‹ Œuvres complètes de P.-L. CourierChapitre 157 sur 203 · A M. RAOUL DE ROCHETTE · texte numérisé non relu

A M. RAOUL DE ROCHETTE

Paris, le 15 avril I8I8.

Monsieur , je n'aurai point l'honneur de diner demain avec vous , parce que je pars pour la campagne, à mon grand regret, je vous assure.

Ne croyez pas que je me plaigne de votre aca-

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iiepius.eurstra>auxqm,sanscela.eussentétéache- i demie; je reconnais au contre qu'elle a eu

LETTRES INÉDITES

toute sorte de raison de me refuser ; que je n'étais point fait pour être académicien, et que c'était à moi une insigne folie de me mettre sur les ?angs. Seulement, je ne veux pas qu'on me croie plus sot encore que je ne suis; et comme bien des gens s'imaginent que je me présente à chaque élection pour essuyer un refus, je ne dois pas négliger, ce me semble , de les désabuser. C'est là l'objet du petit mémoire que je vais publier, et dans lequel je ne prétends point justifier , mais atténuer ma sottise : je n'en ai guère fait en ma vie que par le conseil de mes amis. Ah ! Visconti ! Visconti !

[C'est au mois d'avril de cette année que Courier acheta samaisondelaChavonnière. Il était à Paris pendant que sa femme sollicitait à Tours au sujet du procès contre Claude Bourgeau ; procès perdu par Courier, et dont l'objet est connu par le Mémoire contre Claude Bourgeau. La lettre qui suit a trait à cette affaire.]

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