‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de France (volume 2)Chapitre 99 sur 270 · Monine, guenuche; de l’italien monnina · texte numérisé non relu

Monine, guenuche; de l’italien monnina

désista de cet appel ; car je cognoissois ledict capitaine Normand pour un gosseur qui se mocqueroit de luy. Par quoy il me creust et d’autres. Il est encor vivant, il le peut dire ainsi ; car M. d’Estrozze et moy l’avions ainsi ensemble conféré.

Quand à M. de Lavardin, il n’en fit que rire, et ne s’en formalisa point autrement , sinon que , s’il l’eust trouvé, il luy eust bien faict sentir; mais au revoir il l’attrapperoit. Notiez que les huguenotz vouloient grand mal à ceux qui les avoient quictez ; et M. de Lavardin ne pouvoit pas mieux faire, car il avoit veu son père jetter dans l’eau et noyé ', et que sans madame de Dampierre qui le garda dans sa garderobe caché, il estoit mort et noyé comme le père. En quoy despuis ne le reeogneut en son endroict, et de sa fille ’ madame la mareschalle de Raiz, comme je les en ay veu plaindre.

Ce fust esté grand dommage si ce brave seigneur fust esté traicté ainsi comme son père; car despuis il a faict de si grandz et signaliez services à la France, qu’après la mort du mareschal d’Aumont, il a eu son estât, qui est des vieilles places, et se peut dire vray mareschal de la France, et non pas de la recreue des autres. Or ce conte de luy, et puis plus :

Comme j’ay dict cy-devant, M. de Bussy faillit à estre tué à Paris en rue de Grenelles; il sceut despuis que M. de Lavardin estoit le chef de ces douze tueurs; par quoy il résolut de le tuer, et luy rendre

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