‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, abbé séculier de Brantome et d'André, vicomte de BourdeilleChapitre 142 sur 161 · DICE · texte numérisé non relu

DICE

cheminoit. Au retour du capitaine la Salle , le vicomte de Bourdeille l'envoya au lieutenant de Poitiers, afin de se réunir avec le seigneur de Brantosme et le seigneur de Montanccys, pour aller, les uns à la Rochelle, et les autres a Pons , et lâcher de s'aboucher avec le seigneur delà Noue. Les Rochellois firent ce qu'ils purent pour éluder toute entrevue avec le seigneur de la Noue.

Enfin, le vicomte de Bourdeille parvint ù une conférence avec luy â Pons, où se trouvèrent aussy les seigneurs de Mirambeau, de Plassac, de Montguyon, et de Pardaillan, tous du parly de ceux de la religion prétendue réformée. Ces messieurs luy témoignèrent être très-disposés à la paix. Ils demandèrent une trêve pour Lusignan et le pays où commandoit le seigneur de la Noue, avec le libre exercice de la religion. Mais ils ne voulurent point consentir que le seigneur de la Noue se rendit près du roy , avant que la trêve fût conclue.

Le vicomte de Bourdeille rendit compte de ces négociations au roy, par ses lettres datlées de Périgueux les 15, 23 novembre, et 10 décembre 1574. Il écrivit aussy le même jour 23 novembre au duc d'Alençon, pour le remercier di s démarches qu'il avoit bien voulu faire, afin de luy procurer l'évèché d'Avranches , en cas de vacance , et le pria de ne luy point ôler la petite abbaye de quinze à seize cents livres de rente , qu'il luy avoit donnée , n'ayant jamais eu intention de s'en défaire, et n'étant pas vray qu'il en eût écrit à sa sœur (c'éloit Magdelaine de Bourdeille).

Le 26 décembre il écrivit encore au roy, pour luy demander le remboursement des frais, que lui avoit coûté la prise des châteaux de la Chapelle- Faucher et d'Ancor, sous le règne précédent : et luy manda qu'il se disposoit â partir pour se rendre près de Sa Majesté, et de Monsieur, son frère (le duc d'Alençon), son bon maître, ne pouvant plus voir ruiner son pays sans avoir le moyen de l'empêcher.

A cette lettre , il en joignit une autre pour le duc d'Alençon, auquel il représenta qu'il étoit de son intérêt de s'entremettre pour la paix, attenduqu'il voyoit la couronne de France fort basse, et qu'il luy en dirait davantage s'il étoit près de luy. Il pria aussi ce prince d'ad-

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mettre au nombre de ses aumôniers, l'évèque de Périgueux , homme de bien , et capable de luy rendre service. C'étoit Pierre Fournier, évèque de Périgueux, qui, l'année suivante, fut étranglé par ses domestiques.

Le départ du vicomte de Bourdeille pour la cour paroissoit déterminé : il avoit même mandé au roy que, n'ayant pas d'argent , il se préparoit à vendre encore quelque terre pour faire ce voyage. Et comme le seigneur des Boiries , nommé pour commander en son absence , étoit mort depuis peu , il avoit fait passer ce commandement du seigneur de Hascou , ci-devant lieutenant de sa compagnie d'ordonnances, dont les appointements de commandement avoientélé réglés par le roy à deux cents livres par mois.

Cependant le vicomte de Bourdeille changea d'avis, et resta à Périgueux, tant pour continuer les négociations qu'il avoit commencées avec les religionnaires, que parce que Sa Majesté luy écrivit le 16 janvier 1575, qu'elle ne pouvoit donner de décision sur les frais qu'il avoit faits pour les prises des châteaux de la Chapelle- Foucher et d'Ancor, que son mémoire n'eût été examiné dans son conseil; et qu'à l'égard du payement des cent chevaux-légers qu'il avoit levés pour garder son déparlement , le maréchal de Montluc étoit chargé d'y pourvoir.

En conséquence de celte lettre, le vicomte de Bourdeille eut recours au maréchal de Montluc, qui ne se trouva pas en état de luy donner aucun secours. Dans ces circonstances, le vicomte de Bourdeille dépêcha le seigneur de Brantosme, son frère, vers le roy, au mois de février, pour luy rendre un compte plus étendu de toutes les affaires de la Guyenne, et ne songea plus qu'à se tenir sur la défensive , n'ayant pour troupes que la noblesse du pays, cinquante chevaux-légers, et six cents hommes d'infanterie assez mal payés. Il sollicita fort Sa Majesté de laisser le commandement général de toute la Guyenne à M. le duc de Montpensier , et de ne pas Icrappellerpourson sacre; luy représentant que la présence de ce prince valoit mieux quedix mille hommes, et étoit seule capable d'en imposer aux différents seigneurs, qui ayant chacun des commandements particuliers, ne se prêtoient pas aisément à se donner des secours mutuels.

