‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 76 sur 174 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

M É L A c père.

Et vous devez en payer demain ?

Six cent mille. Il y a de quoi perdre Tesprit.

M É L A c père.

Il me quitte: il ne sait donc point?

Voilà mon embarras. Vous connaissez sa probité y ses principes...Il en mourra — ... Un homme si bon , si bienfesant.... Mais , Monsieur , il n'y a que vous qui puissiez vous charger de lui apprendre...

M É L A c père.

Il n'est pas possible qu^Aurelly Vait pas chez lui de quoi parer à cet accident.

Il a du bien, d'excellents immeubles > celte maison y sa terre; mais avoir à payer demain six cent mille francs , et pas un sou !

Mélac père.

Attendez. Je lui connais, cent mille écus qu'un ami , m.'a-t-il dit , lui a congés.

il ne les a plu^; Mtosieur de Préfprt s'était

3i8 LES DEUX AMIS,

chargé de les convenir ^ effets pareils à ceqx ' qu^il lui avait procurés. AujourdTiui tout est là , tout manque à la fois.

M É L A c père.

Onze cent mille francs ari^tés, au moment de payer!

Il périt au milieu des richesses.

M É L A c père se promènes

Vous Tavez dit, il en mourra; ITiommë le plus vertueux ! le plus sage !.... une réputation si intacte ! s'il suspend %^s paiements, s'il faut que son honneur.... Il en mourra» Tinfortuné : voilà ce qu'il y a de bien certain.

( // se promène plus ndte }•

JP A B I N $.

Si Ton eût reçu la nouvelle huit Jours plus tét..-

MÉi4i^c pèrç.

C'est un honwe |per4u.

D A B I k: Sk

Ces lettres de noblesse encore lui font tant de jaloux! Vous verrez, Motisieur, les amis que lui laissera llEtfortune : il n'y a peut-être pas un

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