XLV
teltre de la reyiïe. mere au seigneur de fiourdeitle.
Reccuele l6d aouil 1574.
Monsieur de Bourdeille /estais les sieurs de Losse et de La Vauguyon allés au devant du* roy j M. mon fils , il est besoing que quelqu'un aye l'œil ,1 la sourefé, conservation et repos du pays dë Perigord. Cest pourquoy , sçachant la bonne dffection que vous portez aux affaires et service du roy , M. mon fils , et au soulagement dycelluy pays, j'ay bien voulu vous faire ceste lettre pour vous prier de prendre garde à tout par delà , et y pourveoir si bien à toutes choses , en attendant l'arrivée du roy , mondict seigneur et fils qu'il ne puisse advenir aucun
changement ny desordre au préjudice de son service : commandant aux gens de guerre qui y sont ce que verrez estre nécessaire pour cest effect , aux habita ns des villes qui auront à faire pour leur repos et conservation , comme je m'asseure que sçaurez très-bien faire, et eux aussy vous recognoistre et obeyr en cela comme celuy qui leur est bien agréable. Pryant Dieu , monsieur de Bourdeille, vous avoir en sa saincte et digne garde.
Escrit à Paris, ce 6 aoust 1574.
Catherine.
Et au dessoubs , Pinard.
Lettre de la reyne mere au Bourdeille.
seigneur de
Receue le 22 d aouit 1574.
Monsieur de Bourdeille , j'ay veu par vos lettres du 26 du mois passé, le bon tesmoignage que me rendez de l' affection que le sieur de Saiuct-Alvere porte au bien du service du roy , M. mon fils , comme il a monstré par effect en toutes les occasions qui se sont présentées dedelà;ce que j'ay sceu encor d'ailleurs. Aussy vous veux-je bien asseurer que je l'ay bien en telle estime que l'on doit avoir un gentilhomme de valeur et mérite : et ne tiendra jamais à moy qu'il ne soit satisfaict et rendu content. Et bien que sa présence fust fort requise par delà , toutesfbis , ayant sceu qu'il désirait aller au-devant de son roy, mon seigneur et fils, pour luy faire service, je ne luy ay peu desnyer , mais ay eu bien agréable qu'il y allast. Cependant il faut que tous ceux de vostre quartier qui sont bien affectionnés au service du roy, mondict seigneur et fils, se subviennent et employent en toutes les occasions qui s'y présenteront. Ce que me promettant, pour vostre regard que ce y sçaurez bien conduire , je ne vous fais ceste lettre plus longue , que pour prier Dieu , monsieur de Bourdeille , vous avoir en sa saincte garde.
Escrit à Paris, ce 2 aoust 1574.
Catherine.
Et au dessoubs, Pinard.