Sur le bruit qui s'étoit répandu, que le roy

devoit distribuer à son sacre des commanderies d'un nouvel ordre qu'il se proposoit d'établir pour en être le chef, le vicomte de Bourdeille supplia Sa Majesté de se ressouvenir de ses services en cette occasion. Mais comme ces commanderies dévoient être prises sur les bénéfices; celte affaire fut la matière d'une négociation à laquelle l'abbé de Cisteaux employa plusieurs années à la cour de Rome; et cet ordre proposé, tantôt sous le nom de Sainl-Louis, et tantôt sous celuy de la passion de Noirc-Seigneur, fut enfin déterminé par l'établissement de l'ordre du Saint-Esprit, en 1578. Ainsi, il n'y eût point de commanderies distribuées au sacre du roy Henry III , et le vicomte de Bourdeille demanda, dans le mois de mars 1675, la charge de lieutenant particulier de la ville de Périgueux, alors vacante, pour le dédommager de sesdépens depuis un an qu'il servoit toujours à ses frais.

Malgré les négociations de paix, les religionnaires continuoient leurs ravages. Ils avoient fait lever le siège de Madailhan au maréchal de Montluc, et cherchoient à se réunir tous vers Bergerac , pour former un corps d'armée. Le vicomte de Bourdeille en avoit donné avis plusieurs rois au roy, en luy représentant qu'il ne pouvoit empêcher cette jonction qu'autant qu'il seroil secouru par les autre» commandants ses voisins, et que, pour cet effet, la présence de MM. de Montpensier étoit plus nécessaire que jamais. Mais, n'ayant pas reçu à propos toutes les troupes qu'il avoit demandées, il ne put que contribuer à favoriser la retraite du comte Martinengo, qui commandent un petit corps, et le faire couler en Languedoc, pour éviter d'èlre taillé en pièces. Enfin , il ne parvint que dans les fêtes de Pâques à rassembler à Périgueux les seigneurs de la Vauguyon , d'Escars, de Pompadour, avec leurs troupes, et partie de celles du seigneur de Ruffec. Il fut choisi par eux pour les commander dans son gouvernement. Avec ce renfort , il empêcha le vicomte de Turenne de ravager le Périgord , comme étoit son intention, et l'obligea de se retirer à Montauban,où ce vicomte tomba malade de la petite-vérole , dans le mois de may.

Après cette expédition, le vicomte de Bourdeille revint à Périgueux, et en envoya le détail au roy, par une lettre du 26 may 1576.

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Il représenta à Sa Majesté que la vieillesse du maréchal de Montluc le meitoit hors d'état de servir utilement , et il demanda encore son congé pour revenir à la cour, attendu qu'il devenoit inutile dans ce pays, n'ayant ni troupes ni argent suffisamment pour empêcher les courses des relifjionnaires.

Le seigneur de Ruffec s'étoit plaint au roy , que , quoyquc le château d Aubeterre fût dans son département , le vicomte de Bourdeille y avoit mis un commandant ; et sur cette plainte, le roy avoit mandé au vicomte de Bourdeille de retirer ce commandant. Mais le vicomte de Bourdeille répondit à Sa Majesté . par une lettre dallée de Périgueux le 23 may 1575 , qu'il falloit que le seigneur de RuffeC rêvât , lorsqu'il avoit fait celle plainte; que le sieur de Chamberlane, commandant dans le château d'Aubeleire , et doni il solliciioit depuis longtemps le payement des appointements, y avoit été mis par le comte de Galéas, chargé de celte commission par Sa Majesié, n'étant encore que duc d'Anjou , après le siège de la Rochelle, et que lui Bourdeille n'a voit fait en cette occasion que donner du .secours à ce comte, pour s'emparer de ce château, que la damed'Aubelerre et ses enfants luyavoient volontiers livré, pour être conservé sous l'obéissance du roy.

Knfin, le roy accorda au vicomte de Bourdeille et au seigneur de Branlosme, son frère, la nomination de l'évèché de Périgueux par brevet du 18 juillet 1Ô75, en considération de leurs services, à la charge de mille livres de pension pour la demoiselle de Bourdeille, et huit cents livres aussy de pension pour le sieur de la Sesire, chantre de Périgueux, apparemment parent du doyen de Poitiers , dont le vicomte de Bourdeille s'étoit servi pour ses négociations de paix. MM. de Bourdeille conférèrent cet évèché à François de Bourdeille, leur parenl, religieux de l'abbaye de Saint- Denis en France , comme on Je verra à son article dans celle généalogie.

