Henri-Fre'déric de Nassau
Les éditeurs de 1740 qui les premiers, nous l'avons dit, ont publié le recueil des Opuscules^ y insf'rèrent la facétie suivante, avant le testament et les codicilles. Il est vrai que, si elle n'est point de Brantôme, elle a été composée ])our lui, comme le prouve la note suivante qu'on lit à la fin de la pièce : iSgS, en novembre^ fescrivois ce Discours à Bourdeilie, en faveur de Monseigneur de Brantosme, mon maistre. Ce Discours^ puisque l'auteur lui donne ce nom pompeux, est, selon toute probabilité, et dans des circonstances qui nous sont inconnues, sorti de la plume du « secrétaire à gage w de Brantôme, de Mathaud qui, après avoir copié ou écrit sous sa dictée tant d'ouvrages de son maître, a voulu, en s'inspirant d'eux, lui donner un échantillon de son savoirfaire. Il y a par-ci par-là cpielques traits assez plaisants dans cette pièce où se rencontrent plus d'un passage et plus d'une allusion dont le sens nous échappe, mais qui devaient être fort clairs pour celui à qui elle était adressée.