ACTE PREMIER
M É L A c père.
Et vous devez en payer demain ?
Six cent mille. Il y a de quoi perdre Tesprit.
M É L A c père.
Il me quitte: il ne sait donc point?
Voilà mon embarras. Vous connaissez sa probité y ses principes...Il en mourra — ... Un homme si bon , si bienfesant.... Mais , Monsieur , il n'y a que vous qui puissiez vous charger de lui apprendre...
M É L A c père.
Il n'est pas possible qu^Aurelly Vait pas chez lui de quoi parer à cet accident.
Il a du bien, d'excellents immeubles > celte maison y sa terre; mais avoir à payer demain six cent mille francs , et pas un sou !
Mélac père.
Attendez. Je lui connais, cent mille écus qu'un ami , m.'a-t-il dit , lui a congés.
il ne les a plu^; Mtosieur de Préfprt s'était
3i8 LES DEUX AMIS,
chargé de les convenir ^ effets pareils à ceqx ' qu^il lui avait procurés. AujourdTiui tout est là , tout manque à la fois.
M É L A c père.
Onze cent mille francs ari^tés, au moment de payer!
Il périt au milieu des richesses.
M É L A c père se promènes
Vous Tavez dit, il en mourra; ITiommë le plus vertueux ! le plus sage !.... une réputation si intacte ! s'il suspend %^s paiements, s'il faut que son honneur.... Il en mourra» Tinfortuné : voilà ce qu'il y a de bien certain.
( // se promène plus ndte }•
JP A B I N $.
Si Ton eût reçu la nouvelle huit Jours plus tét..-
MÉi4i^c pèrç.
C'est un honwe |per4u.
D A B I k: Sk
Ces lettres de noblesse encore lui font tant de jaloux! Vous verrez, Motisieur, les amis que lui laissera llEtfortune : il n'y a peut-être pas un