Dès le mois d'août 1574, le vicomte de Bourdeille, pour éviter les surprises des religionnaires de Bergerac; avoit proposé aux habitants de Périgueux dy faire entrer cent gentils-hommes, et il avoit averti le roy et la reync de l'obstination de ces ha hit an ts à se gar-

der eux-mêmes, sans luy vouloir permettre que douze gentils-hommes seulement auprès de luy. Mais comme la cour n'avoit pas fait toute l'attention nécessaire à ces remontrances, le malheur dont ces habitants de Périgueux étoient menacés leur arriva enfin, pendant que le vicomte de Bourdeille étoit occupé à battre l'abbaye de Saint- Chamans , située à sept lieues de Périgueux. Il fut adverly d'une conspiration qui se tramoit à Périgueux. Aussitôt il envoya de nuit un courrier porler cette nouvelle aux principaux de cette ville; mais la partie étoit déjà si bien liée , qu'elle eut son exécution dès le lendemain 6 août 1675. Cette ville fut livrée aux religionnaircs, qui en donnèrent le gouvernement au seigneur de Langoiran.

Le vicomte de Bourdeille perdit , dans le saé de cette ville , beaucoup de titres, et eutre autres une partie qui concernoit sa seigneurie de la maison noble de Périgueux. Depuis ce temps, il ne rentra plus en cette ville. On ignore l'endroit où il se retira, car il donna une quittance, le dernier octobre 1575, au trésorier des guerres, sans spécifier le lieu où il étoit, de la somme de (rois cents livres, qui luy éloit due pour son état de capitaine de compagnie d'ordonnances , réduit pendant le quartier de janvier , février et mars 1674 , après lequel il u'avoit plus eu de compagnie.

11 y a lion de croire qu'il tint la campagne avec ses troupes , par le service signalé qu'il rendit vers la fin de cette année 1675, à l'occasion de la révolte du régiment de M. de Bussy. Ce colonel , ayant été obligé de quitter la cour, étoit allé se mettre â la tète de sou régiment , dans le dessein de se joindre ensuite au duc d'Aleuçon, qui avoit embrassé le parti des religionnaircs : et le premier coup d'éclat que devoit faire M. de Bussy , étoit de surprendre les reistres , pour leur couper la gorge. Le vicomte de Bourdeille, ayan t découvert ce projet, fit arrêter prisonniers quelques capitaines de ce régiment , et les envoya â M. de Montpensier, et eut soin d'empêcher les reistres de prendre vengeance. Un mois après il obtint du roy la liberté de ces officiers , qui eurent soin pour la plupart de réparer leur faute.

11 commanda l'armée du roy en Guyenne près de deux ans , pendant que M. le duc

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de Montpensicr fat Indisposé; circonstance qui se trouve rapportée dans le testament de la comtessedeDuretal, sa fille.

Dans cette même année 1576 , le vicomte de Bourdeille avoit monté de la charge de chambellan ordinaire à celle de chambellan d'affaires du duc d'Alençon , qu'il ne parait pas avoir suivi dans sa révulte. Ce prince fit sa paix avec le roy en 1676.

En 1676, les états de Périgord s'étant assemblés par l'ordre du roy en la ville de Nontron, décidèrent , en leur assemblée du 18 octobre de cette année , que la baronnie de Bourdeille tiendrait le premier rang entre les quatre baronnies de ce pays , et que ces baronnies aeroient dorénavant ainsi rangées, sçavoir Bourdeille , Biron, Beinac et Mareuil. On a vu cy-devant les affaires qu'avoieut eues les ancêtres du vicomte de Bourdeille pour soutenir cette prééminence.

En 1578, le comte de Bourdeille quitta sa charge de chambellan du duc d'Alençon, et se retira en «on château de Bourdeille , pour passer le reste de ses jours, qui ne furent pas de longue durée. Peut-être <|uc le mécontentement contribua à sa retraite ; car lorsqu'il demanda au roy une des commanderies que le roy devoit distribuer à son sacre, 8a Majesté luy avoit fait là-dessus de belles promesses, ajusi que sur tout le reste. Cependant le vicomte de Bourdeille ne fut point compris dans les premières promotions de l'ordre du Saint- Esprit , quoyqu'on luy ait donné la qualité de chevalier .des ordres dans quelques copies de titres.

