‹ OEuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 26 sur 41 · LATRIE M E · texte numérisé non relu

LATRIE M E

Havre , m'avait appris que son courrier était reparti pour ce port , et que l'affaire du départ de M. de la Hogue avait été jugée par le pouvoir exécutif > sans qu'il pût me dire comment ; et je me disais , en fureur : Ils ne s'en sont point occupés ; ils auront envoyé une lettre d'attente , quelque réponse insignifiante ; et c'est encore du temps perdu. Pardonnez-moi ,' lecteurs! ils s'en étaient fortoccupés; en voici la preuve très-claire, qu'on ne supposait guère que je pusse acquérir jamais :

Le 22 août je reçois ce mot désastreux de la Hogue.

« Vous avez, Monsieur, sous le repli de la présente, une copie de la réponse du ministre de l'inte'rieur, au sujet de mon passe-port.

» Je ne puis que ni'en rapporter à vous sur la conduite que vous croyez devoir tenir à cet égard : en attendant , je prends patience , et reste ici à poste fixe. »

Signé De la Hogue.

Je passe au verso de sa lettre , et j'y lis enfin ce qui suit :

Copie de la lettre du Ministre de l 'Intérieur à la Municipalité du Havre.

Ce io. août 179a.

« L'assemblée nationale , Messieurs , me renvoie la lettre que vous écrivîtes hier à son président , en lui envoyant le passe-port du sieur de la Hogue. Elle me

charge de vous mander de laisser en pleine liberté ce particulier , et de lui donner un passe-port s'il le désire

( Devinez lequel, 6 lecteurs ! ) un passe-port pour l'intékieur , niais de ne lui en point donner pour l'étranger. A l'égard du paquet pour M. de Maulde , l'assemblée vous charge de me l'adresser. »

Signé Roland , Ministre de l'Intérieur.

Je fis le bond d'un lièvre atteint de plomb dans lacervelle, envoyant L'assemblée nationale envoyer l'ordre affreux d'empêcher la Hogue de partir. Puis me remettant tout-à-coup , je dis , avec un rire amer : Eh parbleu ! j'oubliais que nos amis sont revenus en place ! Ce nest point l'assemblée , ce so?it eux. En voilà le premier effet. Plus de fusils pour notre France !

Maintenant , mes lecteurs , rafraîchissez-vous bien le sang, en démêlant, avec le pauvre diable, le mot de cette nouvelle énigme. Comment se peut-il, medisais-je, que V assemblée nationale, à qui l'on soustrait , par prudence , la discussion pnblique de ce qui touche cette affaire, pour ne pas augmenter la malveillance des Hollandais , s'ils apprenaient l'intérêt qu'elle y prend? Comment cette assemblée a-t-elle pu ordonner au ministre de l'intérieur ( comme il l'écrit à la municipalité du Havre ) d'interdire à M. la Hogue d'aller exécuter sa mission en Hollande ? Tout cela n'est qu'une perfidie !

Heureusement pour ma recherche , qu'ayant reçu de M. Christinat une réponse très-polie âmes Jeux lettres du 19, je m'avisai de la relire! J'y surpris avec joie le mot que je cherchais (car, lorsqu'on s'acharne à trouver le mot d'une énigme, fût-ce un malheur qu'il nous apprend, on éprouve un certain plaisir à le dérober à l'auteur ) ; j'y vis , lecteurs , ce que vous allez voir aussi.

Paris , le in. août 1792.

« U m'a été impossible , Monsieur , de pouvoir répondre hier à vos deux billets que m'a remis le courrier. \ otre second m'informait cme vous saviez la réponse qui m'avait été faite au premier. ( Cette réponse était l'ordre de rassemblée d'aller en conférer avec les comités. ) Chargé par le comité de surveillance , et la commission des douze , de me retirer vers M. Roland pour avoir une réponse positive de lui , a la lettre de la municipalité du Havre , écrite à 31. le président de l'assemblée »

Vous l'entendez, lecteurs .-rassemblée n'envoie pas M. Christinat au pouvoir exécutif provisoire, pour lui donner de sa part l'ordre d'écrire au JJdvre, qu'on arrête M. la Hogue en. France. Elle envoie M. Christinat aux. comités pour délibérer là-dessus, discrètement, comme je le désirais ; lesquels comités ne font pas autre chose que d'envoyerM. Christinat à M* Iloland, pour avoir de lui une réponse dus ministres, non à aucune demande de l'assemblée nationale , mais à la lettre de la municipalité du Havre ', ce qui

devient bien différent, l'assemblée elles comités s'en rapportant à ces ministres : car M.Roland n'est ici ( comme je l'ai toujours vu depuis) que la plume passive de MM. Claviere et Lebrun ; seuls ministres que cela regardait. Or, que font ces Messieurs, qui, de retour en place depuis très-peu de jours, n'étaient instruits que parM. jLebrun , ci-devant premier commis , de ce qui s'est passé là-dessus pendant leur éclipse solaire ? Dans leur réponse à la municipalité, ils se disent forcés , par un ordre de 1/ assemblée , d' empêcher d'aller en Hollande le seul homme qu'elle avait grand intérêt d'y envoyer ; et l'homme désigné parles comités réunis ! . . . Avec ce tour de passe-passe , ils cassent encore une lois le col à l'arrivée de nos fusils! et Constajitini les aura.

