‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 181 sur 270 · Avoir question , voyez p. 326, note · texte numérisé non relu

Avoir question , voyez p. 326, note

SUR LES DUELS

Ce grand capitaine et brave Jannin de Médicis mit au monde ces deux braves et vaillans capitaines qui ont estez despuis, et tant fidellement servy la France , San-Petro Corso et Jehan de Turin. Estans donc tous deux soubs sa charge, vindrent avoir une question ensemble, et la voulant accorder Jannin de Mëdicis, jamais il ne peut, encore qu’il en tentast tous les moyens, cognoissant bien leur humeur et vaillance, que s’ils en venoient là, qu’ils se tueroient. Par quoy de despit, et de quoy ils ne le vouloient croire en accord, il prist sa cappe et la mit en deux, et en donna à chascun sa moytié, et deux bonnes espées, et les enferma dans une salle, et leur commanda qu'ils ne sortiraient jamais de là qu’ils ne fussent d’accord, en quelque façon que ce fust, et n’eussent vuidé leur différant du tout. Ils vindrent donc aux mains. Jehan de Turin donna une estoquade au front à San-Petro, petite pourtant, mais d’importance, d’autant que le sang luy commanoa aussitost à couller sur les yeux et le long du visage, si bien qu’à tous les coups il luy falloit porter la main pour essuyer les yeux. Surquoy Jehan de Turin lui dit : « San-Petro Corso, 'arreste-toy et bande un peu ta k playe. » L’autre, le prenant au mot, print son mouchoir et la banda au mieux qu’il peut, puis se remirent au jeu, et si rudement, que Jehan de Turin eut un si grand coup sur son espée qu’elle luy eschappa de la main. Sur quoy San-Petro se voulant revancher de semblable courtoisie luy dist : « Jehan « de Turin, amasse ton espée, car je ne te veux point « blesser avec advantage, » et luy donna loysir de l’amasser, et pour la troisième fois retournèrent au

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combat; à quoy ayant esgard les spectateurs, qui regardoient les uns par les grilles de la salle, les autres par les fantes et trous de la porte, en vindrent faire le rapport à Jehan de Médicis, et le prier de les séparer, et mettre ordre d’accord, autrement ils se paracheveroient de tuer; parquoy il vint aussitost, et entrant dans la salle, il les trouva tous deux l’un de çà, l’autre delà, tumbez et couchez par terre, n’en pouvant plus pour les grandes blessures qu’ils s’estoient entre-données et du grand sang répandu. Soudain il les fit lever et secourir, et si curieusement penser qu’ils furent guéris quelque temps après, desquels despuis la France a tiré de bons et grands services, tant deçà que delà les monts. J’ay ouy faire ce conte à feu M. de Cypière, qui estoit très-grand amy et de l’un et de l’autre. Voilà de belles bontez et courtoisies de cavalliers, sur lesquelles on dispute quelle fut la plus grande, celle de Jehan de Turin, ou celle de San-Petro Corso ; mais il ne faut doubter que la première fust plus grande, d’autant que la seconde ne la fil que suivre après et rendre ce qu’elle devoit. Au demeurant, si elles se dévoient faire, je m’en rapporte aux braves discoureurs des combats, au moins je dis la première, car pour la seconde elle se devoit faire pour rendre la pareille; autrement ce fust esté un villain reproche s’il eust faict autrement; mais aussi eust-on bien blasmé le premier de sa première courtoisie s’il luy fust arrivé mal, et que l’autre l’eust tué, en donnant si grand advantage à son ennemy, puisqu’il le tenoit quasi à sa mercy et à son advantage, et y en a beaucoup qui disent que ce fust esté bien employé si l’autre l’eust tué tout à plat,

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puisqu’il ne seavoit user de sa victoire, laquelle il mesprisoit. Quoy qu’il en soit pourtant, la courtoisie est tousjours à louer, et sent mieux son gallant homme et son chrestien.