François Bouchard, vicomte d'Aubeterre, mort en 1573, avoit toujours suivi le parti des religionnaires , et Brantosme l'accuse même d'avoir excité Poltrot à commettre l'assassinat du duc de Guise. Après le siège de la Rochelle, le duc d'Anjou , lieutenant -général du roy Charles IX, son frère, avoit fait mettre garnison dans le château d'Aubeterre, et celte maison, quelque puissante qu'elle fût, auroit été infailliblement accablée* si le vicomte de Bourdeille ne l'avoit prise sous sa protection. En effet , touché du malheur de la veuve et des enfants du feu vicomte d'Aubeterre, il intercéda pour eux auprès du roy Charles IX , qu'il engagea à faire élever près de sa personne le

jeune vicomte d'Aubeterre , nommé David Bouchard. Mats la mort de ce roy , arrivée un peu de temps après , ayant privé le vicomte d'Aubeterre de cet honneur, le vicomte de Bourdeille demanda la même grâce au roy Henry II) en 1574 ; ce qui n'eut pas lieu , parce que le Vicomte de Bourdeille devoit mener luy- même ce jeune seigneur à la cour, et que tous les voyages qu'il avoit projetté d'y faire furent rompus. Ainsi , le vicomte de Bourdeille s'étant rendu caution, auprès du roy, de la personne du vicomte d'Aubeterre, il le garda toujours avec luy , et le maria avec Renée de Bour deille , sa deuxième fille. Leur contrat de mariage, passé au château de Bourdeille le 16 février 1679, qualifie le vicomte de Bourdeille haut et puissant seigneur messire André de Bourdeille, seigneur, vicomte dudit lieu delà Tour-Blanche, d'Archlac et Mata, chevalier de l'ordre du roy, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, conseiller en son conseil privé, séneschal et gouverneur en Périgord.

La droiture qu'avoit fait voir le vicomte de Bourdeille dans ses négociations pour la paix, luy avoit mérité la confiance même des religionnaircs. C'est pourquoy le roy de Navarre luy écrivit de Cadillac le 1er février 1581 , en luy envoyant une lettre du duc d'Alençon , que tous deux l'ayant nommé et commis à l'exécution des édits et conférences sur la paix pour la séneschaussée du Périgord , comme étant des plus affectionnés au bien de la paix, et à la tranquillité publique, il le prioitde se rendre au lieu désigné, pour faire, avec le sieur de Campagnac , chargé de la même commission par ceux de la religion prétendue réformée , un procès-verbal de tout ce qui se feroit en ce lieu. Cette lettre est signée : Votre bien affectionné cousin, Henry; et la souscription est ainsi : A mon cousin M. de Bourdeille, chevalier de l'ordre du roy mon seigneur, capitaine de cinquante hommes d'armes dé ses ordonnances, séneschal de Périgord.

Mais, pendant que le vicomte de Bourdeille étoit occupé des moyens pour établir une paix solide, le père François Bord, jésuite, sollicitoit les catholiques les plus échauffés de faire un effort, et de reprendre la ville de Périgueux sur les religionnaires. Ce projet fut exécuté le

26 juillet 1581 : et comme cette place avoit été donnée en garde au roy de Navarre , ce prince fut vivement touché de se la voir enlevée. Il écrivit de INérac le 10 août suivant au vicomte de Bourdeille, en luy envoyant la lettre du roy Henry III, qui désapprouvoit cette action , pour luy en faire part, et le pria de continuer les bous traitements qu'il avoit faits aux religionnaires prisonniers ; l'exhortant à leur faire rendre leurs effets et leur liberté. Cette lettre, signée votre bon cousin et affectionné amy , Henry , porte la même souscription que la précédente.

te traitement de cousin peut bien être une suite du même traitement cy-devant accordé aux srigueurs de Bourdeille par les prédécesseurs du roy de Navarre: mais il est certain que le vicomte de Bourdeille étoit , par sa femme, parent de ce roy du 8e au 9e degré.

Six années éloient écoulées depuis que le vicomte de Bourdeille avoit fait une chute , sans en avoir encore ressenti les effets. Un cheval d'Espagne, qu'il monioit , s'élant abattu sur luy, luy avoit fait seulement une meurtrissure dans le côté. De cet accident , il se forma peu-à-peu une poche dans son corps; mais les douleurs ne commencèrent à luy être sensibles que huit jours avant sa mort.

Enfin, étant obligé de s'aliter, il fit son dernier testament , en son château de Bourdeille, le "25 décembre 1581, dans lequel il prit les qualités de haut el puissant seigneur n.essirc André de Bourdeille, seigneur, vicomte, et baron de Bourdeille , de la Tour-Blanche , Mata el Archiac, chevalier de l'ordre du roy , capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances , conseiller en ses conseils privés, héueschal et gouverneur de Périgord. 11 choisit sa sépulture dans l'église de Bourdeille, au tombeau de ses prédécesseurs : déclara avoir vendu la terre de Domcirac en Agenois, qui étoit un propre de dame Jacquette de Montberon, sa femme; il luy assigna son dédommagement sur la terre de la Tour-Blanche : institua son héritier universel Henry de Bourdeille, son fils aîné : légua la somme de trois mille trois cent trente-trois écus un tiers, revenant à celle de seize mille livres, à Claude, son second fils ; autant à chacune de ses filles , nommées Jeanne. Isabeau, et Adrienne de Bourdeille ,

ainsi qu'au posthume dont sa femme pourrait être enceinte ; le tout payable , en cas de mariage ou de majorité : et ne laissa que dix écus â Renée de Bourdeille, aussi sa fille, femme du vicomte d'Aubeterre. Il chargea de l'exécution de ce testament l'abbé de Brantosrae , son frère , el François de Bourdeille , leur cousin , évèque de Périgueux. 11 mourut à Bourdeille, dans le mois de janvier 1582, et fut inhumé dans l'église de Saint-Pierre de Bourdeille.

