‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 140 sur 174 · ROSINE, FIGARO · texte numérisé non relu

ROSINE, FIGARO

RosiNB surprise.

i\H ! M. Figaro, que je suis aisé de roCis Toir !

F I G A R o« Votre santé , madame ?

Rosine.

Pas trop bonne, M. Figaro* Uennui me tue*

Figaro.

Je la crois ; il n'engraisse que les sots.

Avec qiû parliez vous donc là-bas si vivement? je n'entendais pas : mais

Figaro.

Avec un jeune bachelier de mes. parentfi, de

la plus grande espérance; pjeîq d'esprit, de sentiments^ de talents, et d'une 6gure fort reveaajite.

Oh, tout- à -fait bien, je vous assure! il se

nomme ?

Lindon II n'a rien : mais , s'il n'eût pas quitté brusquement Madrid , U pouraic y trouver quelque bonne place*

Rosine étourdiment.

Il en trouvera, mdnsieiu' Figaro, il en trouvera. Un jeune homme tel que vous le dépeignez, n'est pas fait pour rester inconnu.

Figaro à part.

Fort bien# ( h(nut. ) Mais il a un grand défaut , qui nuira toujours à son avancement.

Rosine*

Ua défaut, monsieur Figaro ! Un défaut! en étes-voos bien sûr ?

Figaro.

Il est amoureux.

Rosine.

U est amoureux ! et vous appelez cela un défaut?

444 I-E BARBIER DE SÉVILLE, F I G A K o.

A la rérité ^ ce n'eu est un qne rdatÎTement à sa mauTaise fortune.

Ah! que le sort est injuste ! et nomme-t-U la personne qn'il aime ? Je suis d'une curiosité.—

Figaro.

Vous êtes la dernière ^ Madame^ à qui je voudrais faire une confidence de cette nature.

R o s I V B vivement.

Pourquoi , monsieur Figaro ? je suis discrète ; ce jeune homme vous appartient , il m'intéresse infiniment.... ditesnionc.

Figaro la regardant finement,

Figurez-Tous , la plus jolie petite mignone ^ douce ^ tendre, accorte et fraîche ^ agaçant Tappétit, pied fiirtif, taille adroite , lancée, bras dodus y bouche rosée » et des mains ! des joues! des dents ! des yeux... !

Rosine.

Qui reste en cette ville ?

Figaro.

En ce quartier.

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