Or c’est assez allégué de vieux exemples ; ramenons au moins aucuns modernes que j’ay veu arriver en nos cours de France. Feu M. de Bussy, un trèsbrave de son temps, eut une parolle de guerre contre un brave gentilhomme nommé M. de la Fer té tous deux estans au service et à la cour de Monsieur, et encore qu’ils eussent estez grands amis et obligez l’un à l’autre. S’estans donc defiiez et venus en combat, M. de Bussy vient à blesser M. de la Ferté, en telle sorte que le voyant ne faire que parer aux coups, l’ayant atteint où il falloit, il luy dit : « Frère, a je cognois que vous en avez assez, et que vostre « blessure ne vous permet pas plus de vous deffen- « dre selon vostre brave et généreux courage, encores « que je le sçache tel qu’il combattrait jusques à la « dernière goutte du sang de votre corps; parquoy « je suis d’advis que nous remettions la partie à un’ a autre fois, et que je vous conduise pour vous faire « penser. » M. de la Ferté le prist au mot, car outre sa blessure, il estoit fort estroppié d’un pied, dont la moitié luy avoit esté emporté d’un canon qui s’esclatta dans la gallère de M. du Mayne, au voyage qu’il fit en la Morée, en la compaignie de don Joan d’Austrie, général du roy d’Espagne, et pour ce estoitil fort impost*. Si eut-il encores du sang de M. de Bussy, ce disoit-on, et luy fit vaillamment teste ainsi

i . En 1379. Voyez l 'Appendice. — 2. Impost, impotent.

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qu’il le sceul bien louer après, et ses vaillantiscs qu’il a faict aux guerres ont bien montré qu’il estoit digne de louange. Ainsi se passa ce combat et courtoisie entr’cux, et après se rendirent bons amis.

M. le comte de Grand-Pré gentil eavallier, s’il en fut onc à la cour, doux, courtois et gracieux, mais au demeurant brave et vaillant comme l’espée, et très-beau gentilhomme, il eut un différant avec M. de Gyvry, gentilhomme accomply des mesmes belles condictions que ledict comte; tous deux ayant commandé, l’un qui est le comte, à un régiment de gens de pied, en lequel il y a beaucoup acquis de réputation, et ledict Gyvry maistrede camp de la cavallerie légère, que le roy luy donna après que ce brave M. de Sagonne' eut pris le party de la Ligue. Ces braves gentilshommes donc se défilèrent et s’appellèrent. Estans en combat, le malheur fut pour Gyvry que son espée se rompit à demy, qui ne s’en étonna pourtant; mais le comte luy dit : « Ayez un’ autre espée; car la « mienne ne blesse point avec advantage. » Ce qu’il ne voulut faire, et dict : ;< Non, non, avec ce tronçon « d’espée je te tuerai bien. » Mais M. le comte le poursuivit, et usant de courtoisie, le combat se rompit; dont plusieurs dirent qu’il eust esté bien employé que le comte l’eust tué, puisqu’il faisoit ainsi du brave, et ne vouloit recepvoir courtoisie de son

1 . Robert de Joyeuse, comte de Grandpré, tué en 1 589, près de Châlons, dans un combat, où il battit les ligueurs commandés par Saint-Paul. — De Thou lui a composé une épitaphe en vers.

2. Jean Babou, comte de Sagonne. 11 fut tué au combat d’Arques, de la main du grand prieur Charles de Valois, le 23 octobre 1589.

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ennemv : et encores mieux employé si Gyvry eust tué le comte, puisqu’il luy pardonnoit par trop sa témérité et bravetté.

Un de ees ans fut faict un combat en Auvergne, entre un très-brave gentilhomme du pays mesmes, dont je ne sçav bien le nom, pour dire vray, et un Escossois qu’on appelloit le capitaine Leviston. Je ne sçav s’il estoit de ceste race de I-eviston, dont j’en ay cogneu en Escosse d’honnestes hommes, et une honneste fille qui estoit à la feu reyne d’ Escosse1 2 : mais tant y a que ce capitaine Leviston s’estoit saisi de Montagut en Combrailles\ Il joua si bien des mains qu’en deux ans il se fit riche de cent mil escus, disoit-on, en prenant de toutes parts, et n’arregardant à qui il faisoit tort, ce qui fut cause de sa, mort, car la paix faicte, il fut appellé par ce gentilhomme que viens dire; d'autres tiennent qu’il vouloit seconder un autre gentilhomme apellé. Enfin estant entré en estaquade avec son ennemy qu’il dédaignoit fort, bien qu’il fust un brave gentilhomme, comme il le monstra, car du premier coup il luy donna une grande estoquade dans le corps, à qui il dit : « Leviston, je t’ay bien « taslé pour le premier coup; en as-tu assez? » Leviston luy respondit : « Avant que tu m’en ayes donné « un pareil, je t’auray bien tué. » L’autre luy réplicqua : « Tu ne te veux pas donc contenter. Garde-toi « de celuy-là, « et luy donne un autre coup au costé

1 . Marie Stuart. — Henri II eut d’une dame Flaming, de la maison de Leviston, un fils naturel , Henri d’Angoulême, qui fut grand prieur de France.

