‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 120 sur 181 · Vheur, la chance · texte numérisé non relu

Vheur, la chance

Où peu l'on se ressent des faveurs de son Roy *, Et puis que mal traité, qui pis est, je me vol D'une Divinité que je sçay que tu pense,

Maisonfleur, je m'en vois ^ avec une espérance De changer d'autre humeur aussi bien que de foy. Ma foy cstoit d'aimer plus que Dieu ny que moy D'une belle maistresse une seule présence.

L'humeur estoit cell'là d'un amant langoureux.

Ast'eure, je m'en vois en homme avantureux

Qui ne songe et ne croit qu'à la guerre et qu'aux armes.

Quand j'cstois amoureux, tous les jours je mourois. Ast'eure je ne puis que mourir une fois, Cent fois plus estimé au milieu des alarmes.

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