Comme son fils atné n'étoit pas en âge d'exercer sa charge de séneschal de Périgord, il avoit engagé les maréchaux de Retz et de Matignon , de solliciter le roy de la donner au vicomte d'Aubeterre, sou gendre: ce qui fut exécuté après sa mort ; car Sa Majesté la conféra au vicomte d Aubeterre , par brevet du 2 février 1582. Brantosiue en fut d'autant plus mortifié , qu'il avoit fait des démarches inutiles pour obtenir celte même charge. Cette préférence, jointe a l'amitié qu'avoît témoignée feu son frère au vicomte d'Aubeterre, échauffa sa bile de façon qu'il semble avoir pris plaisir à se déchaîner contre la maison d'Aubeterre , et contre ceux qui avoient favorisé ce vicomte d Aubeterre. Il n'a pu même s'empêcher d'accuser son frère aîné , le vicomte de Bourdeille, d'avoir été mauvais ménager et joueur ; el en même temps, il reconnoil que ce frère étoit homme de bien , d'honneur el de valeur , fort splendide , magnifique el libéral, à la cour et dans les armées.

La conduite qu'a tenue le vicomte de Bourdeille, pendant le cours de sa vie, au milieu des plus grandes divisions dans la cour et dans tout le royaume, sans que sa fidélité et son obéissance pour son souverain aient reçu la moindre altération , forme de luy un éloge suffisant , et établit une grande différence entre son caractère, ses services et ceux de son frère Brautosme.

La vicomtesse de Bourdeille , devenue veuve à l'âge de trente-sept à trente-huit ans, et d'ailleurs belle, bien faite, et fort riche par elle-même , fut bientôt recherchée en mariage par plusieurs seigneurs de la cour, et entre autres par M. Strozzy, chevalier des ordres du roy, lequel étoit parent de la reyne mère , comme fils du maréchal Slrozzy , et

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d'une Médicis. Mais la morl de ce seigneur, tué au mois de juillet de la même année 1582 , dans un combat naval, termina bientôt ses poursuites. Et le seigneur de Branlosme eut soin , a ce qu'il dit , d'écarter les autres prétendants,et d'entretenir sa belle-sœur dans les sentiments de rester veuve en faveur de ses enfants. Gomme on ignore le sujet qui obligea le seigneur de Branlosme de renoncer à rattachement qu'il avoit eu pendant si long-temps pour M. Slrozzy, on pourrait soupçonner que les vues de M. Slrozzy sur la vicomtesse de Bourdeille y eurent bonne part.

La vicomtesse de Bourdeille obtint des lettres royales le 4 mars 1583, pour faire attribuer au parlement de Paris la connoissance d'un procès commencé par la feue dame de Montberon , sa mère, au sujet de la succession de feu François de Mareuil , son oncle.

On voit donc par cette table que la branche atoée de la maison de Mareuil étoit tombée en quenouille par la mort de François, baron de Mareuil , seigneur de Villebois , etc. décédé en 1533 sans postérité, ne laissant que ses sœurs pour héritières. Mais comme la marquise de Mézières étoit sa sœur utérine, et que d'ailleurs le mariage qu'elle avoit contracté avoit plus de brillant que ceux de ses autres sœurs, attendu que le marquis de Mézières, son mary, avoit pour ayeul paternel Louis d'Aujou, baron de Mézières, à la vérité fils naiurel de Charles d'Anjou, comte du Maine: mais le défaut de cette bâtardise se trouvoit bieo relevé, en ce que le comte du Maine étoit fils de Louis, duc d'Anjou IIe du nom , roy de Naples , de Sicile , de Jérusalem , et d'Arragon , qui avoit pour ayeul paternel le roy Jean de France ; toutes ces raisons contribuèrent sans doute à la faire avantager au préjudice de ses sœurs, et l'autorisèrent suffisamment à envahir la plus grande partie de la maison de Mareuil. Cependant la marquise de Villars, comme étant au droit de Françoise de Montpezat, sa mère, et représentant les demoiselles Jeanne et Anne de Montpezat , ses tantes, qui semblent n'avoir point eu postérilé, s'étoit fait maintenir dans la possession de la troisième partie des terres et seigneuries de Villebois , Anjac , Charente , et Vibrac , et des autres immeubles de la succession du feu baron