La lettre de M. Christinat se termine fort simplement :

a Ayant reçu les paquets , dit-il ( les paquets de M. Roland ) , il ne dépendait pas de moi de relarder le courrier ( Les paquets étaient donc fermés ). En les lui remettant vers les huit heures , je l'ai engagé à prendre une voiture, et de courir vous demander les vôtres. Je ne doute pas qu'il ne l'ait fait , et que tous n'ayiez pressé son départ. Recevez l'assurance du dévouement sincère de

Signé J. J. Christinat.

La phrase de l'obligeant M. Christinat : Je ne doute pas que vous riayiez pressé le départ du courrier } achèverait la preuve ? si j'en avais

besoin, qu'il était persuadé que le courrier portait au II dvre une nouvelle qui m'était agréable. Doue lui qui fut le seul intermédiaire de rassemblée aux comités , des deux comités aux ministres , et des miîiistres au courrier , ne savait pas que ces derniers empêchassent mon ami de suivre sa mission ! A plus forte raison, V assemblée nationale l'ignorait-elle , elle que ces ininistres accusent d'en avoir donné l'ordre funeste à lin térét p i iblic !

Citoyens, c'est par cette méthode que la part qu'ils ont eue aux horreurs qui vont suivre, sera prouvée pour vous comme pour moi.

Ainsi M. Constantini me demandait avec menace i5o,ooo livres , ou ( 60,000 florins ) pour faire arriver mes fusils , comme étant le seul homme qui eût le grand moyen de les arracher de Tewère. Et les nouveaux ministres, en arrêtant la Hogue en France , et refusant le cautionnement, favorisaient Je plan du sieur Constantini : ils me mettaient au désespoir, pour me mieux disposer à faire ce qu'on voulait. Mais ce que je devinais là , il fallait en avoir la preuve avant de pouvoir en parler. Je l'ai obtenue en Hollande.

Je fis un grand Mémoire pour Yassembléè nationale , à qui je demandai des juges ; et l'on était à le copier lorsqu'on vint m'arréter , le

23 août, à cinq heures du matin, avec un grand scandale , et mettre le scellé chez moi ! L'on me traîna dans la Mairie, où je restai debout dans un couloir obscur , depuis sept heures du matin jusqu'à quatre heures après midi, sans que personne m'y parlât, sinon les gens qui m'avaient arrêté. Us vinrent me dire , à huit heures : Restez là, nous nous en allons ; 'voilà un bon reçu que Von nous a donné de 'vous*

Fort bien , me dis-je, me voilà comme le pied fourché sur la place : les conducteurs ont leur reçu, ils partent, et moi j'attends, bien garrotté , le boucher qui m'achètera.

Après neuf heures d'attente sur mes jambes , on vint me prendre et me conduire dans un bureau , nommé de Surveillance , présidé par M. Panis, qui se mit à m'interroger. Etonné qu'on n'écrivît rien, j'en fis la remarque; il me dit que ceci n'était que sommaire, et qu'on y mettrait plus de formes , quand mes scellés seraient levés. Ce que j'y sus de plus certain , c'est qu'il y avait sur moi des clameurs au Palais- Royal, sur la traîtrise avec laquelle je refusais d'amener en France soixante mille fusils , que l'on m'avait payés d'avance; et que j'avais des dénonciateurs. — Nommez - les , Monsieur , je vous prie; sinon moi , je les nommerai. — Mais , dit-il, un M. Colmar, membre de la municipi-

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pilité ; un M. Larc.Jier, et tant d'autres. — Larcher, lui dis-je. Ali ! n'allez pas plus loin ! Envoyez seulement chercher un portefeuille que j'ai fait mettre à part, sous un scellé particulier, vous y verrez la noire intrigue de ce Larcher, et d'un Constantini y avec tant d! 'autres , ainsi que vous le dites , mais qu'il n'est pas temps de nommer.

On lèvera demain vos scellés ; nous verrons , dit M. Partis ; en attendant, allez coucher à V Abbaye. J'y fus, et je fus en chambrée avec les malheureux qui bientôt furent égorgés !

