‹ Œuvres complètes de Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantome publièes d'après les manuscrits avec variantes et fragments inédits pour la Sociètè de l'histoire de FranceChapitre 154 sur 251 · Voyez Commentaires, tome I, p · texte numérisé non relu

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eust acquis toute pareille louange, pour avoir envitaillé Sainct-Quentin bravement à la teste d’une grande ai mée, et beaucoup plus foible que son ennemy'.

La roule de M. le mareschal d’Estrozze, l'un des grands capitaines de nostre temps, à Sienne, faisans la retraicle, advint, pour ne l’avoir faicte de nuiet, ainsy que M. de Monluc luy avoit très-bien conseillé*.

La retraicle de M. de Montejan et de Boissy, à Brignolles, pour n’estre faicte à propos, ni à chaux ny à sable, comme l’on dit, les fit tomber entre les mains de Ferdinand de Gonzague, à leur honte et perte de leurs gens.

M. l'admirai d’Annebaut, après avoir envitaillé Thérouanne, avoit faict un très-beau coup, si les jeunes gens qu’il avoit menez avec luy, des gallanls de la cour, n’eussent voulu taster ce que sçavoit faire l’ennemv jusques dans leur camp, qui se mit en armes, les mit en route, et prit le chef, M. d’Annebaut, prisonnier, et autres.

Longtemps ad vant en estoit arrivé de mesmesdu règne du roy Louis XII, en ceste mesmc place, et pour mesme subject d’envitaillement, qui fut très-bien faict et au contentement et louange de tous. Mais au retour des matines, comme l’on dit, et à la retraicle, pensant estre invincibles et que l’ennemv ne les oseroit suivre veu la vaillance qu’ilz avoient monstrée, et le desdaignant, se mirent à se retirer joyeusement.

1 . C’est-à-dire ayant en tête nnc grande année, et lui étant beaucoup plus faible que son ennemi.

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