ROSINE, FIGARO
RosiNB surprise.
i\H ! M. Figaro, que je suis aisé de roCis Toir !
F I G A R o« Votre santé , madame ?
Rosine.
Pas trop bonne, M. Figaro* Uennui me tue*
Figaro.
Je la crois ; il n'engraisse que les sots.
Avec qiû parliez vous donc là-bas si vivement? je n'entendais pas : mais
Figaro.
Avec un jeune bachelier de mes. parentfi, de
la plus grande espérance; pjeîq d'esprit, de sentiments^ de talents, et d'une 6gure fort reveaajite.
Oh, tout- à -fait bien, je vous assure! il se
nomme ?
Lindon II n'a rien : mais , s'il n'eût pas quitté brusquement Madrid , U pouraic y trouver quelque bonne place*
Rosine étourdiment.
Il en trouvera, mdnsieiu' Figaro, il en trouvera. Un jeune homme tel que vous le dépeignez, n'est pas fait pour rester inconnu.
Figaro à part.
Fort bien# ( h(nut. ) Mais il a un grand défaut , qui nuira toujours à son avancement.
Rosine*
Ua défaut, monsieur Figaro ! Un défaut! en étes-voos bien sûr ?
Figaro.
Il est amoureux.
Rosine.
U est amoureux ! et vous appelez cela un défaut?
444 I-E BARBIER DE SÉVILLE, F I G A K o.
A la rérité ^ ce n'eu est un qne rdatÎTement à sa mauTaise fortune.
Ah! que le sort est injuste ! et nomme-t-U la personne qn'il aime ? Je suis d'une curiosité.—
Figaro.
Vous êtes la dernière ^ Madame^ à qui je voudrais faire une confidence de cette nature.
R o s I V B vivement.
Pourquoi , monsieur Figaro ? je suis discrète ; ce jeune homme vous appartient , il m'intéresse infiniment.... ditesnionc.
Figaro la regardant finement,
Figurez-Tous , la plus jolie petite mignone ^ douce ^ tendre, accorte et fraîche ^ agaçant Tappétit, pied fiirtif, taille adroite , lancée, bras dodus y bouche rosée » et des mains ! des joues! des dents ! des yeux... !
Rosine.
Qui reste en cette ville ?
Figaro.
En ce quartier.