Tant que^ tandis que, alors que
ger. Et si niondict frère a este si mauvais mesnager et un peu joueur de sorte que son bien a beaucoup diminué, tant de son vivant qu'après sa mort, je n'en puis mais, me contentant en mon ame d'avoir l'aict le devoir d'un très-bon frère. Si diray-je pourtant de luY que, nonobstant son mauvais mesnage, c'a esté un fort homme de bien, d'honneur, de valeur, et fort splendide, magnifique et libéral, comme je l'ay veu paroistre tel à la cour et armées. Ce n'est pas tout que ceste susdicte bonté ; car, pour agrandir et maintenir dans son antique splendeur nostre maison, j'ay sacrifié et quitté ma bonne fortune; car je puis me vanter avoir esté autresfois à la cour, aussy bien venu, aymé et favorisé de mes roys et grandz princes, et cognu d'eux pour homme de mérite et de valeur : si que, sur le poinct de me ressentir de leurs bienfaictz et faveurs et estatz et beaux grades du feu roy Henry III, je quittai tout, après la mort de mon frère', pour assistera madame de Bourdeille, ma belle et bonne sœur, en son vefvage, et l'empescher de se remaryer, comme estant recherchée de force grandz et hautz partis, tant pour sa beauté de corps et d'esprit, que pour ses grandz moyens, biens et richesses, et belles maisons, comme chacun sçait. Je me rendis si bien subject* à elle, et si près, qu'aucun n'osa s'approcher d'elle pour la vouloir servir, sinon par ambassades sourdes et secrettes ; mais, par ma prévoyance et vigilance, j'en rompis tous les coups, menées et actes j de telle