Pour^ par
TESTAMENT DE BRANTOME. i3o
personnes. Tant y a, d'autant que ceste dicte clause et article me touche grandement, et à mon honneur, pour des raisons que je ne veux alléguer ny desduire, très-bonnes et pertinentes, que le monde sçauroit fort bien aussy desduire, au moins aucuns, je veux et ordonne que mes héritiers et héritières participent tous unanimement et esgalement auxdictz quatre mille deux cens escuz, et les partagent ensemble doucement et par bons accordz et arbitres, estant une contradiction par le premier testament, qui dit et ad voue par madicte dame qu'elle avoit eu de moy par prest lesdictz quatre mille deux cens escuz, comme il est très-vray ; et puis, par le codicille, me les oster, et quasy comme les désavouer, en quoy il y va de l'honneur de madicte dame et de moy, et que c'est une vraye fourbe. Par quoy mesdictz héritiers et héritières en pourroient passer à l'amiable, afin que l'honneur de madicte dame et le mien en cela soit conservé, ainsy que je l'ay bien consulté par bon conseil de Paris et Bourdeaux : et, par ainsy, je veux mon bien en cela estre esgalement desparty, tant aux uns qu'aux autres ; aussy que mondict sieur de Bourdeille m'a fort maltraitté et faict force traictz et frasques insuportables, et peu dignes d'un bon nepveu, (Dieuluy pardonne! mais madame sa sage mère ne luy avoit pas recommandé ny commandé cela, ains de rai'aymer et obéyr comme s'y j'estois son père, et me porter pareil respect), non pasm'assister* d'une seule sollicitation pour mes procez, et principallement pour celuy de la conseigneurie de Brantôme contre