de Mareuil , par arrêt du parlement de Paris rendu au mois d'août 1543. Elle avoit pour suivi l'exécution de cet arrêt ; et les vicomtes d'Aubeterre , comme enfants de Marguerite de Mareuil, avoient aussi pris part dans cette procédure; mais la minorité de la vicom tesse de Bourdeille , et les guerres civiles dans lesquelles elle avoit perdu ou égaré ses litres, sur-tout à la prise de son château de Mata . l'avoit empêchée jusqu'alors d'intervenir dans -ce procès, pour faire valoir ses droits. Ce fut donc pour être relevée de ce laps de temps, qu'elle demanda ces lettres, royales. Cependant le roy ne permit la reprise de celle instance, qu'en cas qu'il n'y eût point trenle années révolues depuis qu'elle avoit ces^é: ce qui rit apparemment perdre entièrement les droits de la vicomtesse de Bourdeille ; car elle déclara dans son codicile cy-après , qu'elle n'avoit été privée de ses prélentions, que par prescription.

Depuis la mort de son mary, elle n'avoit point encore quitté la province. Elle maria, dans son château d'Arehiac . par contrat du 8 novembre 1584, Jeanne de Bourdeille, sa fille aînée, avec Claude d'Epinay, comte de Duretal, chevalier de l'ordre du roy, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté. Elle est qualifiée dans cet acte haute et puis

I santé dame Jacqueite de Montberon , dame de Bourdeille, de la Tour-Blanche, d'Arehiac, et de Domeirac. veuve de feu haut el puissant seigneur messire André de Bourdeille , sei gneur, baron et vicomte des mêmes terres, chevalier de l'ordre du roy , capitaine de cinquante hommes d'armes de ses oidonnauers, conseiller en son conseil privé , sénés, hal et gouverneur de Périgord. Elle donna à celle fille en mariage la somme de seize mille mx cent soixante-six écus un tiers, menant a

j celle de cinquante mille livres, assignée sur les paroisses de Barel et de la Garde , situées d ins la baronnie d'Arehiac.

Son mérite en sa vertu la firent enfin ;qipeller a la cour par la reyne-mère (Calht rii.e

| de Médicis) qui, sur la fin de ses jouis, la nomma l'une de ses dames ordinaires (qu'on appelle à présent dames du palais}. Ses provisions sont dattées de Paris, le 21 novembre 1587. Après la mort de cette reyne, elle pas.<a ,

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en 1589, auprès de la reyne Louise de lorraine, épouse du roy Henry III, dont elle fut aussi l'une des dames du palais, à quatre cents livres d'appointcmeot, suivant l'état de la maison decette reyne, de l'an 1575 jusqu'en 1591 .

Elle ne jouit pas longtemps de cette dignité, car après la mort du roy Henry III . assassiné au mois d'août 1589, la reyne Louise se retira à Chenonceaux, où Sa Majesté passa les deux premières années de son veuvage. Après quoy, elle choisit, pour dernière retraite, son château de Moulins, et elle y finit ses jours dans les exercices d'une grande piété. Ainsy, la vicomtesse de Bourdeille ne fut pas longtemps ahsente de la province, et revint habiter son château de Bourdeille.

Elle y fit son testament le 22 avril 1594, par lequel elle ajoute aux qualités cy-dessus, celle de dame de Certonvillc. Elle ordonna de Pinhumer sans pompe, dans Péglise de ses quatre terres de Bourdeille, la Tour-Blanche, Archiac et Mata, qu'elle habiterait à sa mort; légua une somme de dix mille livres sur la baronnie d'Archiac, à la comtesse de Duretal, sa fille aînée; outre les dix mille écus qui luyavoient été assignés sur les paroisses de Baret et de la Garde, dépendantes de cette baronnie; elle réduisit la vicomtesse d'Aubeterre cl la dame d'Ambleville, ses autres filles, à leurs dotes, montant , pour chacune , à la somme de onze mille trois cent trente-trois écus un tiers; et laissa pareille somme à Adrienne de Bourdeille, sa dernière fille, pour la marier. Elle fit don de la terre et baronnie de Mata, en entier, avec le château et toutes ses dépendances, en faveur de Claude de Bourdeille, son jeune fils; institua, pour son héritier universel, messire Henry de Bourdeille, son Mis aine, seigneur et vicomte de Bourdeille, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances du roy, son conseiller, séneschal, gouverneur et lieutenant-général en Périgord. Elle les substitua l'un à l'autre, voulaul que, s'ils mouraient sans enfants , la moitié de leurs biens revint à la comtesse de Duretal, et que l'autre moitié fût partagée entre les trois autres filles de la testatrice. Elle chargea aussi son héritier universel de payer une somme de quarante-deux mille écus au seigneur de Branlosme, son beau-frère , qui lesi luy avoit prêtés sans bil-

