‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 219 sur 270 · Voyez Paris de Puteo, f° 408, col · texte numérisé non relu

Voyez Paris de Puteo, f° 408, col

2. Henri IV. — Louis duc d’Orléans. Le défi eut lieu en 1402. Voy. Monstrelet, livre 1, ch. ne; édition Douët d’Arcq, tome I, p. 43.

SUR LES DUELS

pour l’amour des dames, ou autrement, le roy luy fit responce qu’il n’y avoit nulle raison qu’il esgallast sa royale majesté avec son excellence et seigneurie. Toutefois pour l’honneur et gentillesse, voluntiers de gayetté de cœur, abaisseroit sa majesté jusques-li, que de venir aux mains avec luy. Un fils descendu de la noble maison de France luy faisoit pourtant beaucoup d’honneur de se battre à luy, comme luy tout roy à ce fils de France.

Un autre exemple de notre temps, lorsque la première fois M. d’Alançon, frère à nostre roy, alla en Flandres ', il y eut un gentilhomme provençal, nommé le chevallier d’Oraison’, qui avoit une querelle contre M. de Bussy. Parquoy pour la démesler, et pour plus grande obstentation et bravade, part de la cour et de Paris, et emmeine avec luy le seigneur de Goville*, pour lors le plus renommé tireur d’armes qui fust en la France, pour se battre avec M. de Fervaques*, brave et vaillant gentilhomme, contre qui pareillement avoit querelle, et s’en vont rendre dans lecampdeDom Joan d’Austrie, estant lors la saison et permission telle aux François, d’aller pour les Espaignols aussi bien que contr’eux. Y estant donc, allèrent faire la révérence à Son Altesse et luy faire en-

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