V.\kk,co\.\,\.b\. Les ventssemblaienlorguesou flûtes
On pense bien qu'il n'y a point d'orgues dans le grec : mais il a fallu conserver cette phrase d'Amvot.aui est fort
belle.
Ibid. col. 2,1. 10. Démettrait empêchée se lavait le
visage... emplissait une sébile... puis, quandce venait... adonc étaient-ils... pensait voir une des Aymphcs... accourait incontinent... etc.
Voici un endroit où Amyot dénature entièrement le récit. n traduit, demeura empêchée... se lava le visage... emplit... et quandce vint... adonc furent-ils. ..pensa voir. ..accourut... etc. n représente ainsi comme un fait du moment ce qui n'est dans l'auteur qu'une peinture des habitudes journalières des personnages : bévue énorme par laquelle il embrouille deux ou trois pages.
Ibid. 1. 15. Emplissait une sébile de vin mêlé avec du lait.
Breuvage usité aujourd'hui encore dans le Levîmt et en Calabre. C'est ce qu'on appelait œnogala. Cela n'a point été compris par Amyot , qui traduit : emplissoit un pot de vin et un autre de lait.
Ibid. 1. 40. Pais il en parcourait des lèvres.
Amyot : Pour toucher de la langue et des lèvres. Cette grossièreté n'est point dans le texte.
Ibid. 1. 47. Chloé ne se donna garde qu'elle fut en dormi e.
Leçon très-correcte de la première édition. Depuis on a mal imprimé : ne se donna garde qu'elle ïxst endormie. Il ne faut pas d'optatif. Amyot , dans la vie d'Alexandre : Il ne se donna garde qu'il se trouva loin de son armée.
Ibid. 1. 49. Pour à son aise la regarder.
Amyot ajoute partout , et son saoul; autre grossièreté qui n'est point dans le grec.
Ibid. 1. 52. Oh! comme dorment ses yeux! comme sa bouche respire .'...
Cela est traduit ad verbum, et les mots arrangés tout d« i même que dans le grec. Amyot : O comme ses beaux yeux dorment soëvernent! que son haleine sent bon ! les pommiers ni les aubépines fleuries n'ont point la senteur si douce. U n'y a dans le grec ni beaux yeux, ni haleine qui sente bon ou mauvais, ni senteur.
P. 145, col. 1, 1. 1. Je ne l'ose baiser toutefois; son baiser pique au cœur.
Amyot : car son baiser pique au cœur : ce car n'est point dans le grec, et fait fort mal ici. Voyez page 152, ligne 28, et la note sur cet endroit-
Ibid. L 10. Une cigale poursuivie par une arondelle.
Les hirondelles ne mangent point de cigales; mais il y a en Grec un oiseau appelé guêpier, que l'auteur a pu prendre pour une hirondelle , et qui poursuit les cigales.
Ibid. 1. 17. Quand elle eut vu Varondelle.
Lisez dans le grec lS'.~j<sx ii vc TTr* X''-'^'"'*- Voyez p. 44 du texte de Rome, note 4. Partout dans le texte de Longus les copistes ont mis xai pour le.
Ibid. L 48. Un chant plus fort.
.\jnyot : Il se mit à chanter si doucement et si mélodieusement qu'il attira à lui. Ce n'est point là ce que dit l'auteur.
Ibid. col. 2,1. 1. Demandait aux dieux d'être oiseau avant que retourner....
Cest le Toeu ordinaire du chœur dans les tragédies. Oovi;
NOTES
•fEvcîpiav. n Que ne suis- je l'oiseau léger qui franchit les monts et les mers ! »
P. 145, col. 2,1. 12. Afin qu'on ne pensât...
Amyot : JJin possible qu'on ne pensât. 11 n'a pas vu que dans le grec îau; est une glose marginale.
Ibid. 1. 21. En folâtrant lui faire quelque déplaisir.
Amyot: Chloé, qui craignoit que les autres pasteurs ne lui fissent peut-être quelque violence. L'auteur n'a garde de s'exprimer aussi grossièrement.
• Ibid. 1. 34. Apportait une flûte.
2ûffj-y« xxivT.v TÔ) Aâçv'.^t i^&pov >io[jLt^cuaa, leçon du manuscrit de Florence. Awpov manque dans celui de Rome et dans Colombani. Il faut le conserver. Cela fait une plirase très-belle , imitée peut-être de ce passage de Théopompe : Tî
aÙTo'v ;
P. 146, col. 1,1. \b. Se jettent en meuglant dans la mer.
Amyot : Et toutes d'une secousse sejettèrent ensemble dans la mer: le saut desquelles , pour ce qu'elles sejettèrent toutes à coup dans la mer , le saut sur l'un des côtés de la fuste fu t si pesant et si lourd, avec ce que la tourmente y aida vu petit, que la fuste en tourna sens dessus dessous. Tout cela pour une ligne dans le grec fort claire et bien tournée !
Ibid. 1. 24. Comme celui qui ne menait ses chèvres que dans la plaine.
Amyot n'a point entendu cela. 11 traduit : Comme cet ni qui gardoit les bêtes aux champs.
Ibid. 1. 26. Car il faisait encore chaud.
Amyot : carc'étoit en été. Nullement ; c'était en automne : on vient de le dire tout à l'heure. Il est aisé de voir avec quelle négligence Amyot a fait sa version.
Ibid. 1. 30. Si peu de vêtement qu'il portait.
Expression d' Amyot, usitée de son temps. Voltaire l'a blâmée dans ce vers de Polyeucte :
^ peu que j'ai d'espoir ne luit qu'arec contrainte.
Fénelon, de l'Éducation des Filles : Si peu qu'on connaisse l'histoire, il n'y a pas de moyen de douter de cela. Dans la Vie de Brutus, Amyot: Il mit incontinent atix champs si peu de gens qu'il avoit.
A propos de Fénelon , j'écris ainsi ce nom avec un seul accent, comme je le vois imprimé dans toutes les vieilles éditions. Ma mère disait Fénelon et non Fénelon.
Ibid. 1. 31. N'ayant coutume de nager que dans les rivières.
Il est plus aisé de nager dans la mer que dans les rivières. L'auteur ne savait pas cela.
Ibid. 1. 41. 5i la corne de leurspieds ne s'amollissait dans l'eau.
Amyot : Si les cornes de leurs pieds ne s'accrochaient en nageant à quelque chose dedans l'eau. Contre-sens.
Ibid. col. 2. 1. 9. Y pendirent chacun quelque chose de ce qu'il recueillait aux champs.
Amyot : Quelque chose de leur métier.
Ibid. 1. 20. Pour la première fois en présence de Daphnis.
Ceci est omis dans Amyot.
Ibid. L 37. Mais, quoi qu'il y eût.
C'est la phrase d' Amyot. De même dans le Plutarque, Vie
de Pompée : Ils n'étoient point délibérés, quoi qu'il y eût, de l'abandonner.
P. 146 , col. 2, 1. 37. Daphnis ne sepmivait éjouir.
C'est ainsi qu' Amyot a écrit , et non , comme on a mis dan», quelques éditions , 71e se pouvoit réjouir. La Fontaine,
On l'emporte, on le sale, on en fait maint repas. Dont maint voisin s'éjouit d'être.
P. 147. coL 1 , L 2. Étant jà l'automne en sa force.
Amyot dit : en sa vigueur. La phrase de la Fontaine vaut mieux :
Le printemps par malheur était lors en sa force.
Thucydide avait dit : Étant jà l'été dans sa force et les bleds en maturité. Mais cette expression ne s'applique pas également bien à l'automne.
