‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantome et d'André, vicomte de BourdeilleChapitre 124 sur 161 · MO · texte numérisé non relu

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LETTRES

en homme de bien et gentilhomme, comme il est. Je stipplye très-humblement Vos Majestés onyrsa rcqueste en vostre conseil privé; car, si ledict La Boryc a faict service qui mérite récompense, vous avez assez de moyen, madame, pour le recompenser, sans destituer un homme de bien de son estât, n'ayant forfaict.

Madame , il vous a pieu mander au sieur de Losse vous aller trouver, et laisser les affaires de ce pays ehtre les mains des bayllifs et seneschaux: ce qu'il a faict, pour le regard de Perigord, entre les miennes; ce que j'ay accepté, pour la nécessité et affaires qui esloient en ce pays, attendant qu'il pleust à Vostre Majesté y jttmrveoir. Et lemesme jour qu'il partit deccslc Ville, je sortis pareillement, estant adverly de quelques entreprises de vos ennemys, et mis deux chasleaux qu'ils tenoient en l'obeyssance du roy, ayant assemblé le plus de noblesse et autres gens voluntaires, à mes despens, qu'il m'a esté possible ; ce que j'ay desjà faict quatre ou cinq fois , et de mesmes tousjours par deçà despuis ces guerres, comme à toutes les précédentes avecques le roy, sans en avoir eu don ne pension; de façon qu'il ne m'est plus possible y satisfaire. Et vous supplie Irès-humblement me donner congé pour aller trouver Vos Majestés, madame.

Il vous a pieu semblablement me mander que cy-devant m'avez faict entendre votre intention et volunté touchant l'abbaye de La Chaslre; de quoy, madame, je n'ayreceu aucunes nouvelles ne lettres: vous supplyant très-humblement la laisser entre les mains des sieurs de Rastignac , en attendant la venue du roy vostre fils; d'autant que par son moyeu le feu roy la leur avoit donnée, aussy que sont personnes fort affectionnées au service de Vos Majestés, et lonsjours prests, avecques cinquante chevaux , à marcher quand vos affaires le requièrent.

Je vous ay cy-devant escrit combien quelque compaignic de cavallerie est requise en ce pays. Il vous plaira y pourveoir; car je crains que, à faute dempescher les courses et entreprinses de vos ennemys, il n'en advienne inconvénient. Et sur ce je prieray le Créateur , madame , maintenir vostre grandeur en toute prospérité, très-heureuse et longue vie.

APerigueux,le8aoust 1674.

Lettre du seigneur de Bourdeille au duc d'A lançon.

Èscrlte le & d'aoust 1574.

\ f Il n • j. <i . .

MOSETfiNEUR

J'ay receu la lettre qu'il vous a pieu m'escrire, vous remerciant très-humblement de la promesse que me faites de me demander mon congé à la reync , afin que j*aye cesl honneur d'estre auprès de vous pour faire très-humble service, comme je désire. Et envoyé ce gentilhomme présent porteur, tant pour faire entendre à Sa Majesté les affaires de ce pays , que pour luy faire très-humble requeste me permettre vous aller trouver; joinct que ne fais pas grand service en ce lieu , et ne m'est que autant de ruyne. Je vous supplye très-humblement m'y estre aydant de voue coslé : et je prieray Dieu, monseigneur, vous maintenir en grandeur et prospérité, très- heureuse et longue vie.

À Perigueux,le8aoustl574.

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