‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 113 sur 251 · Monsieur, je fais le bout de l’an de mon bien · texte numérisé non relu

Monsieur, je fais le bout de l’an de mon bien

comme plusieurs autres que je dirois bien ? mais je serois trop long. Si diray-je encore ceux-cy :

La reyne d’Espaigne, donne Izabelle 1 2 3 de France, estant un jour en une procession à Madrid avec ses dames et filles qui la suivoient, toutes aussi belles qu’elle, et, venant après la dernière leur gouvernante, vieille et laide, il y eut un eavallierqui rencontra là-dessus, et dit : Esta dama parece la muerte al cabo de un rosario de oro o de pedrerias *. Il se faut imaginer là-dessus un beau chappellet de pierreries ou d’or, de quelque façon, au bout duquel on met coustumièrement une teste de mort, pour en avoir souvenance.

Un capitaine de gallères poursuivant une galliote de Mores, il fit un vœu que, s’il la pouvoit prendre, qu’il en donneroit la dixme à Nostre-Dame de Guadalup. Un de ses soldats s’en mit à rire; et luy ayant esté demandé pourquoi, il respondit : !.o que ha promet ido el capitan, ahora es de los Moros ; y si. se gana , sera de nosotros soldados; pues mirad adonde se ha de sacar el diezmo par N uestra-Senora ' . Le gallant se vouloit partager pour luy et pour ses compaignons, avant que rien donner à Nostre-Dame.

Cestuy-cy, et puis plus. Un gallant, ou, pour mieux dire, un meschant garnement, estant un jour malade d’une fiebvre chaude qui le pressoit el l’alté-

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