Ibid. 1. 3. Chacun aux champs était en besogne.
nàî nv xcLTct, Tcùç à^poù; èv ep'yw' ô f^èv Xnviùî £7re» oxeûa.!^sv ,ô^ï,k. t. X. Lucien , Comment il faut écrire l'histoire : oî Koptvôioi wâvre; h fp^w riav ; 6 fxtv oTrXa stce- (TXEÛa^ev, 6 oèXîôouç wapscpepev, 6 ^s...
Ibid. 1. 5. Les autres nettoyaient les jarres.
Amyot : Racloient les tonneaux.
Quoique les barils fussent connus du temps de Longus , on serrait encore cependant le vin dans des jarre» beaucoup plus grandes que nos tonneaux. J'en ai vu de telles dans la Calabre , où elles servent à garder l'huile. Diogène n'habitait jias un tonneau, mais une de ces grandes jarres. Il y pouvait être fort bien. Celles que j'ai vues avaient cinq ou six pieds de diamètre et autant de profondeur. Le cuvier du conte de la Fontaine est une jarre dans Apulée , testa.
Ibid. 1. 7. La meule à pressurer les raisins écrasés.
n faut lire, comme l'a proposé l'éditeur de Rome, /(Qca à7ro6Xt(]/ai rèv oiv&v èx twv jîoTp'jwv. Car outre le passage cité d'Alciphron, en voici un autre de Lucien, Histoire véritable, liv. n :... âf^TrsXoiPoTpûwvTrÂT^pîtî' otvov sç aùrro-»
«TTOÔXtOOVTS; ÈTTiVCpLev.
Ibid. Les raisins écrasés.
Ta waTTiOsvTot Porp'J^ta, plus bas.
Ibid. 1. 18. Et leur versait du vin.
Amyot : et leur portait du vin. Il a lu dans son texte rivsfica TïOTÔv aÙToîç, au milieu de viiytt. -jz. au.
Ibid. 1 24. Si qu'un enfant hors du maillot.
Amyot : Si qu'un enfant ae mamelle. Le grec est clair.
Ibid. 1. 28. Des champs de là entour.
On disait du temps d' Amyot : là entour, là autour et là alentour. Journal de l'Étoile, t. 4, page 173, les gens de là autour ;ti Amyot lui-même, ci-dessus , /oZ/o 26, verso, de l'édition originale : tous les paysans de là autour. Mais c'est peut-être en cet endroit une faute d'impression ; car il dit toujours là entour. Folio 57, verso: Tous les paysans de là entour; et folio 27, recto. Mais quelque paysan de là entour. Dans la Vie de Démétrius , les barbares de là à l'entour.
Ibid. L 33. Dont il fut bien aise.
Amyot : Daphnis en fit du courroucé. Contre-sens. Il détruit l'agrément de ce passage qui est tout dans l'oppositioi> de ceci avec ce qui suit, à quoi Chloé prenait plaisir ; mai^ Daphnis en avait de l'ennui. Ces deux phrases se répondent.
Ibid. 1. 35. Jetaient à Chloé plusieurs paroles à la traverse.
Mémoires de Vieilleville, liv. III, ch. xxii : Ceux de Boulogne commençaient à faire contenance d'entendre à quel-
SUR LES PASTORALES DE LONGUS
que taiHlulalioH. Car sous prétexte de venir avec tauf-conduit visiter les prisonniers , ils en jetaient souvent plusieurs propos à la traverse. Henri Estienne , Apologie pour Hérodote : Vais cependant je jetterai ce mot comme à la traverse. Gourville , Mémoires : Il en jeta quelques propos à .V. Hervart.
P. 147 , col. 1 , 1. 37. Comme des Satyres à la vue de quelque Bacchante.
Cest bien le sens ; mais il faudrait exprimer cela avec l'agrément et le rhythme qui est dans le grec, traduire aavu4fc)- Ttsîv, et conser\-er la naïveté de cette troumure<tz'. s-jj^ovro... /.xl vs'aEoflxi. Amyot : Les hommes dans les presssoirs... sautoient après Chïoé comme /croient des Satyres autour de Bacchus. Il met Chloé dans les pressoirs avec les hommes. Il n'a pas su ce que c'était que les pressoirs dont parle Longus. C'étaient des espèces de bassins de pierre en plein air.
Ibid. col. 2,1. 17. Et ainsi comme ils s'ébattaient , survint un vieillard.
Amyot : Survint en leur compagnie un vieillard. Ces mots en leur compagnie, ont été supprimés dans les réimpressions.
Ibid. 1. 20. Vieille aussi la panetière.
Il faut lire certainement dans le grec, xal zry îrnpav "|epa'.stv, car le sens l'exige, et outre le passage cité •yspav îT-'— Xoj, Théocriteadit aussi, ^patôv àiTST{>ji*T* lïrpôv.
Ibid. 1. 21 Le bon homme Philétas , enfants , c'est moi qui jadis ai chanté , etc.
Version littérale, ad verhum; la phrase, la construction, les repos , tout comme dans le grec. .^Jnyot traduit : Mes enfants, je suis le bon homme Philétas. Mais il y a dans l'original : <i>Or-ii, a ■jzxi^t;, i ttî îoCûtt.; èvô. S'il eut dit : w ■jZT.i^t^, È'yt) uiv ivj.\ <î>i).r.Tâ; ô ■TTîîO'êÛTr,; , ce serait le même sens , les mêmes' mots , et la phrase du monde la plus plate. Dans Plutarque, Thémistocle : tpcco <tci, Paat).£j, 0Eu.i(rrcx>.f; sfti.
Les traducteurs qui se tourmentent à chercher des tours élégants , ne savent pas combien de passages des anciens se peuvent rendre mot à mot avec une grâce intinie. Ce vers de Virgile :
nie meos primus qui me sHijuaxU amores .^bstiUit,
a faille désespoir de tous ceux qui l'ont voulu mettre en français. Il est divinement traduit . et mot pour mot , dans la Chronique du petit Jean de Saintré : Celui emporta mes amours qui premier me joignit à lui. Delille a peu de vers qui vaillent cette prose-là.
Ibid. 1. 23. Mainte/ois ai joué de la flûte à ce dieu Pan que voici,
Amyot • en Fhonneur du dieu Pan. Cest là une faute considérable ; car l'auteur indique à dessein une certaine image de Pan dont il sera question dans la suite.
Ibid. 1. 44. Qui en ôterait la muraille qui le clôt.
Amyot : La haye qui le clôt. Il n'a point su ce que voulait dire aîaastâ, une muraille sèche sans ciment.
P. 148, col. 1, 1. 11. Comme vieua: et ancien que je suis.
Lisez dans le grec, iacîu; àttcl "tiztùi. Br.
Ibid. 1. 33. Ce ne me serait point de peine de te
baiser.
Lisez dans le grée, èaoi uiv , u ^O.r,zi , çtXraas at (pOcvo; -jîtt;, et non — cvc; cîxî'sî;.
Ibid. 1. 45. Plus ancien même que tout le tentps.
Amyot : Ainssuis plus ancien que le tneil Saturne , et que 'le toute ancienneté. Cela est inintelligible.
P. 148, col. 2, L 32. Et ravit les âmes.
L'auteur, sans employer plus de mots , développe mieux sa pensée, qui est que les ailes d'Amour ravissent au ciel le» âmes , à peu prés comme Rousseau a dit : « Et ces ailes de feu qui ravissent une âme au céleste séjour. « Tout cela au reste est pris de Platon.
Ibid. Ayant plus de pouvoir que Jupiter même.
Ménandre avait dit :
A£(T7Tiiv' , epoTtî cù^Èv îo^ûei îtXîjv, Oùo' a'jTo; 0 xparûv it eùe»vti Ôatôv
Ibid. 1. 43. Moi-même j'ai été jeune.
