En 1862. — 2. Trapaner , trépaner
COURONXELS FRANÇOIS.
comme vray et franc couronnel, il fut porté par terre; et fut jette sur luy un artiffice à fœu qui luy gasta et brusla ses jambes jusqu’aux os, si bien qu’au bout de quelques jours il mourut, pour s’y estre mis la cangrène qu’on ne peut jamais oster. Que c’est que des accidens humains !
L’une des belles beautez (car il estoit beau et agréable en tout) que ce seigneur avoit, estoit ses jambes, qu’il avoit des plus belles : et par là le mal le saisit et les luy gasta, et le fit mourir, comme luymesme le disoil ainsi qu’on le pensoit', et qu’elles estoient bien dissemblables de celles qu’il avoit il n’y avoit pas un mois. Pour fin il mourut, non-seulement regretté de ses fantassins, mais de tous ceux de l’armée, et surtout de feu M. de Guyze, à qui j’ouys dire : qu’il s’en alloit un aussi digne homme de pied comm’ il avoit esté bon gendarme et bon chevalléger.
Ses obsèques furent célébrées dans Rouan trèshonnorablement, M. de Guyze accompaignant le corps les larmes aux yeux, et tous ceux de l’armée. Il en fut faictun tumbeau en prose latine à l’antique, par le sieur de Tortron, d’Angoumois, lez Chasteauneuf, très-docte et grand personnage, que M. de Guvze luv commanda faire, car je le vis. Il est donc tel*:
POSTKMTATI.
Carolo Rupifocatdio, Randamo Francisci primi, Rupifocaldiæ ia Angolea provincia comitis, et Annæ Polignacæe secuudo genito ,