Far. D'un prince graud
8. Il y a là probablement quel(jue allusion à la duchesse d'Etampes, maîtresse de François I'', ou plut<jt à Diane de Poitiers,
POESIES INEDITES. 407
S'il faut romjire la foy, dit un jour ce * Romain, Pour régner bravement ou faire une conqueste D'un Empire puissant qui devant vous s'appreste, L'homme rompre le peut et n'en est point vilain *,
Du reste, soustenant, d'une très juste main, Tous autres divins droitz ou saincts sermentz qu'il preste. Hélas ! mais Cupidon trop mal prirtique ceste Sentence, en mon endroit, tant il est inhumain !
Car il m'avoit, un jour, si bien la foy promise
Qu'il ne feroit jamais guerre ni entreprise
Dessus mon pauvre cueur, pour n'estre plus espris
D'une Divinité que, tant plus je regarde
Ses attirantz trais d'yeux que si doucement darde,
Plus fort de son lien, hélas! je me sens pris.
Les remèdes d'Amour j'ai pratiqué cent fois Qu'Ovide m'a appris % pour le sçavoir abattre Et le veincre aussi tost, quand il me vient combattre, Mais trop rude guerrier pour moyje le cognois,
Car du tonnerre hideux l'espouvantable voix, Ny du vent courroucé quand il vient la mer battre, Ny d'un peuple mutin la fureur opiniâtre, Ny l'effort effrayant des plus superbes Roys,