Claude de Bourdeille, baron de Mastas
2. Il était fiJs de la sœur du maréchal, Marguerite d’Albon, et d’Artaud de Saint-Germain, baron d’Apchon.
mesmes de feu M. de Guise le Grand, comme je l’ouys, d’avoir ainsi mesprisé les armes et la bonne fortune qui luy avoit mis son ennemy à mercy, et luy avoit pardonné pour se faire donner la mort. Il ne faut pas aussi que les bravasches et vieux routiers qui se sont un peu ressenty des fureurs de l’espée, abusent de leur fortune et gourmandent un jeune homme qui ne fait que venir, car Dieu s’en triste ; de cela force exemples nous en abonde. Cet exemple doit servir d’advertissement à plusieurs; j’en alléguerais une infinité d’exemples pareils; je me tais ast’eure pour dire et noter une chose, que du temps de nos roys, tels appels estoient fort deffendus en lieu de respect’.
J’ay ouy raconter à ce brave et gallant feu M. de Cipière que , du temps du roy François I, il cuyda estre en une très-grandissime peine, pour avoir appellé M. d’Andoing (grand favory du roy Henry, et qui mourut devant Landrecy) pour M. le viscomte de Goutdon vaillant homme, et qui suivoit aussi feu M. d’Orléans avec M. de Cipière. Mais quel appel fut -ce? Seulement M. de Cipière luy dict : « Monsieur d'Andoing, je viens de laisser M. le viscomte de Gourdon qui m’a dict et prié de vous dire que si je vous trouvois, qu’il s’en alloit ouyr la messe à Sainct-Paul, et que si vous y vouliez aller, que là ensemble tous deux vous l’ouyriez, et de là vous en irez pourmener jusques hors la porte de Saincl Antoine. » Cette invention d’appel, encore qu’elle fust gentille et point guières ofïançant le respect de la