Dans le grec aurrô; iasv "jàp rixrv vî'îç. Mais d'abord -jas ne se peut souffrir. Ensuite raicv, quoi qu'on en dise, n"est guère usité : c'est un mot macédonien. Longus avait peutêtre écrit, aÙTÔ; uiv é-j^êvsurv vsc;. Ou mieux encore, aOri; U.ÏV TTcr' £-)^Ev5u.T.v v£s;, comme dans Ménandre, X3.{zz: v£cç sot' è'j'êvîaT.v xir^iù , yjvai.
P. 149, col. 1 , 1. 5. Coucher ensemble nue à nu. Marot:
La nuict passée , en mon lit je soogeoye
Qa'entre mes bra< toos tenoU au à na.
Ibid. 1. 13. En plus grande détresse qu'auparavant.
Amyot ajoute : parce que l'amour commençoit à les toucher au vif. Cela n'est pas dans le grec , et ne vaut rien du tout
Ibid. 1. 15. Avec les paroles du vieillard.
Amyot ajoute : Si disoient ainsi à part eux. Cest là justement ce que l'auteur n'a pas voulu dire, et qu'il supprime a dessein , prenant le rôle du personnage dont il rapporte les paroles et se mettant à sa place . comme dit Longin, qui montre par des exemples l'agrément de cette ligure et la grand.vivacité qu'elle donne au récit. Aux passages qu'il cite d'Homère et d'Hécatée, on peut joindre celui-ci de la Fontaine, non moins admirable :
L'époovante est aa nid plus forte que jamais :
D a dit ses parents , mère , c'eit à cette heore...
Xon , mes enfants , dormez en paix.
Si cela était en grec , Amyot traduirait : Alors répouvante fut au nid plus forte que jamais elle n'avoit été, et quand Palouettefut de retour, un de ses petits lui dit : Ma mère, le maitre de ce champ a dit qu'on allât quérir ses parents ■ c'est maintenant qu'il nous faut partir. A quoi Valouette répondit : y on, mes c fiers petits enfants, dormez et reposezvous bien en toute paix et assurance. C'est ainsi qu'il traite Longus et Plutarque. Amyot a de belles expressions ; mais il paraphrase toujours.
Ibid. 1. 39. Mais nous l'endurerons.
Dans le grec, mettez un point après xa:Tc:rffïu.£v , et commencez l'autre phrase, ifcJTEîsv u.£Ta <^l>.T-â•; tcjt: aÙTo'-
■J'îvETZi VJXTEpwiv îraK^EUTTÏ'.SV. Br.
Ibid. col. 2. 1. 23. Ils étaient sous le chêne assis.
.Amyot traduit sous un chêne. Voyez page i, ligne l, à la lin de la note.
Ibid. 1. 34. Comme s'ils eussent été liés ensemble.
Amyot : Comme s'ils eussent été collés ensemble. Cette grossièreté n'est pas dans le grec.
Ibid. L 36. Mats pensant que ce fût le dernier point...
j Ces mots se pourraient unir aussi bien à ce qui précède, et I la ponctuation seule les eu sépare. Cest la même faute qu"Aj ristote reprend quelque part dans une phrase d'Heraclite . et ' où est tombé notre auteur quand il a dit , p. 49 de l'édition Je
ISOTES
RoiEè, cO y.y.v 6 Aâçvt; y^aîfétv s—Z'.bi Try <}'Uy r,v , tc^tov tt.v X/.c'ïiv YJL/.vr,v rX'ji: tt.v îc«f(5'tav. Les pauses dans le dis- <ours doivent être marquées par le sens, et la Fontaine est blâmable d'avoir dit dans un de ses contes :
Quant au surplus, ils avaient deux enfants, Garçon d'un an , fille en âge d'en faire. Comme il arrive en allant et venant , Pinucio, jeune homme de famille.
Jeta si bien les yeux sur cette fille , etc
Ce vers « comme il arrive... » dont la Fontaine fait le commencement de la seconde phrase, semble appartenir à la première, et le lecteur hésite, malgré la ponctuation.
P. 149, col. 2, 1. 51. £■< est bordée de beaux édifices.
Toutes les éditions d'Amyot portent : et est bornée de heavx édifices. C'est une faute d'impression de l'édition originale , lisez ornée, rim,TiU.hn.
P. 150, col. 1, 1. 16. S'il leur fallait quelque chose de plus.
Dans l'édition originale d'Amyot, on lit : et Icurfalloit quelque chose plus : faute d'impression.
P. 151 , col. 1 , 1. 2. Répondit franchement.
Avec hardiesse , francamente. Amyot est plein d'italianismes , comme tous les écrivains de son temps.
Ibid. 1. 16. Mais il y avait dedans.
Amyot, dans l'édition originale et dans toutes les réimpressions : mais s'il y avoit dedans; ce qui brouille toute la phrase. C'est une faute de l'imprimeur.
Itid. 1. 33 Comme une volée d'étourtieatix.
Amyot a omis cela.
Ibid. 1. 44. Du tourteau.
Lisez dans le grec, ^uaîrou, non ^ujjlt-su. Br.
Ibid. 1.49. .4 pied, au lieu qu'ils étalent venus en un beau bateau; blessés et mal menés, au lieu qu'ils étaient partis gais et bien délibérés...
Thucydide, liv. VII : XIs^oùç SI àvrl vauêaTûv Tropeucas-
VCUÎ.
Ibid. col. 2. 1. 18. Aller faire dicpis qu'il poiirrait.
Amyot : Du pis qu'ils pourvoient. Faute d'impression.
Ibid. I. 32. Ravit et pilla.
Amyot : Ravit et roba. Italianisme.
P. 152, col. 1, 1. 15. Vient d'être arrachée de vos autels.
Un peu plus bas, p. 83 du texte de Rome, i.Tzi(ST:%ay.-i. I^oubiv Trapôs'vov.
Ibid. 1. 26. En quelque ville.
Amyot : En la ville. Même contresens que ci -dessus, pag. 77, ligne I , fin de la note.
Ibid. 1. 28. Sans mes chèvres , sans Chloé.
Amyot : Sans mes chèvres et sans Chloé. Il n'y a point d'et dans le grec : ccveu tôv aî-j^wv , âvEu XXo'n;. Rien ne marque mieux le peu de sentiment qu'avait Amyot du style de Longus.
Ibid. 1. 29. Pour être désormais misérable manœuvre.
Amyot : Il faudra désormais que je sois un fainéant. Ce n'est pas là le sens.
Ibid. 1. 32. Qui m'emmènent aussi.
lout cet endroit, fort mutilé dans le texte grec, parait assez bien rétabli par les conjectures de l'éditeur de Rome,
quilitixal rix; asv a'.-j-a; àîTof l'pouoi, xal Ta Trpo'êaT» xaTa6'j(T0uot ( non X7.TaO'j5U(Tt )• XXo'r) ^è îro'Xtv Xcwrô» ct/.riosi. Ilotsiî dWaaiv ( non ttooÎv ) à-aiat ttixîx tÔv ttx ■ Tî'p» /.Xi Tïiv {j.r,T-'pa, âi■^VJ r&iv aqûv , aveu XXo'-fiç, Xcittov s?T«Tr;î (non Àt77sp-]râTr.;) è(jo'p.Evcç; Èy/a -yàp vs'fAftv fri oùd'sv. ÉvTaùôa Trcp'.|AEvw >ce!u.£vc{ t) Ôâvaxcv r, itcXsatcuî sTî'pouî ( non 7ro'X£u.ov ^E'jxepov ).
P. 152, col. 1 , 1. 43. En tout semblables aux images.
Amyot : Semblables en tout et partout aux images qui étaient dedans la caverne. li allonge sa version le plus qu'il peut.
Ibid. 1. 49. L'avons fait élever et 7ïourrir.
L'édition originale d'Amyot et toutes les réimpressions portent cw/erer et nourrir : faute du premier imprimeur. Folio 78 , recto , de l'édition originale : Je l'ai moi - même trouvée et depuis nourrie et élevée ; et folio &, verso , Jit prière aux Nymphes qu'à bonne heure pust-il élever et nourrir la pauvre enfant.
