‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 31 sur 270 · Voyez Monluc, tome II, p · texte numérisé non relu

Voyez Monluc, tome II, p

voyage d’Italie. Il n’estoit pas si piaffant, ny si bravasche comme Cossainsson eompaignon, mais il estait bien aussi mauvais garçon : et feu M. de Guyze l’eslimoit fort, comme M. de Sarriou autre maistre de camp, lequel, pour estre parent de M. de Termes, le süivil en Corsègue , et là servit son roy et son général. A le voir on l’eust pris pour un homme fort ruraud; mais, estant en guerre , il sçavoit aussi bien * commander, conseiller et exécuter que pas un de ses compaignons que j’av dict cv-dessus, et estoit un très-homme de bien et d’honneur.

Bref, je n’aurois jamais faict si je voulois deserire tous nos maistres de camp. Il me suffira que je parle de /os majorâtes , comme dict l’Espaignol , de leurs plus grandz, qui sont leurs couronnelz.

Pour retourner encor à M. d’fistrozze, je dis que, si M. l’admirai a raporté grand los et gloire jx>ur avoir faict si belles ordonnances parmy l’infanterie et l’avoir si bien réglée , il faut louer M. d’Estrozze, et luy donner ceste réputation que ç’a esté celuy qui l’a si bien armée et qui luy a porté la façon et l’usage des belles harquebuzde qualibre qu’elle porte aujourd’huy. Bien est vrav queM. Dandelot l’en façonna un peu , lorsqu'il vint de prison du chasteau de Milan, où il les apprit des Espaignolz ; car il n’y a nul vieil capitaine, ny rottier 1 fantassin de guerre, qui ne die que nostre harquebuzerie, le temps passé, n’estoit pas telle en armes comm’ell’ a esté despuis : car ce n’estoient que petitz me&liantz canons, tant mal montez, qu’on appelloit à la Lucquoyse, en forme

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