Antoine de Silly, comte de Rochepot
2. Claude de Baufiremont , baron de Senecé. On a de lui : Harangue aux états de Blois à Henri III, en 1577; 1587, in- 8°.
nautez, et maisons plaisantes des champs; aucuns se plaisent à bastir et construire des forteresses de guerre, des fortz, des bastilles, des citadelles et villes fortes. Ainsi se peut-il dire de l’humeur de ces deux frères.
Je n’ay jamais veu feu M. de Brissac' guière affectionné aux affaires d’Estat; et s’en mocquoit, et peu voulontiers alloit-il au conseil lorsqu’il pensoit qu’on en traictoit , mais ouy bien à ceux de guerre, là où il opinoit très-bien, et en faisoit honte aux plus vieux capitaines, prenant grand plaisir de les contredire et les braver : car dès-lors qu’il commanca à sentir son cœur, après le voyage de Malte et Hongrie, où il alla trouver M. de Guyze, quand il vist que le siège ne venoit point à Malte, et après le voyage de Lorraine, il voulut s’esgaller aux grandz, voire jusques à desdaigner aucuns princes, tant il avoit d’ambition et surtout de l’æmulation contre les plus vaillans. Jamais il ne se peut bien accorder avec M. de Martigues qui estoit un autre vaillant comme luy.
Ce conte icy, son frère, encor qu’il soit aussi vaillant que luy (on ne luy sçaroit desrober cela), il est plus compatible* et de plus douce humeur; bref il n’auroit besoing que la renommée luy fust aussi favorable, et qu’elle fist raisonner ses vaillances comm’ à son feu frère; mais la fortune ne le veut pas et en retient le vent. A ce raisonnement faut noter que ce M. le conte de Brissac n’a nullement quicté son nom, son titre, ne sa charge de couronnel des bandes de