Var, Que libre est le parant d'espouser sa parante
La belle sœur, le frère; aussi telle est ma foy,
3. Clermont-Tallart. Il s'agit de Claude probablement. Ils étaient deux frères, Claude et Heury ; leur famille était du Dauphiué: le premier fut tué à Moncontour, et le second , en K 573^ au siège de La Rochelle. Diane de Poitiers, leur tante maternellejles fit accueillir à la cour de Henry II. Brantôme raconte que la maltresse de Claude exigea de lui que, pour preuve de son amour, il se donnât un coup de poignard dans le bras, et il allait obéir quand elle le retint.
POESIES INEDITES. 431
Je ne sens pour cela rien en moy de froideur, Ains * je sens mon ardeur d'autant plus opiniastre.
On dit que la Sibylle, au temps passé, n'entroit Jamais en sa fureur, sinon lorsqu'elle estoit Auprès de son grand Dieu qui la rcndoit si sainte ;
Hélas! mais quant à moy, ou de loin ou de près, J'ay mon âme tousjours de mesme ardeur atteinte. 11 est vray qu'estant loin je me pers en regretz -,
AU MEME
Comme Narcisse au bord d'une fontaine, De soy aimé et de soy amoureux, Paissoit ses yeux d'un plaisir ombrageux, Sans aléger aucunement sa peine :
Ainsi, Talard, ma maistresse inhumaine M'attise un feu qui me plaist à mes yeux. Me rend ainsi quelquefois si joyeux, Sans en tirer qu'une espérance vaine.
Je vous diray que j'aime mieux pourtant D'un vain discours, d'un songe estre content, Quand il me vient d'une telle Déesse,
Que si j'avois d'une autre la faveur
Que peut avoii' un loyal serviteur :
Car il n'est rien qu'avoir telle ^ maistresse.
\. Mais.