‹ Œuvres complètes de P.-L. CourierChapitre 180 sur 203 · CONSOLATIONS A UNE MÈRE · texte numérisé non relu

CONSOLATIONS A UNE MÈRE

Que Je suis malheureuse ! — Oui , lui dis-je , TOUS êtes extrêmement malheureuse ; le coup qui vous abat, abat les âmes les plus fortes. Ce que la vôtre souffre, il n'y a qu'une mère qui puisse le savoir , et une mère aussi heureuse que vous l'avez été; mais pour ne pas croire votre cœur cruellement déchiré, il faudrait n'avoir soi-même ni connaissance ni sentiment des peines de la vie.

Xon-seulement vos amis, mais les personnes même les plus étrangères à votre famille et aux affections maternelles, ont gémi sur votre mal heur, et je ne crois pas qu'il y ait dans toute cette province quelqu'un à qui le nom de Sophie n'arrache encore de temps en temps ou une larme ou un soupir. Ceux qui l'ont connue la pleureront toujours , et tant de gens qui sans la connaître

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