‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 91 sur 270 · La chose supercéda, fut retarde'e · texte numérisé non relu

La chose supercéda, fut retarde'e

5. Jeanne du Plessis, femme de Jean d’Acigné, mère de Judith, dame d’Acigné, première femme de Charles de Cossé, deuxième du nom , duc de Brissac et maréchal de France. Elle épousa en effet François de Vaudrcy, marquis de Saint-Phal.

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mère de la première femme du mareschal de Brissac, de présent l’une des belles de la France; et elle ayant choisy cestuy-ey, M. de Bussi en conceut quelque jalouzie, se repentant de son conseil, et ne l’avoit pas pris pour luy, ny elle et tout, car ell’ estoit trèsriche; et pour ce querella l’autre sur un pied de mouche, comm’ on dict, de ce manchon. Estans donc sortis de la chambre ilz se battirent en trouppe, car M. de Bussi avoit cinq ou six honnestes et vaillans hommes, dont le chevallier Breton en estoit l’un, M. du Gla et le jeune La Guyonnière, et autres. M. de Sainct-Fal, qui se doubtoit, avoit avec luy cinq ou six Eseossois de la garde, d’autant qu’aucuns des siens en estoient venuz. Hz se battent ; deux de ces Eseossois avoient des pistolletz, qui les dessarrarent, et l’un blessa M. de Bussi au bout du doigt. M. de Sainct-Fal, le voyant blessé, se retira.

Arriva lors M. de Grillon, son amy intime, lequel M. de Bussi pria soudain de l’aller appeller en l’isle du Palais, où il l’alloit attendre. Par cas, M. d’Estrozze et moy nous vinsmes à passer par là, et le vismes tout seul en l’isle, qui attendoit son homme, et les deux guetz 1 2 3 bordez d’une infinité de monde. Nous trouvasmes M. de Rambouillet *, qui estoit lors capitaine des gardes, en quartier, qui nous pria d’aller ensemble dans mesme bateau pour engarder ' ceste batterie ; et, allans prendre terre, M. de Bussi s’escria a M. d’Estrozze : a Monsieur, luy dist-il, je vous suis

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