Siz, signes. Le ms. porte par erreur fiz
guières de plaisir : et voylà commant Dieu les punist et tant d'aulres qu'ilz sont de ces parjures.
J'ay' ouy conter d'une dame de la court du grand roy François, de laquelle un très-grand prince devenu fort amoureux , bien souvant (fust ou pour sa grandeur qu'elle n'osoit contredire^ ou plustost pour la privante qu'elle luy permettoit facillement^ autant amoureuse de luy que luy d'elle), la venoit trouver, ou du soir ou du matin , dans son lict, tout en chemise et rien que sa robe de nuict sur luy, et privément se couchoit auprrs d'elle sans aucune cérémonie. Eli' en estoit quicte pour dire : a Et bien, mon- « sieur, que pensez- vous faire? Vous ne me fairez « rien, car j'ay les jambes et les cuysses bien croy- « sées. Vous ne me forcerez non plus, car je crieray « à l'ayde à mes femmes; aussy que vous estes trop « honneste pour l'entreprendre*. » Mais, pour tout cela elle ne sortoit point du lict (quelque sotte l'eust faict), fust ou de peur de se marfondre', ou pour endurer le doux plaisir de l'atouchement du gentil corps de ce prince près du sien, qu'il embrassoit de cueur et d'ardeur, et tastoit tant de son corps que de ses mains, et y duroit assez long-temps. Je voudrois fort sçavoir comment cela se peut apeller, après toutes ces privées foçons, et si, pour nier après fort et ferme à ses femmes, un peu de là esloignées, ou à d'autres, qu'il n'estoit jamais venu à cela, si elles le
1 . Tout cet iiliiiéa a été rajouté en marge , mais n'est pas de la main de Bi*antôme
2. Il y avait ici entre parenthèses : fjuelrjue fou l'eust fait; mais ces mots ont été biffés.