Le lendemain 24 , après midi , deux officiers municipaux vinrent me prendre à l'Abbaye pour assister à la levée de mes scellés, et description de mes papiers. L'opération dura toute la nuit jusqu'au lendemain 20, à neuf heures du matin: puis l'on me conduisit à la Mairie, où mon couloir obscur me reçut \mc seconde fois, jusqu'à trois heures après midi, qu'on me fit entrer de nouveau dans le Bureau de surveillance } préside' ftarN. Panis.

On nous a, dit-il, rendu compte de l'examen «le vos papiers. 11 n'y a là-dessns que des éloges à vous donner : mais vous avez parlé Wuh portefeuille sur F affaire de ces fusils , que vous êtes accusé de rétenir méchamment en Hollande ; et ce poiïef'.Miillc-là, ces deux Messieurs l'ont

déjà vu , ils nous ont même dit que nous en serions étonnés ( c'étaient les deux municipaux qui avaient levé les scellés ). — Monsieur, je brûle de vous l'ouvrir, et le voici. Je prends l'une après l'autre toutes les pièces qu'on vient de lire. Je n'étais pas à la moitié, que M. Pan/s s'écria : Messieurs, c'est pur, c'est pur ! Ne vous sernble-t-il pas ainsi ? Tout le bureau s'écria : c'est pur ! Allons , Monsieur , c'est bien assez : Il y a quelque horreur là-dessous. 11 faut donner à M. Beaumarchais une attestation honorable de son civisme et de sa pureté , et lui faire des excuses des chagrins qu'on lui a causés, dont la faute est au temps qui court. Un M. Berchères , secrétaire, dont les regards bienveillants me consolaient et me touchaient, écrivait cette attestation, lorsqu'un petit homme aux cheveux noirs, au nez busqué, à la mine effroyable, vint, parla bas au président. Vous le dirai-je , 6 mes Lecteurs ! c'était le grand , le juste ; en un mot , le clément Ma rat.

Il sort. M* Panis , en se frottant la tête avec quelque embarras, me dit J'en suis bien désolé , Monsieur ; mais je ne puis vous mettre en liberté. 11 v a une nouvelle dénonciation contre

vous. — Dites-la-moi, Monsieur, je l'éclaircirai à l'instant. — Je ne le puis; il ne faudrait qu'un mot, un seul geste de vous à quelques-uns de vos

amis qui vous attendent là dehors , pour détruire l'effet de la recherche qu'on va faire. — M. le président ! qu'on j'envoie tous mes amis : je me constitue prisonnier dans votre bureau , jusqu'à la recherche finie : peut-être donnerai-je les moyens de la raccourcir. Dites-moi de quoi il

s agit.

Il prit l'avis de ces Messieurs ; et, après avoir exigé ma parole d'honneur, que je resterais au bureau , et n'y parlerais à personne , jusqu'à ce qu'ils revinssent tous, il me dit : Vous avez envoyé cinq malles de papiers suspects chez une présidente, rue Saint-Louis, au Marais, n° i5; l'ordre est donné de les aller chercher. — Messieurs , leur dis-je, écoutez ma réponse.

Je donne aux pauvres, avec plaisir, tout ce qu'on trouvera dans les cinq malles que l'on indique , et ma tête répond de ce qu'on y verra de suspect , ou plutôt recevez ma déclaration qu'il n'y a aucune malle à moi dans la maison que vous citez. Seulement un ballot existe dans la maison d'un de mes amis , rue des Trois -Pavillons : ce sont des titres de propriétés , que j'avais fait sauver, sur l'avis d'un pillage qui devait se faire chez moi, la nuit du c) au 10 août, et dont j'ai donné connaissance par une lettre à M. Pétition. Pendant qu'on cherche les cinq malles , faite* chercher aussi mon ballot , sur cet ordre que je

donne au domestique de mon ami de le livrer ; vous l'examinerez aussi : une autre malle de papiers et de vieux registres m'a été volée le jour même que ce ballot sortit de ma maison ; faites-la tambouriner, Messieurs ; je ne saurais aller plus loin.

Tout cela fut exécuté. L'attestation me fut donnée et signée de tous ces Messieurs , sauf l'examen des malles et du ballot.

Ces Messieurs s'en furent dîner pour revenir à l'arrivée des malles; et moi je restai prisonnier dans le bureau , avec un seul commis , à qui la garde était confiée.

Comme ils allaient sortir, un homme ttèséchauffé , portant écharpe , entra , et dit qu'il avait dans sa main des preuves de ma trahison , de l'affreux dessein où fêtais de livrer 6q mille fusils qu'on m'avait bien pavés , aux en?iemis de la Patrie.

Il était comme un forcené , sur ce qu'on me donnait une attestation du contraire. C'était monsieur Colmar9 l'affilié de mes autrichiens , de plus mon dénonciateur. — Vous voyez bien, Messieurs, leur dis-je froidement, que Monsieur ne sait pas un mot de l'affaire dont il vous parle! Il est l'écho de Larcher et de Constantini. Il m'injuria, me disant que mon cou y passerait. Je

le veux bien, lui dis-je, pourvu que vous ne soyiez pas mon juge!