Ibid. 1. 50. Car, afin que tu le saches.
Amyot : Ne pense pas que Chloé soit fille de Dry as, ni née en ce village, et que ce soit l'état appartenant au lieu dont elle est venue que de garder tes brebis. La plus grande faute d'Amyot, dans cette pitoyable version , c'est de dire et narrer tout au long ce que l'auteur veut seulement laisser soupçonner au lecteur , et qui doit se découvrir plus tard. Il fait la même sottise dès le commencement de l'ouvrage.
Ibid. col. 2,1. 47. Sous une roche haute et droite.
On a ajouté ces mots , qui manquent dans le grec par la faute de quelque copiste.
Ibid. 1. 48. Afin que de la côte, à toute aventure...
Le grec est corrompu. Peut-être faut-il lire , cû; (A-zi^'au.oÔÉv (au lieu de w; [at.Sè u.îav) èx ttî; "^f,; tûv à-j^potxwv nvà 'j.'jTtf.ay.i.
P. 153, col. 1, 1. 23. Elles battant de leur queue.
On lit dans la version italienne du Caro : E con tanta tempesta. percotcvano la catene con la coda : c'est une faute des imprimeurs ou des copistes ; car cette version , fort estimée en Italie , n'a point été imprimée sur le manuscrit du Caro , mais sur une copie assez défectueuse. Corrigez percotcvano le carène. Au commencement du quatrième livre on lit : avea daW uno dei lati un alberetto, lisez un albereto. Et dans le deuxième livre , Daphnis , plaidant sa cause devant Philétas , dit : non fu mai che pure uno solo di questi vicini si rammentassera chein loro orto en trasse una mia capra. Lisez si lamentassero.
Ibid. 1. 25. Du haut de la roche.
HjtoÛETc' Tiç inh ira opôîou Trs'rpaç, ttî ÛTrÈp tï;v âxpav. Cette phrase ne laisse aucun lieu de douter qu'il n'ait nommé plus haut la roche dont il parle , en désignant sa situation au-dessus du promontoire. De môme dans le premier li\ re : iiJeTv sâ'oxouv rà; Nûaepai; ÈxEÎva?, Ta; ev tû) àvTpw , c'est-àdire : « Ces Nymphes dont je viens de parler, et que j'ai dit être dans l'antre. » C'est une de ces façons de dire qu'il imite de Xénophon et des Socratiques.
Ibid. 1. 39. Pour quelque méfait.
Amyot : Pour quelque maléfice.
Ibid. 1. 52. Ni à moi aussi.
On disait du temps d'Amyot 7ii moi aussi, pour ni moi non plus.
Je. ne suis roi ne prince aussi ; Je suis le sire de Couci.
Et dans l'épigrammedeMarot : Adonc, répondit l'ipouf ce. je ne vous ai pas mors aussi. C'est l'italien m anche.
SUR LES PASTORALES DE LONGUS
p. Ij3, col. 2, I. 3. Je tous ferai tous abîmer si
a ne rends C'hloe aux .\ijmphes, à qui vous l'a-
ws enlevée.
Os changements de personne, comme tous les anciens critiques l'ont remarqué, donnent au discours un mouvement vif et naturel qui peint la passion. Démosthéne en est plein , ft passe souvent du ^m au vous dans la > lème phrase. Il y a quelque chose de semblable dans cet endroit de Racine :
ITea doate point, j'y coars, et dès ce moment m^me... Bajazet , écoutez , je sens que je tous aime ; Voos TOUS perdez.
Ibid. 1. 27. Sans broncher.
OJ/. j;î/.i56a;vsvTX Tiiî xEf aai twv ^r./.ûv. Bruuck trouve étrange qu'on dise ri xe'f xtz tûv -/[rXi^t. Le manuscrit de Florence porte : toI; xspxot tûv 3cû>v. Peut-être y avait-il
Ibid 1. 49. C'était environ l'heure.
Amyot affaiblit l'expression en traduisant environ le temps qtie Poil renifite... Il fallait garder la tournure de l'original familière aux grands écrivains. Démosthéne, ÏTziix u.=v ■jàp r». Racine :
C'était pendant l'horreur d'ane profonde nuit.
P. 154, col. 1 . 1. 30. Et leur en consacra la peau.
Dans Amyot : Et leur en sucrifia la peau ; faute d'impression répétée dans toutes les éditions.
Ibid. I. 3C. Vne libation de vin doux.
n faut lire dans le grec ê-îtîTcWc. Il répandit cette libation sur la partie de la victime offerte aux Nymphes. Remarquez , dans la leçon vulgaire, trois fois de suite à— i. Cela est désagréable. Br.
Le manuscrit de Florence porte en effet î:ïî'<R7ê'.aï.
Ibid. Et ayant accommodé de petits lits de feuil-
la^je.
Amyot : Ayant accoutré de petits sièges pour se seoir avec force feuillage et rerde ramée. Il oublie qu'on mangeait couché du temps de Longus. Manger assis était regardé comme une grande austérité, pénitence, marque de deuil. Catoo , depuis la défaite de Pharsale , ne se coucha plus pour manger.
Ibid. 1. 43. D'anciens pasfeurs.
Bien ditici. Voyez ci-dessus, pagel39, col. 2, ligne 10, la note.
Ibid.coL 2,L 2. Offrande pastorale.
Dans Amyot : Grande pastorale à un dieu pastoral. Autre faute d'impression , soigneusement conserv ée dans toutes les éditions.
Ibid. 1. 8. Le bon homme Philétas.
n faut lire dans le grec comme l'a vu Villoison, ô *t).r,Tx; 6 Pc-jxîÀs;. Sur quoi Brunck se récrie à tort : « M. de Villoison, dit-il, aime par trop les articles. » Cest Longus qui les aime. Le redoublement de l'article est du langage naïf, et convient très-bien ici. On le supprime au contraire dans le style élevé. Il y a telle ode de Pindare où vous trouverez à peine an article.
Dans Hérodote î/.t); «rrâ>rs s âpre; t1'3 7:aî5i; -vj ftr.Ti; , I Toû ntpJ'ocxct), est bien dit et naïvement. Il ne faut point du i tout corriger ce passage.
P. 155, col. 1, 1, 3. y» autre, quel qu'il fût.
Ibid. 1. 19. Le convièrent à leur repas.
Le grec ajoute : Le faisant coucher auprès d'eux. Amyot : Le firent seoir auprès d'eux, et de même un peu plus bas : Philétas adoncse leva en pied sur son siège. Il eût pu dire lOQt aussi bien : .Vit sj perruque et son chapeau.
Le Caro : Ella disse che non degnava persuo amante uno che non fosse ȏ tutto uomo ne lutto becco. Cette version est plus exacte.
Ibid 1. 19. Composée des plus grosses cannes.
M-'-yx sp'yxKsv xxi xj),â>-< u.e'jrsD.wv. Peut-être faut-il lir« y.xj/.ûv ti.E^3t>.«v. Br. Ou plutôt Me'^x Ôp-yx-»;* y.aJ.a'au» u.i-fi>.bit , comme a lu .Vmyot.
j Ibid. 1. 21. On eût dit que c'était celle-là même.
I Amyot : Tellement qu'on eust dit que... >. Il ajoute cette
■ liaison Tellement que, qui n'est point dans le texte, et partout il en use ainsi. C'est le plus grand défaut de son style, que cet enchaînement de périodes, qu'il imite des p.t>ses florentines, et qui s'éloigne fort du caractère de l'auteur. Celui-ci , dans sa composition , suivant le précepte des maitrès et l'exemple des anciens , varie incessamment le rh j-thme et la mesure de ses phrases. C'est ce qu'on a taché d'observer,
I et le lecteur s'en apercevra , dans les endroits surtout qu' Amyot n'a point traduits , et qui paraissent en français pour la première fois. Amyot , en général , tout occupé du sens littéral de l'auteur, en altère souvent la phrase, et ne rend presque jamais les formes du style, qui, dans un ouvrage tel que celui-ci , importent autant ou plus que le fond même des idées.