2. Montaigut , chef-lieu de canton de l’arrondissement de Riom.

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en luy disant : « Tu en as prou, s’il me semble; va- « t’en faire penser. » Leviston respondit : « Il faut que « tu me parachèves, ou que j’aye ta vie. » L’autre réplicqua : « Eh mort-Dieu ! tu ne te veux pas donc a contenter et tu brave encores; et tu en mourras « donc à bon escient; » et luy donna deux autres bons coups dans le corps et le tua à bon escient. Ainsi devoit-il faire, et fit très-bien, puisque ledict Leviston faisoit tant le brave, et ne se vouloit contenter de la courtoisie que l’autre luy présentoit, en quoy ilse mettoitpourtanten grandliazard desa vie, car il ne falloit qu’un meschant coup pour la luy osier ; mais Dieu en cela le favorisa, et toutesfois et l’un et l’autre firent deux grandes fautes : l’un d’espargner son ennemy qui bravoit et opiniastroit trop, l’autre, de n’avoir accepté la courtoisie, en quoy pourtant il monstra beaucoup de courage et de valleur, de ne vouloir recepvoir cette obligation de son ennemy. Ainsi se faut-il gouverner envers ces braves qui veulent braver, et n’ont de quoy payer leur homme, estans désarmez de leurs armes ou qui n’en peuvent plus.

La première fois que je fus en Italie, passant par Milan, j’ouys raconter du temps qu’Antoine de Lève y commandoit pour l’empereur Charles, il y eut un certain comte Claudio qu’on ne nommoit point autrement par surnom ; tant y a qu’il estoit pour lors un très-renommé et vaillant homme. Par cas, un jour estant à la chasse de l’oiseau et ayant voilé une perdrix, quand il fut à la remise qui estoit un lieu fort esgaré', il trouva quatre soldats qui s’estoient

\ . Esgaré, aujourd’hui on dirait perdu.

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deffiez et avoient choisi pour camp et estaquade un parc de brebis et moutons, dont usent les pastres en là, pour y retirer et resserrer leur bestial, et pour mieux enfumer leurs terres, ainsi qu’en plusieurs lieux et contrées de notre France le font aussi. Quel .camp-clos, voyez, je vous prie, que ces braves gens avoient là choisi! Le comte Claudio les voyant tous quatre se préparer deux contre deux, et laisser le pourpoinct et se mettre en chemise pour se battre, il les prie de ne se battre point pour l’amour de luy, et luy dire leur différend pour les accorder. Eux luy firent responce qu’ils n’en fairoient rien, mais que s’il en vouloit voir le plaisir et juger des coups, qu’il les vist faire seulement. Le comte dist qu’il n’en fairoit rien, et qu’il ne luy seroit jamais reprosché qu’en sa présence ils se coupassent la gorge. Là dessus il met pied à terre et l’espée en la main, pour les empescher de leur combat. Eux aussitost, comme désespérez, vont concerter ensemble, et s’escrient : « Tuons-le puisqu’il nous veut rompre nostre enlre- « prise, et cmprès nous la reprendrons et nous nous « battrons. » De faict, le chargèrent à outrance, mais luy, comme j’ay dict, qui estoit en ces temps l’un des vaillans et déterminez de cet estât, se garde si bien d’eux et les charge si valleureusement, qu’il en tue deux; et voulant donner la vie aux deux autres, ne l’acceptent, mais voulant venger la mort de leurs compaignons, le chargèrent de plus en plus. Luy se pare et tue le troisiesme, et ayant blessé le quatriesme à la mort, il le laisse là, et lui donne la vie en luy envoyant un chirurgien qui le pensa si bien qu’il en eschappa, et en fit après le conte, et servit de tes-

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moing d’un si grand faict d’armes, et ne cella nullement qu’il luv avoit donné la vie dont il n’en seroit jamais ingrat, et qu’il lui feroit service où il pourroit. Le comte l’ayma fort despuis, et s’en servit, bien fasché, disoit-il, qu’il n’eust peu sauver la vie à ses compaignons. Aucuns diront sur la vie de ce soldat très-bien recogneue1, que cela est bon pour les soldats simples, mais non pour les gentilshommes; je ne sçay, mais j’av veu des soldats signaliez aussi ou plus curieux de leur honneur et à le garder qu’aucuns gentilshommes. En ce combat on y peut beaucoup admirer la valleur et l’heur de ce comte, et y discourir beaucoup de choses, et mesmes à noter que quand des gens de bien ont bonne envie de se bien battre, ou qu’ils sont une fois aux mains, il n’y a rien qui les fasche plus et désespère tant que quand quelquesuns surviennent qui les veulent séparer; et bien souvent a-on veu arriver tout de mesmes à aucuns ce que je viens de raconter, et s’entre-accorder à tuer le séparant, n’estant rien si fascheux à un vaillant et brave homme et offancé, que quand on lui rompt son coup et son desseing d’armes.