Ils sortirent. Je restai là , réfléchissant bien tristement sur la bizarrerie de mon sort. Mon ballot arriva , mais nulle nouvelle des cinq malles ! Que vous dirai-je enfin, Français qui me lisez! Je restai là 3 2 heures , et sans que personne y revint. Le garçon de bureau, en allant se coucher, me dit qu'il ne pouvait me laisser seul dans le bureau la nuit. Il me remit debout dans mon obscur couloir. Sans la pitié d'un domestique qui me jeta un matelas par terre, j'y serais mort de fatigue et d'horreur.

Au bout de 52 heures , personne n'étant revenu , des officiers municipaux, touchés de compassion , s'assemblèrent et me dirent : M. Panis ne revient point , peut-être est-il incommodé. En visitant les malles chez cette présidente , où l'on en a trouvé huit ou neuf, on a vu que c'étaient les guenilles de religieuses , à qui elle a donné retraité. Nous savons que vous êtes innocent de toutes les choses qu'on vous impute. En atteudaut que le bureau revienne, nous allons , par pitié , vous envoyer coucher chez vous. Demain matin, on visitera voire ballot, et vous aurez une attestation bien complète.

Et moi , je dis à mon domestique qui pleurait: Va me faire apprêter un bain; il y a cinq nuits

que je ne repose point. Il court. On me renvoie, mais avec deuoc gendarmes qui devaient me garder la nuit.

Le lendemain, je renvoyai l'un d'eux savoir si le bureau venait enfin de s'assembler pour me donner l'attestation promise. 11 revint , avec d'autres gardes , et l'ordre rigoureux de me conduire à V Abbaye , au secret, avec défense expresse de m'y laisser parler à personne du dehors , sans un ordre par écrit de la municipalité. J'eus de la peine à retenir le désespoir de tout mon monde. Je les consolai de mon mieux ; et je fus conduit en prison , où je me retrouvai avec MM. d'Affry, Thierry , lesMontmorin , Sombreuil , et sa vertueuse fille qui s'était enfermée avec son père dans ce cloaque , et qui , dit-on , lui a sauvé la vie î l'abbé de Bois- Gélin, MM. Lally-Tolendal , Lenoir, trésorier des aumônes , vieillard de quatre-vingt-deux ans ; M. Gibé , notaire; enfin, 192 personnes encaqiiées dans dix-huit petites chambres.

Une heure après mon arrivée, on vint me dire que l'on me demandait, avec un ordre écrit de la municipalité. Je me rendis chez le concierge, où je trouvai.... Devinez qui, lecteur !... M. Larcher , l'associé de Constantini , et celui de tant d'autres , que je ne nomme pas encore. 11 venait me renouveler les douces propositions qu'il m'a-

vait déjà faites chez moi , et même de leur vendre tous mes fusils de Hollande à 7 florins 8 sols la ■pièce ; ce n'était qu'un florin de moins de ce que V Etat les payait , et je prendrais en payement les 800 mille francs que je venais, dit-il, de toucher a la trésorerie. A cette condition, je sortirais de l'Abbaye, et j'aurais mon attestation ! Je prie mon lecteur qui me suit depuis que je fais ce Mémoire , de se former l'idée de ma ligure, car je ne puis la lui dépeindre. Après un moment de silence , je dis froidement à cet homme : Je ne fais point d'affaires en prison ; allez-vous-en dire cela aux ministres qui vous envoient , et qui savent aussi bien que moi que je n'ai pas touché un sol des 800 mille francs dont vous parlez ! sottise qu'on n'a répandue que pour me faire piller chez moi , la triste nuit du 10 août !

Vous n'avez pas touché , dit-il en se levant , 800 mille francs depuis 1 5 jours? — Non, dis-je, en lui tournant le dos ; il prit la porte et court encore. Je ne l'ai pas revu depuis.

Quand ces Messieurs, disais -je , à son départ , viennent m'en offrir 7 florins, c'est pour les revendre sans doute à l'Etat 11 ou 12 , car ils ont tout pouvoir. J'entends maintenant leur affaire ; mais ils m' égorgeront avant de l'accomplir , ajoutai-je les dents serrées.

Revenu dans la chambre avec les autres prisonniers , je leur contai à tous ce qui venait de m? arriver , et je vis que moi seul en étais étonné.

L'un de ces Messieurs nous disait : Les ennemis ont pris Lougwi. S'ils peuvent entrer dans Verdun y la terreur gagnera le peuple , et Ton en profitera pour nous faire égorger ici. — Je n'y vois que trop d'apparence , lui répondis-je en gémissant.

Le lendemain , on me fit passer en prison le billet que je vais copier.

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