‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 165 sur 270 · Poinctilles, chicanes · texte numérisé non relu

Poinctilles, chicanes

2. Est-ce Louis le Gay, seigneur de la Fautrière, second mari de Louise de Maillé ?

3. Il y avait un capitaine Albanye, gentilhomme de la chambre du duc d’Anjou ( Mémoires de Nevers, t. I, p. 788).

SUR LES DUELS

vouloit fort imiter M. de Bussy, mais il ne peut en aucune sorte; se le figurant, cela luy faisoit grand bien à la râtelle1 2 pourtant. Cestuy donc Aubanve avoit demeuré cinq ans à Rome, apprennant ordinairement à tirer des armes (et mesmes de l’espée seulle) du Patenostrier, très-excellent en cet art; si bien qu’estans prests à se battre, ledict Aubanye dist à son ennemy : « Frère, je n’ay accoustumé à me « battre qu’à l’espée seule; je n’ay point porté de « dague, pour cela osiez la vostre » . L’autre , aussitost prompt, jetta la sienne par dessus la muraille de la grange, et la fortune luy fut si grande qu’il vainquit et tua ledict Aubanye, qui estoit un des plus estimez espadassins pour l’espée seule et des plus adroicts cent fois plus que l’autre. Un chascun après le blasma, pour avoir mnsi compleu à son ennemy, et gratifié d’un tel advanlage, et qu’il fust esté bien employé si Aubanye l’eusttué; mais en cela il monstra un grand courage. Ce combat fut faict en ces dernières guerres de la Ligue, près la Rochelle; car tous deux estoient huguenots, et suivoient le roy de Navarre.

Quelques années après ce combat susdicl deQuiélus et Antraguet, M. le baron de Biron’ en fit un autre de trois contre trois. Il avoit pris pour second et tiers, Lognat et Genissat, braves et vaillans certes,

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