Vcrtcuil-sur-Charente (Charente
2. Honorât, marquis de Villars, maréchal de France, frère de Claude de Savoie.
Il en avoit faict de mesmes quasi un peu auparavant à M. de Sarlabous le jeune, qui avoit emmené son régiment, estably en Languedoc, en l’armée, le plus beau aussi qu’on eust sceu voir, et le mieux armé, et le mieux en poinct et aussi complet. Il y eut aussi de la contention grande ; mais le tout s’appaisa par la voulonté du roy, en faisant esvanouyr cet arbre blanc.
Il y eut force personnes qui blasmarent M. d’Estrozze d’avoir esté adjoint et complice en ce faict du conte de Brissac contre son frère, qui avoit espousé sa sœur, la segnore Clerice Strozze', l’une des belles et honnestes dames de France, et qui n’aymoit rien tant que son frère; mais lors ell’ estoit morte, un an avant ou plus; au surplus qui estoit la plus altière femme du monde, et qui l’eust sceu bien reprocher par emprès à son frère, si ell’ eust esté vivante. Voylà pourquov il eut tort de se bander ainsi contre son beau-frère, encor qu’il laissast jouer tout le jeu au conte de Brissac : toutesfois, puisque luy estoit couronnel-général en France, M. de Brissac n’y avoit pas beaucoup à voir; mais en cela il avoit gaigné M. d’Estrozze, et le possédoit, comme je l’ay veu, et s’y laissoit fort aller.
Pour quant à M. de Sarlabous, encor qu’il fust un grand homme pour les gens de pied et qu’il eust gaigné ses charges pour sa valeur, si est-ce qu’un chascun disoit qu’il ne se faisoit point de tort d’obéyr à M. d’Estrozze et M. de Brissac, seigneurs de si bonne part et si bon lieu , de mérite et va-