let; reconnoissant avoir reçu de luy beaucoup d'assistance depuis son veuvage; et elle le nomma l'un de ses exécuteurs testamentaires. Elle confirma ce testament et la substitution en faveur de ses fils, par un codicille qu'elle fit en son château d' Archiac. le 29 d'avril 1595; et , pour donner plus de force à ses dispositions, et assurer à son fils aîné la possession de son legs universel, consistant principalement dans les terres de Bourdeille, de la Tour- Blanche et d'Archiac, et rendre plus certaine la substitution qu'elle formoit en faveur de la branche de Mata, elle se porta, par ce codicille , créancière de feu son mary pour le double des biens qu'il avoit laissés; et cela, en déclarant qu'ayant échangé avec luy la terre de Domeirac, qu'elle avoit en propre, pour celle de la Tour-Blanche et celle de la Feuillade, il avoit vendu celte seigneurie de la Fcuillade ainsi que plusieurs rentes attachées à la terre de la Tour-Blanche, avec les paroisses de Brie et de Saint-Ciers dépendantes de la baronnie d'Archiac et la terre de Certonville, en Normandie, quoyque ces biens fussent aussi des propres de la testatrice ; que de plus il s'éloît chargé de poursuivre le procès qu'elle avoit pour ses droits sur le comté de M au lévrier, de même que sur le vioomté d'Aunay , ei sur la neuvième partie de» terres et seigneurie» de Villebois, Anjac, Ch«rente et Vibrac, adjugée à la feue dame de Mont beron, sa mère, contre la marquise de Mézières, ayeule de M. le priueo <ie Moutpensier; que cependant, faute de poursuivre cette instance, il les avoit laissés perdre par prescription.

Elle nomma encore, pour l'un des exécuteurs de ce codicille, le seigneur de Branlosme; mais comme, bien loin de confirmer sa première disposition de le faire payer de la somme de quarante-deux mille écus qu'elle luy devoit, elle le pria d'en gratifier, après sa mort , le vicomte de Bourdeille; le seigneur de Branlosme fut fâché <ic cette prière, et prétendit n'avoir pas été consulté par sa belle-sœur sur ce codicille. Il accusa même le vicomte de Bourdeille, son neveu, de lavoir suggéré â sa mère; et c'est une des principales raisons pour lesquelles le seigneur de Branlosme déclama dans son testament contre le vicomte de Bourdeille, avec sa vivacité ordinaire.

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APPEIS

Cette substitution, formée par Jacquette de Montberon . ayant été attaquée , tant par les créanciers que par des cohéritiers, après l'extinction de la branche des vicomtes et marquis de Bourdeille aînée de la maison, fut déclarée bonne et valable , non-seulement par les consultations d'un grand nombre de fameux avocats, mais même par arrêt du parlement de Grenoble de l'an 1678, qui en conféra l'ouverture aux comtes de Mata, leurs cadets. Et comme les faits rapportés dans le codicille de 1595, qui en font le fondement, étoient argués de faux, même par le testament du dernier marquis de Bourdeille; il fallut en venir à preuves, et représenter les actes cy-après , qui sont :

Sommation faite, le 16 décembre 1562, par dame Françoise de Montpezat , mère de Jac-

3uette de Montberon , à André de Bourdeille, e satisfaire aux clauses de la donation qu'elle avoilfaiteà sa fille, pour poursuivre les droits qui composoient cette donation.

Vente de la terre de Certonville et autres en Normandie, du 17 juin 1565, par André de Bourdeille et Jacquette de Montberon, sa femme, avec une quittance d'une partie du prix de cette vente du 26 juillet 1568.

Vente, du 1er avril 1570, de la terre de Domeirac en Agenois, par André de Bourdeille, et Jacquette de Montberon, sa femme.

Vente de la terre de Brie et Saint Ciers, par Andréde Bourdeille et Jacquette de Montberon, sa femme.

Subrogation faite par Magdclainc de Bourdeille de tous ses droits en faveur de Jacquette de Montberon, dame de Bourdeille , sa belle-sœur, moyennant certaine somme.