Ibid. col. 2, 1. 12. Et au lieu de roseaux.
On lit dans la première édition d'Amyot : Et au lieu de ! s'aller jeter entre deux roseaux; faute d'impression repro- ] duite dans toutes les éditions. Lisez : entre des roseaux.
i Ibid. 1. 15. En tira d'abord un son douloureux.
i Amyot : En sonna un chant piteux , comme d'un amoureux
transi, comme d'un poursuivant, comme d'un qui sonne la
j retraite, comme d'un qui va cherchant et rappelant quelque
■ beste qu'il a égarée. Ce n'est pas là traduire , mais trahir les anciens, comme dit l'italien, non tradurre, ma tradire.
Ibid. 1. 31 . Ils se baisaient l'un l'autre.
Amyot : Ils prirent Vun de l'autre tout le plaisir qui leur fut possible. Amyot ne manque guère l'occasion de présenter quelque image grossière.
Ibid. 1. 37. S'allèrent asseoir dessous le chêne.
Amyot traduit dessous un chesne, quoiqu'il y ait dans le grec le chesne, c'est-à-dire, celui dont il est déjà parlé ailleurs : p. 15, lig. 22, ils s'assirent au pied d'un chesne ; p. 17, lig. 6, assis sous le chesne à son ordinaire ; p. 61, Lig. 17, ils étoient sous le chesne assis; p. 74, lig. 15, sous lefoutcau ( qu'il appelle ici le chesne ) ; et p. 1 16 , lig. 2 , droit au chesne.
Amyot ne fait nulle attention au récit de son auteur, n a traduit Longus , mais il ne l'a point lu.
Ibid. 1. 45. Ils contestaient entre eux d'amour.
C'est le grec mot à mot. Amyot : Us faisaient à Venvi l'un de Vautre à qui plus aimeroit sa partie; style de procureur ou d'huissier.
Ibid. l. 53. Lui jurât un autre serment. Racine :
£t tes serments jurés an plas saint de nos rois.
P. 156, I. 37. Le capitaine, parti aussitôt avec ses gens.
Amyot : Le capitaine se partant aussitost. Les nouveaux éditeurs ont pris cela pour une faute d'impression, et ont, corrigé se partageant, qui est une pure sottise. Amyot dit à l'italienne se partir, pour partir. Ci-dessous , p. 1 ib , ainsi se partit Daphnis : et plus haut, livre H ( folio 24 de l'édition originale), mais après qu'il se fut parti. Dans la Vie de Brutus, et là se partant derechef.
NOTES
p. 156, col. 2,1. 2. D'avoir si à la légère offensé leurs voisins.
Amyot : D'avoir si longuement offensé leurs voisins. C'e*t cans doute une faute d'impression. Cela n'a aucun sens.
Ibid. 1. 19. Car incontinent la neige.
Cette description de l'hiver ne convient guère au climat de Lesbos. Virgile a péché de même contre la vérité en parlant de Tarente, où jamais on ne vit les eaux enchaînées, ni les pierres fendues par le froid. Hérodote ayant fait une peinture célèbre du froid de la Scythie, plusieurs le voulurent imiter, sans s'embarrasser des convenances, mais aucun plus ridiculement qu'Hérodien , qui , dans un récit historique , décrit en poète les frimas du Rhin.
Ibid. 1. 31. Les uns retordaient du fil.
\myot : Les uns filaient des cordes. Contre-sens.
Ibid. 1. 32. Les autres tissaient du poil de chèvre.
Amyot : Les autres tressoientdu poil de chèvre. Contre-sens. On fabriquait de grosses étoffes de poil de chèvre ; elles servaient à vêtir les pauvres et à faire des tentes.
Les fautes d'Amyot se multiplient à tel point dans les deux derniers livres , que , si on les voulait noter toutes , ce serait une chose infinie.
Ibid. 1. 51. Chaque fois qu'ils trouvaient sous la main la panetière. '
C'est le grec mot à mot. Amyot : Chaque fais qu'ils n'avoientlapaneiière; phrase inintelligible. Dans la réimpression, on a mis : chaque fois qu'ils maniaient. L'expression est ignoble. Il faut savoir écrire pour employer ces mots , comme dans le vers de Rousseau :
N'éproavèrent jamais , en maniant la lyre , Ni fureurs ni transports.
P. 157. col. 1 , 1. 40. Voire même celle de la Scythie.
Amyot : De la Tartarie. Dans son Plutarque, il dit souvent : la Homagne , le Milanais.
Ibid. m. Épiant.
Lisez dans le grec, 7repi(x.ev£)v , et non pas p.Eftu.vâ>v.
Ibid. L 52. Si mal à point.
Ou a imprimé dans quelques éditions mal en point, qui wat dire tout autre chose.
Ibid. coL 2, 1. 14. Mieux vaut, disait-il, que je m'en aille.
Amyot : Que je me taise. Il a suivi un texte corrompu.
Ibid. 1. 19. Comme si expressément Amour eût eu piiié de lui.
La Fontaine dans Joconde : Amour en eut pitié.
Ibid. 1. 32. Dieu te gard.
Ancien souhait ou salut. Molière : Dieu te gard, Cléanthis. Cette locution a été souvent méconnue par les éditeurs de nos poètes. Dans un quatrain à la louange du prince de Condé , chef des huguenots , sous Henri III :
Ce petit homme tant joli.
Qui toujours cause et toujours rit ' Et toujours baise sa mignonne.
Dieu gard de mal le petit liomme.
Voltaire lui-même a cité : Dieu garde mal le petit homme, croyant que c'était une allusion à la mort de ce prince', qui fut tué à Moncontour. Mais c'est une faute d'imprimeur. Rabelais a dit quelque part : Dieu gard de mal Thibaut Mitaine. La Fontaine, à la fin du conte des Troqueurs :
Or n'est l'affaire allée en cour de Rome , Trop bien eit-elle an Sénat de Rouen.
I.à le notaire aura du moins sa gamme En plein bureau. Dieu garde sire Oudinet Ifna conseiller barbon et bien en femme, Qui fasse aller la chose du bonnet.
Ces vers sont ainsi rapportés dans la nouvelle Vie de ik Fontaine. Lisez , pour le sens et la mesure : Dieu gard sire Oudinet, comme la Fontaine lui-même a dit : Dieu nous gard de plus grand' fortune. Faut-il s'étonner que les textes grecs et latins soient altérés , quand nous voyons nos auteurs mêmes estropiés de cette façon? Peu de gens aujourd'hui savent assez de français pour être éditeurs de la Fontaine.
P. 157, col. 2, 1. 36. A peine qu'ils ne tombèrent.
Expression d'Amyot, qu'il emploie fréquemment. Cette phrase lui est particulière. On disait en ce temps-là, à peu qu'ils ne tombèrent, comme parlent toujours Rabelais et le* Cent Nouvelles nouvelles.
Ibid. 1. 43. Ayant ainsi Daphnis...
C'est là certainement ce qu'a voulu dire l'auteur. Mais 1« texte est altéré.
Ibid. 1. 51. Xe louèrent grandement de son bon esprit
0( Je ÈTnTiv&uv to èvep'ycv. C'est la leçon très-correcte des manuscrits de Rome et de Florence. Lucien , dans le Songe ; ÈTvaivûv rè )caivoup"Yov.
P. 158, col. 1,1. 12. Et lors assis.
Non plus couchés comme pour manger. Amyot : Toutefois encore assis. Contre-sens.
