Ferme
482 POESIES INEDITES.
Qu'elle a de fois eu moy, son serviteur, Par sa fierté veii morte respe'rance.
Piiyssay-je voir, un jour, sa belle face Rougir, blesrair, or' en feu, or' en glace, Pour mon amour et tellement ardoir '
Que, sans fle'chirmon âme de sa peine.
Elle consume, et d'un juste devoir Espreuve - en moy la fatale fontaine.
Vos yeux sont plus luysans que l'estoile du jour, Vostre front plus serein que l'aube matinière, Vostre tainct plus vermeil que la rose espinière, Vostre baiser plus doux que la manne d'Amour;
Vostre sein est plus beau que le Chiprin ^ séjour, Vostre bras trop plus blanc que la fleur printanière, Vostre flanc plus glissant que la vague écumière, Vostre ventre plus Hz '^ qu'un petit flot qui court;
Vostre hanche va semblant une mothe scellée De neige cincte autour, non encor violée, Et vostre belle cuisse une blanclie colonne.
Ainsi le ciel voulant admirer sa f;icture, Respandit seule en vous l'honneur de la nature, Mais il vous mit au flanc le cœur d'une lyonne.
«, Brûler.