Ce fut donc sur le vu de ces pièces, que la branche des comtes de Mata obtint l'ouverture de cette substitution , dont cependant elle n'a pu jouir long-temps, par la quantité de dettes qui Faccompagnoit , et qui les a obligés de laisser vendre A des étrangers les terres qui composoient cette substitution : de sorte que MM. de Mata se sont trouvé réduits A conserver seulement les titres de ces terres ; c'est pour cela qu'on les nomme encore A présent marquis de Bourdeille, etc. , comme on le verra plus amplement A l'article de cette

DICR. 647

La vicomtesse de Bourdeille n'étoit pas encore morte en 1597 ; car elle assista au contracl de mariage passé le 1*2 avril de cette année dans le château d'Aubeterre , de demoiselle Hypolitte Bouchard , vicomtesse d'Aubeterre , sa petite fille , avec François d'Esparbez de Lussan, baron de la Serre, gouverneur de Blaye, et depuis maréchal de France : mais il y a lieu de conjecturer qu'elle mourut peu de temps après ; car, le 16 novembre 1598, Henry et Claude de Bourdeille , ses enfants, donnèrent leur approbation à son tes • lament; et d'ailleurs, le baron de Mata, son second fils, ne fut assisté dans le mariage qu'il contracta devant les notaires de Xainte en 1602, avec la demoiselle du Breuil Dethion, que du vicomte de Bourdeille, son frère ai né

Elle fut inhumée dans l'église de Saint- Pierre sous Archiac, comme l'apprend le testament de l'an 1641 de la comtesse deDurelal , sa fille.

Après la mort de Jacquette de Montberon , le seigneur de Brantosme, son beau-frère, composa pour elle une oraison funèbre dont voicy l'intitulé -.«Oraison funèbre de feu madame de Bourdeille , faicte par moy, seigneur de Branthome, son beau-frerc, qui fut dicte et prononcée le iour de sa quarantaine, par un scavant prescheur cordellier de Bourdeaux. » On en rapportera seulement l'extrait suivant : a Elle estoit très-belle, d'une riche haute taille, fort vertueuse. Elle avoit l'esprit fort bon et subtil, et le jugement sur-tout ferme et solide. Elle parloit cl escrivoit très-bien. Elle lisoit beaucoup; sçavoit les langues espagnole et italienne, et mesmes un peu de latine. Elle a faictet composé de très-belles poésies, et d'autres belles choses en prose. Elle ayma fort la géométrie et l'architecture, y estant experte et ingénieuse , comme il paroist par sa belle maison de Bourdeille , qu'elle fit bâtir de son invention. Elle fut une grande et sage économe; car son mary la laissa endetée de deux cent mille francs (somme alors très-considérable). Cependant elle mourut desendetée quasy de tout, et laissa A ses enfants de quoy se desendeter du reste. Et bien qu'elle fust si bonne économe, elle estoit très-libérale, trèstenant une grande maison, sans

superfluiié pourtant. La reyne la prit à son service , pour Tune de ses dames, et la chérit fbrr. Elle vesquit en sa cour avec une belle et illustre réputation : non qu'elle s'y voulust trop assiduer, ny assujettir , désirant plus déversa belle et noble famille, que séjourner à la cour. Son mary la laissa veuve à l'âge de 30 à 37 ans , très-belle et très-riche de son coslé. Elle fut recherchée de six ou sept grands de France, auxquels elle ne voulut jamais entendre, non pas seulement ouïr parler de ce seul mot de second maryage. Durant les guerres civilles, il y eut un grand qui la menaça de l'aller assiéger en l'une de ses maisons, et d'y mener le canon. Elle fit responso qu'elle esloit extraite en partie fie cette grande et généreuse comtesse de Montfort , qui endura si vertueusement le siège de llennebond ; et tenant d'elle et de son cœur, qu'elle lattcndoit en sa maison de mesme venu et courage. Tant qu'elle a esté malade , l'espace de sept mois de

APPENDICE

sanl jamais prière à Dieu qu'il luy donnast santé mais seulement la patience. Elle mourut à l'âge de 56 ans. »

Cette comtesse de Montfort étoll Jeanne de Flandres , femme de Jean de Bretagne, comte de Montfort, laquelle, voyant son mary prisonnier, se jetta dans la ville d'Henncbond, et y soutint un long siège, l'an 1342, contre Charles de Rlois, prétendant au duché de Bretagne. Ce fait est rapporté bien au long Histoire de Bretagne, par le révérend père Lobinau, lome 1 , page 320, etc. Cette comtesse de Montfort a été la tris-ayeule de la duchesse Anne de Bretagne , femme des roys de France, Charles VIII et LouysXII.

On n'a pas découvert de quelle façon la vicomtesse de Bourdcille étoit extraite en partie de cette comtesse de Montfort, à moins que Brantosmc n'ait voulu faire entendre que le même sang qui couloit dans les veines de la comtesse de Moutfort couloit aussi dans celles

maladie, dont elle est morte, son bon courage de la vicomtesse de Bourdeille, comme décenl'a toujours soutenue jusqu'à la fin, bien dues toutes deux de Guy de Dampierre, comte qu'elle endurast beaucoup de douleur ; ne fai- de Flandres.

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