Ibid. 1. 22. Qu'ils habillèrent.
C'est le mot propre. Cent Nouvelles nouvelles , 59 : Elle avait fait habiller l es deux meilleurs chapons de léans. Moyen de parvenir : Te voilà maître boucher ; tu as habillé un veau. Le même calembour est dans Bonaventure Desperriers : Je lave les tripes du veau que j'ai habillé ce matin.
Ibid. 1. 44. Tendirent des gluaux.
Il y a dans toutes les éditions d'Amyot : pendirent des qluaux; faute du premier imprimeur.
Deux lignes plus bas : ens'entre-baisant. Ily adans Amyot : et s'eiitrc-baisa; autre faute non corrigée dans les réimpressions.
Ibid. 1. 50. M'as-tu point oublié P
C'est le sens. Lisez dans le grec , àpa |A3u.vr,aaî p.o'j ; comme plus haut, àp* [A£{i.vr,(ia.t toù ivsiî'îcu t&'jiÎe , xàu.oy.
Ibid. col. 2,1. 20. ^n les baisant tous premier que Chloé.
Amyot : En les baisant tous, fors que Chloé, de peur qu'il ne souillast son baiser. On ne sait quel texte il a suivi; ou plutôt il n'a fait nulle attention au texte , qui est fort clair en cet endroit.
Ibid. 1. 23. Ne se passa point tout pour eux.
Dans les réimpressions d'Amyot on a mis : ne se passa point du tout pour eux. Grosse fau».e.
Ibid. 1. 48. Commençant petit à petit, etc.
Amyot : Commençant petit à petit à reprendre leur chant ramage, après un si long silence. Les brebis besloient, les agneaux sautaient, etc. Cette mauvaise traduction a été encore mutilée par les imprimeurs. L'édition originale porte : Commençant petit à petit àreprendre leur chantramage.Après un si long silence, les brebis besloient, etc. On a supprimé cela dans les réimpressions , et mis à la place une version qui ne vaut guère mieux, faite sur le latin de Jungermann. • Si long silence est ridicule ; mais Amyot ne songe guère à ces choses-là. Le style de Longus périt tout dans ses mains; c'est un tailleur de pierre qui copie l'Apollon.
SUR LES PASTORALES DE LONGUS
V. 169, c<d. 1,1. 10. Pourchassant le dernir but... liaas le grec , t pwra J^r.TsûvTt; , comme les stolqnes ont dit :
ÎJr.TÛv ipiTTv, et nos mystiques : cherchtr Dieu. Ibid. L 16. Frissait.
Mot de la façon d'Amyot, «s«Ç Xt'yî'asvîv. C'est l'italien frizzare.
Ibid. col. 2, 1. 4. // tenait civee soi certaine petite femme jeune et belle.
Amyot : Sa femme itoit jeune et belle, et plus délicate que ne sont ordinairement les femmes des paysans.
Amyot a cm Lycenion une paysanne, femme da paysan Chromis : étrange méprise. Le nom même de Lycenion indice une courtisane Chromis, bourgeois de Mitylène, ou plutôt d'Athènes , car tout ceci est pris de la Nouvelle Comé- <lic , vit à la campagne avec une tille de la ville. Trois sortes de sens paraissaient dans les comédies , entretenant des tilles publiques : vxy x).r, soi, les négocia nts ou armateurs de navires ; <rrf XTiÛTai, Us gens de guerre, enrichis en Asie au service Jes rois ; -^tbayA , les cultivateurs, riches aussi pour la plupart; car AtJienes faisant beaucoup de commerce et ayant peu de territoire , les terres y étaient fort chères.
Ibid. L 29. Feignant d'aller voir sa voisine qui travaillait d'enfant.
I^ texte est gâté en cet endroit. Le manuscrit de Florence porte : tt,; m'.'JTr.; wç -zt-zx tt.v yjvxûcx àxceIv zry "■'jtTC'jaav aTTisyca. Celui du Vatican : «; tzx^x -rht "jpvaûcx Xaêir» TTTv TocTîUdxv. Lisez : ô>; ^xpà -rry yjvxixx îKii-rry TT' TUCTCjsav : comme dans Hérodote , liv. ih , 16 : riv xv- ■•scdiïov TCJTC-» Tî-» u.x<m-jt)6;'vTX ; et ci-dessus , liv. n : t;v nâvx ÈxsTvov, TM 0— i rii ttituï l<îpup.£>0'y.
Ibid. 1. 30. Au chêne , sous lequel était assis Daphnis avec Chloé.
Il faut lire dans le texte ii;\ -rh <^2jv evÎx (non sv f) ixx^î^izo, comme ailleurs il dit, liv. H, — fà; rh' çT")fbv ■tT:£/cv îtdx £Xxd-1^;vTi.
Ibid. L 33. De mes vingt oisons.
Homère , Odyssée :
Xi5vs; u.5t xxTx clxiv iî/.ca: irjîcv î^vjv..
Ibid. 1. 52. Tu aimes, lui dit-elle, Daphnis , tu aimes la CMoé.
Épi;, eTîtîv... Héliodore, liv. III, pag. 130, ligne 16, «ditiôn de M. Coral ; et tom. H, p. 52, de la traduction d'Amyot, dans notre collection.
P. Î50, col. 1, 1. 22. Se prit à l'instruire en cette façon.
Ce qui suit n'a point été traduit par Amyot jusqu'à ces aiots -.finie l'amoureuse leçon.
Ibid. L 30. Où chose ne fit...
Donys d'Halicamasse , H. 2. ONOM. : xxî cù^r» xvj.o
Ibid, col. 2,L 2.Nesavaitplttss'iloserait rien exiger de
Chloé outre le baiser et Fembrasser.
Amyot : Délibérant ne fascher point Chloé outre le baiser et r embrasser.
Ibid. 1. 14. Puis l'embrassant , la baisa.
Amyot : Puis se jetant sur elle , la baisa. Grossière sottise ; V texte est clair.
I P. 160 , eol. 2 , 1. 26. Ayant moins de souci de manger '. que de s'entre-baiser.
Amyot : Ainsi qu'ils mangeoient ensemble, et s'entrebaisctent plus de fois qu'ils n'avaloient de morceaux. Image dégoûtante , qui n'est point dans le texte. Quel langage poor un homme de cour, un prélat , un précepteur du roi ! LoDgas a peint des nudités, qu'Amyot rend toajoars obscènes dan* sa copie par la grossièreté de l'expressyan.
Ibid. 38. De même qu'en un chœur de musique.
Amyot : comme Fan fait en une danse.
P. 161 , col. 1 , 1. 22. Toutes belles, toutes savantes em Part de chanter.
Ceci manque dans Amyot.
Ibid. L 36. Il rendit furieux les pâtres.
Amyot : il fit devenir enragés les bergers.
Ibid. 1. 40. Ses membres.
Le mot grec a deux sens, dont l'un s'applique à la musique. Toute la fable roule sur cette équivoque , qui ne se peut guère rendre en français , non plus qu'en latin , ce me semble. Horace parle grec, quand il dit : dispersi membra poetœ.
Ibid. Terre les reçut.
n faut lire ainsi terre , sans artick , comme Q est dans le
grec; car c'est une divinité.
Ibid. 1. 43. Imite les voix et les sons.
n faut lire dans le grec , comme portent les manuscrits — xvTtJv zZi'i XE-ysaivwv , de toutes les choses susdites. De même . pag. 32, édit. deRome, ~x svcaxo^svTx ^ûpx;et pag. IT7, ô iï Apjx; £6D.*j£T5 Tcî; Xf-ycaEvci;.
Ibid. col. 2,1. 14. Se couchèrent tous deux sous «ne même peau de chèvre.
C'est le sens exact et littéral. Amyot: en *«cottrran/<rttn« peau de chèvre. Il a bien entendu le texte. On a changé cela dans les réimpressions, où Ton a mis : en étendant sous eux une peau de chèvre; énorme contre-sens.
