‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 64 sur 199 · A M. GOHIER · texte numérisé non relu

A M. GOHIER

KKiMini riil«itinT m Bimrrutac ,

yn m’avait adressé: i nr chinson dont le refrain est :

FoucUe î fouelte rhflntc toujours ; ne t'en<iors

Ain du vaudeville (trx Chevilles de maître Adam.

Oui, je dormais sur un polit volume Qui mo vaudra d’i'trc encore élrillé, I.orsqu*en datteur le l)out de votre plume.

Me chatouillant, m'a soudain txHeillé.

Je me suis dit : C’est présage céleste ;

I,es mauvais jours seraient-ils donc passt's'? Car je ne sais si queUpie fouet nous reste. Mais jus(]u’ici c’est nous qu’on a fessés.

Tout gai frondeur, semant le ridicule.

Ne peut chez nous qu'en recueillir du mal. Notre empereur portait longue férule.

Puis est venu le martinet royal ;

Kt puis le knout, et puis les lils d’Ignace, Dont tous les fouets contre nous sont driîss<''s. Dieu soit béni! mais, s'il ne nous fait grAce, Ia's chansonniers s<‘ront toujours fess«''s.

DK BKRA>GKK.

J’ai bien n‘<;ii ma part des élrivÜM'es! Grippc-Minand in’en donna pour trois mois.

En refaisant des nœuds h ses lanières,

Il me poui’suit encor d’un œil sournois.

Si de Tartufe on n’entend les trois messes.

Si pour les grands l’encens ne brûle assez, t^'est fait de nous! nos seigneurs les Jean-fesses -Aiment à voir les Ixmnes gens fessés.

A’ous qui chantez comme on chante au bel Age Des rois, des saints, ne plaisantez donc pas; Ou, trop enclin au joyeux, persiflage,

-Vivez longtemps, allez bien tard là-bas.

Car en enfer on mar(]iie votre place;

Des noirs démons les bras sont relrous.sés.

A'ous et (!ollé, même aussi votre Horace, Ensemble un jour vous serez tous fessés.

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