J’en ay veu en ma vie deux tels exemples : Sainct- Maigrin* se battit une fois ainsi par appel aux champs près Paris contre le senor Troile Ursin, brave gentilhomme italien qui avoit esté nourry enfant d’honneur du roy-dauphin qui fut après roy François II, et

1. Très-bien recogneue, c’est-à-dire la vie donnée au soldat qui en avait gardé de la reconnaissance.

2. Paul Estuer Caussade, comte de Saint-Megrin , assassiné le 21 juillet 1 578, à onze heures du soir, rue du Louvre. Il mourut le lendemain.

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.estoit fils du senor Jourdan Ursin, très-bon et sage capitaine, qui fut lieutenant de roy en Corse après M. de Termes. Despuis la mort dudiet roy François il n’avoit esté en France guières, et pouvoit avoir vingt-cinq ans qu'il en avoit esté tousjours absent, s’amusant en Italie et mesmes à Florence où il fut despuis tué pour faict d'amours1. Estant donc venu en France cette fois-là, il vint avoir querelle contre Sainct-Maigrin pour le jeu, et s’appellèrent. Ils n’eurent pas tiré deux coups qu’ils vinrent aussitost aux prises. Sainct-Maigrin estoit plus adroict à la lutte que l'autre, bien qu’il fust aussi fort : il porta son homme par terre soubs luy, et luy disant plusieurs fois qu’il luy demandast la vie. Sainct-Maigrin, dit-il, n’ayans nulles armes chascun, pour avoir estées désemparées à cause de la prise, s’advisa de tirer une espine d’un buisson et la lui présenter aux yeux, et lui dire que s’il ne se rendoit et ne lui demandoit la vie, qu’il les luy creveroit tous deux. Sur quoy l’autre lui demanda la vie, dist Sainct-Maigrin, qui la luy donna. Le senor Troile sentant que Sainct-Maigrin s’en vantoit, il dist fort bien qu'il ne la lui avoit point donnée. Enfin ce fut un combat fort doubteux et peu

1. 11 y a ici quelques difficultés que je ne sais comment expliquer. Suivant le Journal de l'Estoile , qui me paraît devoir faire autorité, Troïle Ursin fut assassiné près de Paris, le 30 novembre 1576; il ne serait donc pas mort à Florence. De plus, François II étant mort en décembre 1560, Ursin en 1576 et Saint- Mégrin en 1578, il ne s’était pas, depuis la mort du roi, écoulé les vingt-cinq ans dont parle Brantôme. Enfin je ne trouve pas dans la généalogie des Orsini un personnage du nom de Troïle parmi les enfants de Paul-Jourdain , chevalier de l’ordre du roi.

vi — 23

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bien entendu et conceu de plusieurs, et mesmes des juges que le roy ordonna pour les accorder, ce qui fut faict. Un d’iceux, grand prince, me dict qu'il y avoit plus d’ostentation vaine de Sainct-Maigrin que d'autre chose; car il n’estoit pas vraysemblable que l’autre eust donné si grand loisir d’amasser et tirer une espine et mesmes si à l’aise comme d’une chose fort amiable, sans l’en empescher, et luy en donner au moins grande peine, ou bien il falloit qu’il l’eust cloué ou collé en terre, pour amasser son espine cependant; parquoy le tout fut accordé, et je sçay bien ce que m’en dict ce" grand, car jamais ils ne peurent bien tirer la vérité de ce faict. Et voilà que servent ces combats aux champs, sans seconds ou autres tesmoings; car bien souvent on fait à croire beaucoup de choses qui ne sont survenues sur une infinité d’accidens qui y arrivent, que quelquesfois on ne sçait qu’en croire, et mesmes pour ces demandeurs et donneurs de vie, ainsi qu’il arriva au seigneur de Chantlivaut*, très-brave et vaillant gentilhomme pour un homme qui estoit estropié d’une main. Il se battit au Pré-aux-Clercs contre Bonneval’, brave et vaillant gentilhomme aussi, et de grande maison en Limosin, tous deux tous seuls. Bonneval vint avoir une grande estoquade à travers le corps. Chantlivaut le voyant touché au vif, le laissa là et se retire sans estre blessé, et Bonneval pour se faire penser.

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