Ibid. 1. 32. Pour des pommes ou des roses. Scarron dans la Mazarinade :
Homme anx femnip^ et femme aax hommes , Pour de* poires et poardes pommes.
P. 162, col. 1 , 1. 8. Et se séant à ferre.
Amyot dit : se séant en terre. Les nouveaux éditeurs , croyant que c'était une faute , ont corrigé cela dans leurs réimpressions. Mais Amyot parle ainsi à l'italienne; ci -dessons, page 165 ( édit. originale, fol. 63 ) , relevant les vignes qui tombaient en terre; un peu après, pag. 167, les chèvrts mettant le nez en terre; et pag. 145 (édiL originale, fol.15, Terso), descendant en terre armés de corselets et d'épées. Cependant, pag. 159, il dit : si se rassit à t^rre , <iui était la façon commune de son temps. Boilean même a dit assez mal : et se forment en terre une divinité.
Ibid. L 17. Une chose pourtant le troublait; Lamon n'était pas riche.
Amyot : H n'y avait qu'une seule chose qui le troublast, c'est que son père nourricier Lamon n'étoit pas riche. U rend ainsi le sens , mais non le sentiment. La Fontaine ot>serve ces nuances :
Un point sans plus teaait le galant empêché ; n nageait qaelqae pea , mais il feUait de l'aide.
Ibid. 1. 18. Lamon n'était pas riche.
Le manuscrit de Florence iyoute : xtX cv^' tÂtûôipc;, ii
NOTES
xal TrXoûdtc;. C'est une note morginale prise de ce qui suit, page 185, édit. de Rome, '5oj).c; ^s. wv, cùci'îvc; êîu.t tôjv ÈjAÛv xûpio;. De même, page I2r, 7;-£;"f&vTo ■j'àp vêaXà; l'XÔÎJî (le manuscrit de Florence ajoute xwv ireTpîwv, et cela est pris plus haut, page 66, TTETpatou; (/.ôù;) 6t; ttiv mXtv Jiaaûiaoôai. De même encore à la page 126 , ci Sï iirrq- «yî'XXovTo p.E-^âXa , le même manuscrit ajoute sî raÛTinî rij^oiev ; explication fort inutile.
P. 162. col. 1 ,1. 29. Promettaient.
Dans l'édition originale d'Amyot : promettait ; faute d'impression , que l'on a mal corrigée depuis.
Ibid. 1. 43. Fais tant envers Chloé.
C'est la phrase d'Amyot. Journal de l'Étoile, tome IV, pag. 194 : Le roi fit tant envers le pape , qu'il en obtint le payement. Amyot, Vie d'Artaxerxès : Mais il supplia tant sa mère, et fit tant par ses larmes et prières envers elle...
Ibid. col. 2,1. 17. Une bourse de trois cents éais.
Le grec dit « de trois mille drachmes. » Ceci paraît pris de la vieille fable attribuée à Ésope : « Un homme était pauvre. « Les dieux lui apparurent en sT)nge , et lui dirent : Va au bord n de la mer, en tel endroit ; tu y trouveras mille drachmes. »
P. 163 , col. 1 , 1. 41. Combien que d'autres lui offrisent et donnassent beaucoxip pour l'accorder.
Traduction d'Amyot. Toutes les éditions, et même la première, portent pour la accorder. C'est une faute de l'imprimeur; et il faut pour l'accorder, ou bien pour la leur accorder.
Ibid. 1. 49. Ces raisons et assez d'autres.
Ô jAEv raÛTa xat Éti ttXeÎw eXe-j'ev. De même Lucien, dans le Songe, raùra xat eti tgûtûiv tiXeiov* eîttê.
Le manuscrit de Florence porte : ii u.sv ( c'est une faute , lisez 6 [aÈv) raÛTa xal eti •jtXe-'w tkf^e.^, oîa toû TtcTcrat Xi-^iù-i àéXov Éx^v Taç rpioy^iXiaç ; leçon qui fait une phrase fort jolie et ne peut être l'ouvrage d'un copiste. Il parait au contraire que les autres copistes ont supprimé Xs'-^wv , comme une variante d'êxw , ce qui est arrivé ailleurs.
Ibid. col. 2, 1. 12. Autrement serais-je bien insensé.
Leçon de l'édition originale d'Amyot. On a mal corrigé dans les réimpressions, autrement je serois bien insensé. Amyot dit de même un peu plus bas : seulement te veux-je bien avertir d'un point , Dry as.
Ibid. 1. 48. En grande dévotion d'ouïr.
Rabelais : De quelle dévotion il le guette. Cent Nouvelles nouvelles : La dévotion lui en est prise. Henri IV, lettre à GEbrielle d'Estrées : Je reçus votre lettre à soir, et attends Scnneterre en bonne dévotion.
P. 164 , col. 1 , 1. 22. Et n'était demeuré qu'une seule 'pomme.
Lisez dans le grec xXâ^ot, wXt.v a^Xov ev eXêÎiteto, ou
p'.UtÔt ÈêXSTTETO. Br.
Ibid. 1. 26. Ou ne s'était soucié de l'abattre.
Colombani : s^staiv 5 Tfu-ywv àvsXÔeïv , ■>î|/.c'Xy,aE •/.a.btï.v.^ . Le manuscrit de Rome... àvEXÔEÎv xat ■fiu.iKfidt. Lisez àvsX- ÔEÎv r[ riii.ilriai jcaO... Les copistes ont voulu éviter l'hiatus if) iQu.... qui ne devait pas les étonner. Lucien, Dialogue des Dieux : tcw; où ^rMruTzû it kffçoS'nn tyîv Xâpiv r. ii Xâpt;
TaÛTTiV.
Ibid. 1. 37. Les beaux jours d'été l'ont fait naître, un bel arbre l'a nourrie.
Amyot arrange cela d'une façon qu'il croit fort galante.
Voici sa traduction : Chloé ma mie, le beau temps a produit cette belle pomme , un bel arlre l'a nourrie, le beau soleil l'a mûrie, et la bonne fortune l'a eau tre-gardée pour une belle bergère. C'est là presque le seul endroit où Amyot ait eu dessein de mettre du sien et d'ajouter au texte de l'auteur Partout ailleurs il paraphrase, mais seulement comme interprète, longuement et lourdement.
P. 164 , col. 1 , 1. 42. Quelque serpent qui eût frayé au long.
Bonaventure Desperriers , nouvelle XIII : Le docteur passant sur sa mule , un de ses bœufs s'en vint frayer un petit contre sa robe.
Ibid. 1. 47. Vous avez juges pareils.
Lisez dans le grec, 6|A&tti)ç I'xoi/.ev tcù >iâXXc'j; [iâprup-;, Br. Cette phrase ne vaut rien , et la correction que propose l'éditeur de Rome parait préférable , saoîcu; è'x^I-'-^^ 6[ji.ctcj y.âX).ou; (xâp-rupE;. Dans le manuscrit du Vatican, i^v.a; est écrit au-dessous d'ôu.oiou; comme une variante. C'est la même erreur que ci-dessus, page 163, col. I, I. 49. Voyez la note.
Ibid. 1. 48. n était berger, lui.
Paris n'est point nommé dans le grec, et Amyot, qui traduit, Nous sommes Paris et moi juges et témoins pareils, ôtfr toute la grâce de ce passage. II fait la même faute partout où l'auteur supprime à dessein quelque mot ou quelque liaison, par un artilice commun à tous les bons écrivains. Dans Hérodote, liv. m, ch. un, Ô ^ï -^s'pwv, le voilà vieux, Périandre n'est point nommé.
