yar. S'aliatre
POESIES INEDITES. 437
Non, non, je ne suis pas de ces folz amoureux Qui, (lès lors qu'ils sont pris de l'amour d'une Dame, Font paroistre leur feu par une ardante flamme Et se monstrent soudain transis et langoureux.
J'ai sentu pareil mal cent et cent fois pis qu'eux. Y a plus de quatre ans, dès lors, que vous, Madame, Vîntes emprisonner le meilleur de mon âme, Mais j'ay tousjours caché un feu si douloureux ;
Et en cela j'ay fait, comme fait le tonnerre,
Qui devant que ruer sa fureur contre terre,
La monstre longuement ' par des signes en l'air.
Après avoir, aussi, sous un ardant courage Assez caché mon feu, sous une ardante ^ rage Je le veux descouvrir • qu'il face son esclair !
d'une dame qui m'avoit donné le tanné pour couleur ".
Ouy, ouy, Maistresse, hé ! je la veux aimer Cette couleur qui d'une grand' tristesse
A. far. Par advant.