd a traités de sifTlel. Portier, ce soir gardez-vous de m’attendre. ) Je veux sortir; le cordon, s’il vous plaît; ( Le cordon, le cordon, s’il vous plaît, [bis.)

Vite, portier; car on in’accust!

D’oublier l’heure du repas.

Jouy déjà gronde ma must;

Dont il soutint les premiers pas D’amis nombreux quelle troupe riante.

Et de beautés quel brillant chapelet î Dans sa prison l’Aï s’impatiente.

Je veux sortir; le cordon, s’il vous plaît;

Le cordon, le cordon, s’il vous plaît.

Beaux jours d’une fête si chère,

A revenir toujours trop lents !

Pour nous, l’un de l’autre dilTère Au plus par quelques cheveux blancs.

Puisse Marie, à ses goîïts si fidèle,

Voir ses élus toujours au grand complet ! Volons chanter la litærlé prc's d’elle.

Je veux sortir; le cordon, s’il vous |)laîl;

Le cordon, le cordon, s’il vous plaît.

Mon vieux portier dort dans sa loge :

.Mes petits vers vont refroidir.

D’un digne époux j’y fais l’éloge;

Forçons Marie à m’a|)plaudir.

Puis, montrons-la courant plainche des peines

r.HA^SO.NS

Ik’tuiro au iiialhour res|M)ir qui s’envolait,

El consoler un ami dans les chaînes.

Je veux sortir; le cordon, s’il vous plail ; l.c cordon, le cordon, s'il vous plaît.

.Mais mon [)orlier, las de se taire.

Répond qu’on ne sort pas ainsi ;

Que j’écrive au propriétaire ;

Que je dois trois termes ici ((/is.)

Fêtez .Marie, ô vous à qui l’on ouvre!

Sans moi, pour elle, enfantez maint couplet. Je rougirais d’envoyer dire au I^ouvre : |

Je veux sortir; le cordon, s’il vous plaît; ) Ix; cordon, le cordon, s’il vous plaît.

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