Ibid. col. 2,1. 10. Afin que l'eau en fût plus nette et plus claire.
nri-yà; È^EJcàôattpEv w; û^wp xaÔapov sy/jny. C'est la leçon de Colombani. Lisez wç ûtfwp Xau.Trpôv îy/j\vi. Les anciens manuscrits étaient gâtés en cet endroit, comme on le voit par celui de Rome , où le copiste a laissé un blanc à la place de ces deux mots, /-aôapbv iyoïiw.
P. 165, col. 1 , 1. 7. Scmèle qui accouchait.
Ainsi l'a écrit Amyot. On a mal imprimé , depuis la première édition, Sémélé. La Fontaine, Filles de Minée :
La Grèce était en jeux pour le fils de Sémèle ; Seules on vit trois sœurs condamner ce sainf.zèle.
Il a dit de même ailleurs :
Brodait mieux que Clotho , filait mieux que Pallas , Tapissait mieux qu'.4rachne , et mainte autre merveille;
au lieu d'Arachné.
Ibid. col. 2, 1. 16. Laissant une quantité des plus belles grappes aux branches.
Amyot, dans l'édition originale , et garda l'onvne quantité. Les nouvelles éditions portent , et l'on garda. Voyez pag. IS», ligne 9 , la note.
P. 166 , col. 1 , 1. 31. ^^ Lamon tout éploré.
O u.h Tap Aâawv. J'aimerais mieux é aèv S'y,. Br.
Ibid. 1. 45. Que me dira-t-il, qtiand il le verra sï piteusement accoutré ."
Le grec dit : que deviendra-t-il en voyant cela ? On a gardé la phrase d'Amyot, dont la Fontaine s'est souvenu dans ce vers :
Le pis fut que l'on mit en piteux équipage
Le pauvre potager.
Ibid. col. 2. 1. 16. Étant en la grâce de son maître.
C'est ainsi qu'il faut lire dans la version d'Amyot. Toute» les éditions portent étant à la grâce ; faute d'impression. Cidessus, folio 47 de l'édition originale d'Amyot. Comment dojic suis-je en ta grâce?
SUR LES PASTORALES DE LONGUS
p. IC7 , col. 1 . 1. 12. Quelque chanson de chevrier.
Lisez dans le grec, (Tjsîffai Tt aînoXutov. Br.
Ibid. I. 28. Non pour cela Gnalhon.
C'est la phrase d'Amyol. De même. Vie de Phocion : Ces ions que le roi lui envoyait, il les refusoit tous; disant : Qu'il me laisse être homine de bien. Non pour cela les messagers ne cessaient d'aller après lui. Et dans les Cent Nouvelles nouvelles : Nun pourtant assez bonne pièce après il dit... C'est nialien non pertanto, et le grec ei inry cùJ.i. Dans la Vie de saint Louis, non pourquant.
lhu\. col. 2 , 1. 38. Un sayon neuf, une chemisette et des souliers.
Plaute, dans l'Epidicus : soccos, tunicam , pallium tibi dabo. Tout cela est imité d'Homère, dans l'Odyssée :
S'âatù 5' xiTTO îTOdal iTî'^tXa.
P. 168, col. 2, 1. 2. Celui qui aime, 6 mon cher maître.
Amyot gâte tout cet endroit. Ceux qui l'ont voulu corriger dans les nouvelles éditions, ont fait encore pis.
Ibid. L 10. Vois-tu comment sa chevelure semble la fleur d'hyacinthe.
Amyot : P'oyez-i-otis comment sa perruque est belle. ^ Si l'on voulait marquer toutes les fautes d' Amyot dans ces deux derniers livres , il faudrait le copier en entier.
Ibid. L 26. Les aigles de Jupiter.
Cest une pensée de quelqu' un de nos poètes élégiaques , ioit Callimaque ou Philétas, que Properce aussi s'est appropriée :
Car hxc in terris faciès hamana moratur? Jupiter, i^oro pristina fbrta tna.
Remarquez que la pensée est juste dans Longus, mais non pas dans Properce , qui parle d'une femme. Jamais Jupiter n'enleva de femme. Le poète grec, que Properce traduite! que Longus copie, parlait sans doute d'un garçon.
Ibid. 1. 44 Besler bceuf à l'élable.
Proverbe grec; c'est-à-dire, inutile, hors de service.
P. 169, col. 1, 1. 12. £n cette sorte.
Ainsi a écrit Amyot , et non pas comme on a corrigé dans les réimpressions , de cette sorte.
Ibid. 1. 15. Je ne te mentirai d'un mot.
Vrai texte d' Amyot. On a mal corrigé : Je ne te mentirai pas d'un mot.
Ibid. col. 2 , 1. 20. Et s'en courut par le jardin.
Toutes les éditions d' Amyot portent , comme la première s'en courut au berger. Lisez , au verger.
P. 170, col. 1 , L 23. Il parlait encore, et Daphnis...
Plutarque , Hérodote , liv.
Vie
vra
P. 171, col. I, I. 46. Ne jeta point sans dessein cette parole.
Et te tournant vert la ville , jeta contre elle quelques propos d'indignation. Satire Menippée. Cetts expression vaut peut-être mieux que celle de Boileau :
Laisse tomber ces mots qu'elle reprend Tingt fois.
Voyez ci-dessus, page li7, col. I, ligne 35, la tjote.
P. 172. coL 1 , 1. 48. Et les montra de rang.
Dans le texte, lisez : x*l TjspiQÎswv itSi^ix ■Kiavi i9ilx.ijt ; expression d'Homère :
Krip'j; ^i o£:wv àv' ôatXcv àiravTx ,
Ibid. col. 2 , 1. 42. Et tout de même ont été préserves par les Nymphes.
La première édition d'Amyot porte : et tout de mêmes ont été réservés par les Nymphes. Remarquez là-dessus, d'abord ! que dans toutes les réimpressions d'Amyot on a mis même sans s ; mauvaise correction. Corneille , dans le Menteur : Moi-mêmes à mon tour je ne sais où j'en snis. Régnier ;
Payer mêmes en chair jusques an rôtisseur.
Ensuite réservés est une faute d'impression ; il faut lire préservés, qui se disait alors au lieu de conservés, préservés de la mort. La Fontaine : Simonide préservé par les Dieux.
P. 173 , col. 1 , l. 35. Le plus du temps.
Italianisme d'Amyot , usité alors : il piii del tempo. Le» i nouveaux éditeurs ont cru que c'était une faute, et ont corrigé ; le plus de temps , qui n'est d'aucune langue et ne signifie rien. Amyot , dans la Vie de Pompée : Toutefois le plus du temps ils campaient séparémetit ; et dans le Discours touchant l'amour : le plus du temps elle se tenait au temple. Arrêts d'amour, premier arrêt : le pauvre galand le plus du temps ne savait où il en était.
Ibid. 1. 50. .4m lieu qu'il était découvert.
On a estropié cela dans les réimpressions d'Amyot , en écrivant au lieu qui était découvert, ce qui fait un sens différent et contraire au texte.
Ibid. col. 2,1. I. Tout cela fut longtemps après.
A)J.à T»j7a U.T.V jotescv , phrase d'Hérodote. À)3.i Taijrx u.ry joTEsov î^î'vct; , rsTê Sï... Plutarque l'emploie souvent : Kaî Tayra u.ry 'jiiTifsv ETTsa^Ôr, tot£ Je...
Ibid. 1. 17. N'étaient que jeux de petits enfants.
Cest ainsi qu' Amyot a écrit, et non comme on a corrigé dans les dernières éditions, n'était que jeux. La phrase A'.Kmyotest toujours italienne; en bon italien , on dirait : ciô cUe Jacevano in mezza ai campi non erano che scherzi da fanciulli.
Supplément à la note, pag. 139, col. 1, lig. 30 : Si fut entre deux d'emporter.
La phrase est italienne : Stetti infrà duedicorrir giU dallt scale Benvenuto Cellini.