‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 3)Chapitre 11 sur 112 · Siedxoit^ seyait · texte numérisé non relu

Siedxoit^ seyait

robbe de velours incarnadin d'Espaigne fort chargée de clinquant, et d'un bonnet de mesme velours, tant bien dressé de plumes et pierreries que rien plus. Elle parust si belle ainsy, comme luy fut dict aussi, que despuis elle le porta assez souvent , et s'i fit peindre ' : [de sorte] qu'entre toutes ces diverses peintures celle-là emporte sur toutes les autres, ainsy que l'œil des mieux voyans en peut voir encor la peinture, car il s'en treuve assez de telles, et siu' icelles en juger.

Lorsqu'elle ^ parut ainsy parée en ses Tuilleries, je dis à M. de Ronsard, qui estoit près de moy : « Dites « le vray, monsieur, ne vous semble-il pas voir ceste (( belle reyne en tel appareil parestre comme la belle « aurore quand elle vient à naistre avant le jour « avec sa belle face blanche, et entournée de sa verce meille et incarnate couleur? car leur face et leur « accoustrement ont beaucoup de simpathie et res- « semblance. » M. de Ronsard me l'advoua ; et sur ceste comparaison qu'il trouva fort belle, il en fit un beau sonnet qu'il me donna , que je voudrois avoir donné beaucou^i et l'avoir pour finsérer ici^

4. C'est évidemment ce portrait qui a été donné par M. Niel dans son beau recueil : Portraits des personnages français les plus illustres du seizième siècle, in-f", t. I.

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