‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 70 sur 270 · Les seconds états de Blois en · texte numérisé non relu

Les seconds états de Blois en

'DïgiTîzed By Cinogle

COÜRONNELS FRANÇOIS. 151

aucuns disoienl qu’il ne devoit point avoir pris ceste charge au jeune aage où il estoit, estant plus propre à un jeun’ homme de se mesler des armes et autres exercices guerriers, que non d’un’ ambassade, ou de l’estât d’un sénateur et orateur; encores que l’on peut alléguer que feu M. de Nevers, du temps du roy Henry H*, après la battaille de Sainct-Quantin , fut prié de toute la noblesse de porter la parolle pour elle, ce qu’il fit très-bien et au proffit du roy; dont le roy s’en trouva très-bien et luy en sceu un trèsbon gré.

M. de Rocheffort, de la maison de Roche-Guion, et Rochepot', fut aussi député pour la noblesse aux estatz d’Orléans, et s’acquicta fort bien de sa charge. M. le baron de Senessé* en fit de mesmes aux premiers estatz à Bloys. Cela estoit bon à eux , car ilz estoient gens meurs , posez et advant en l’aage ; mais le conte de Brissac estant jeune , encor que de soy il fust sage et posé, il devoit, ce disoit-on, prendre charge plus gaillarde, plus active et plus propre à son aage que celle-là. Aussi disoit-on que son feu frère ne s’en fust nullement chargé, et n’eust pas faict ce coup, aymant plus à traicter les affaires de guerre que celles de l’Estal , ausquelles son jeune frère y est fort attentif, bien rompu et bien entendu. Ce qui me faict souvenir comme l’on voit aucuns . architectes excellans : les uns s’adonnent à bastir des palais superbes de roys, de villes, de commu-

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