‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome, publiées d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Société de l'histoire de France (volume 4)Chapitre 123 sur 181 · Liens · texte numérisé non relu

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424 POESIES INEDITES.

Qui telle chose a veu, il a veu ma fortune S'esbatre d'autres fois gaîment dans le sein d'une, Voltiger ' à Tentour et y faire séjour.

Mais depuis qu'un seigneur, soustenu de mon Prince ^, Est venu, trop puissant, camper en ma province, Soudain foible et craintif j'ay laissé ^ mon amour.

Combien que mainte nef périsse combatue Des ondes et du vent, l'effroy de ce danger Les nochers eschapez ne peut descourager Que la mer de la ram' ne soit encor' batue.

On voit journellement que Mars desfait et tue Le soldat qui se vient en bataille ranger. Et or' peu curieux de la vie alonger, A trouver l'ennemy plus fort il s'esvertue ;

Las! moi, semblablement à qui l'Amour fait guerre, Jetlant ses dars plombez dans ma poitrine nue. Où le brandon ardant m'embraze peu à peu.

De mon propre vouloir tousjours je vois la guerre Me descouvrant aux coups de sa sagette aiguë, Et souspire plus fort l'absence de son feu.

i . far. Voleter.

2. Far. Le frère de mon Prince. — Cette pièce n'étant pas plus datée que les autres, il est impossible de savoir de quel prince, et par conséquent de quel frère Brantôme veut parler. Le prince est-il Cliarles IX ? Il peut alors être question de l'aîné

du plus jeune de ses frères, Henri ou François ; ce dernier seul serait en jeu, si (prince est Henri III.

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