‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 121 sur 181 · XXXII · texte numérisé non relu

XXXII

Et quoy, Madame, hé ! voudriez-vous avoir Preuve plus grand' de ceste vive flamme. Qu'à veue d'œil me consumme et m'enflamme, Que celle-là que sur moy pouvez voir ?

Je vis encor' et je ne puis sçavoir Si dans mon corps voltige encor' mon ame. Et ressens bien que les maux d'une Dame Et ses martirs pour vif me font valoir.

Quant aux plaisirs je ne sens plus ma vie

Ardre et brûler d'une gaye foUie,

Comme autres fois, et me vante pour mort.

1. Brantôme, en vers comme ea prose, s'est souvent plaint des Valois; les Guises ne le traitèrent pas mieux.

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