‹ OEuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (volume 4)Chapitre 7 sur 42 · LETTRE XXXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXVIII

A MM. LES Comédiens Français.

Paris, ce i5 décembre 1787.

Lorsque vous jouiez , Messieurs, le Mariage de Figaro , je vous ai demandé la cinquantième représentation pour rétablissement de l'institut de bienfesance que je cherchais à former en faveur des mères pauvres qui nourriront leurs enfants. Vous avez acquiescé à ma demande avec toute la grâce possible. Tous mes efforts , jusqu'à présent , n'ayant abouti qu'à former un seul établissement en France , j'ai senti enfin qu'il fallait le considérer comme l'exemple et le modèle de tous ceux qu'on pourrait former dans la suite, et que tous les efforts des bienfaiteurs devaient se porter au soutien de ce premier institut.

La ville de Lyon , qui a donné ce noble exemple à toutes les villes de France , a besoin d'un nouveau secours de la part de tous ses coopérateurs, non pour une charité du moment, mais pour placer un fonds dont la rente perpétue noire institut pour les nourrices.

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Je vous prie donc (aujourd'hui , Messieurs , de vouloir faire remeltre , par voire caissier, le produit de cette reprcsenlalion à M« de Rouen, notaire de cet institut, rue Neuve-des-Capucines, visà-vis la rue d'Antin ; il est chargé de le recevoirXe zèle éclairé des administrateurs de cette noble institution a vaincu tous les obstacles qui nous ont arrêtés ailleurs.

J'ai promis d'envoyer mille écus à chaque ville qui suivrait l'exemple de Lyon , et je tiendrai parole. En attendant, je réunis mes moyens à ceux du seul institut de ce genre que l'on ait encore pu ëtabhr avec la sanction du gouvernement,

Faites-moi l'honneur de m'instruire de la reremise de ces fonds entre les mains de M« de Rouen , et celui de me croire avec considération,

Messieurs ,

Votre , etc. Beaumarchais.

6o LETTRES.

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